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Dialogue en ligne avec la chancelière : Continuer à renforcer et à numériser la formation professionnelle

De l’avis de la chancelière fédérale Angela Merkel, il est important, dans la formation professionnelle également, que tous les acteurs soient « sous le charme de la transformation numérique »

De l’avis de la chancelière fédérale Angela Merkel, il est important, dans la formation professionnelle également, que tous les acteurs soient « sous le charme de la transformation numérique », © Gouvernement fédéral/Kugler

31.05.2021 - Article

Faisant référence à la numérisation, la chancelière a appelé à préparer les structures de la formation professionnelle pour la nouvelle ère. Aux yeux de la ministre fédérale de l’Éducation Anja Karliczek, la numérisation de l’enseignement est une chance immense.

Faire avancer la numérisation de la formation professionnelle, assurer une formation continue des enseignants dans ce domaine, renforcer les liens entre les entreprises, les chambres de commerce et les écoles professionnelles et développer de manière générale plus de courage pour les nouvelles approches : voici un aperçu des thèmes abordés au cours du dialogue en ligne intitulé « La transformation numérique dans la formation professionnelle ».

Attractivité de la formation professionnelle

Lors de cet échange virtuel, la chancelière fédérale Angela Merkel voulait avant tout se faire une idée des exemples réussis de numérisation de la formation professionnelle.

La ministre fédérale de l’Éducation Anja Karliczek a tout d’abord souligné l’importance cruciale de la numérisation dans ce domaine, et ce également dans un souci d’attractivité pour les jeunes. Ils doivent en effet savoir « que la numérisation et la question du développement durable sont arrivées aussi bien dans la formation professionnelle en alternance que dans l’enseignement universitaire », a-t-elle ajouté.

Utilisation des casques de réalité virtuelle dans la formation professionnelle

Susanne Kollmeier a pu témoigner de l’application d’idées numériques extrêmement innovantes dans la formation professionnelle à l’heure actuelle dans des secteurs très variés. Employée d’un constructeur de pompes destinées entre autres à l’industrie agroalimentaire, elle gère des modules de formation numérique. Ses apprentis utilisent des casques VR afin de se familiariser virtuellement avec les subtilités des différentes technologies de pompes. C’est selon elle « un formidable moyen » de faire également découvrir aux jeunes les pompes qui ne sont pas en production sur place. Les casques VR sont aussi utilisés pour la formation continue du personnel à l’étranger.

« Souvent, le maître peut même apprendre de son apprenti »

Udo Schlickenrieder a mis en avant un autre point de vue. Il s’occupe de la formation continue des maîtres d’apprentissage dans le domaine numérique au sein d’un grand groupe technologique. Comment utiliser une tablette dans l’apprentissage ? Comment travailler efficacement avec des vidéos pédagogiques ? Udo Schlickenrieder considère qu’il est essentiel de déconstruire le rapport de hiérarchie entre maîtres et apprentis. « Souvent, le maître peut même apprendre de son apprenti, car celui-ci s’y connaît mieux en technologies numériques ».

Markus Weitzmann, qui dirige un centre d’apprentissage dans le Bade-Wurtemberg, a parlé de la formation numérique dans le domaine de la construction en bois. Cela fait longtemps déjà que drones et outils numériques sont utilisés au quotidien pour le fraisage. Lors de leur formation en alternance, les apprentis acquièrent d’importantes compétences numériques sur le terrain.

Des articles de blog écrits par les apprentis

Responsable de l’apprentissage au sein d’une grande entreprise de prestation de services, Nicole Heinrich a évoqué les nouveaux moyens numériques de recherche de candidats. Même pour un métier moderne comme la vente en ligne, il est difficile de trouver des jeunes motivés et qualifiés. Les articles de blog de ses propres apprentis, qui sont présentés sur la page d’accueil du site de l’entreprise, doivent aider au recrutement. Ils y racontent de manière plus décontractée leur quotidien au travail et à l’école ainsi que les diverses tâches qui leur sont attribuées.

De nombreux jeunes ne sont pas conscients de la multitude de métiers intéressants qui existent actuellement, a souligné Nicole Heinrich. C’est pourquoi elle a plaidé pour un renforcement des liens entre entreprises et établissements d’enseignement professionnel et général. La ministre fédérale de l’Éducation Anja Karliczek a proposé de permettre à encore davantage d’entreprises de s’impliquer dans l’orientation professionnelle, par exemple en présentant dans les écoles les métiers en apprentissage qu’ils proposent par le biais de courtes vidéos.

Renforcer les liens entre les acteurs de la formation professionnelle

Une coopération plus étroite entre entreprises, écoles professionnelles et chambres de commerce figurait parmi les thèmes majeurs de l’échange. L’enseignement des écoles professionnelles forme-t-il suffisamment bien à la profession concernée ? Le corps enseignant est-il suffisamment qualifié pour l’enseignement numérique ? Les responsables des chambres de commerce sont-ils bien informés du processus de formation actuel dans les entreprises ?

À l’occasion du dialogue en ligne, tous se sont accordés à dire qu’il y avait encore beaucoup à accomplir à cet égard, y compris dans le domaine de la numérisation de la formation. Selon la chancelière fédérale, l’objectif doit être de « créer encore plus de synergie entre les chambres de commerce, les comités d’examen, les autorités responsables de l’enseignement et les entreprises afin que tous soient, pour ainsi dire, sous le charme de la transformation numérique ».

Concernant la formation continue du corps enseignant, la ministre fédérale de l’Éducation Anja Karliczek a indiqué que des centres de compétence dédiés étaient mis en place.

Faire preuve de plus de courage et accélérer le rythme

Courage et rapidité ont souvent été abordés lors du dialogue en ligne. Hubert Romer, en particulier, a insisté pour que l’Allemagne fasse preuve de davantage de courage et accélère le rythme dans le domaine de la numérisation de la formation professionnelle. Directeur de WorldSkills Germany, Hubert Romer dirige l’équipe allemande pour les Olympiades des métiers en Allemagne. En matière de transformation numérique, « l’on ose davantage expérimenter à l’international », mais l’Allemagne fait encore montre de lenteur à cet égard, a-t-il souligné.

Dans le contexte de la pandémie précisément, on a vu qu’il était important d’agir vite. « Le temps presse, sinon tout cela restera pour ainsi dire théorique. »

Plaidoyer pour l’apprentissage tout au long de la vie

La Silicon Valley est connue pour son très fort dynamisme et ses avancées dans le monde numérique. Connecté en direct depuis la Californie, Sebastian Thrun, fondateur d’un laboratoire innovant dans le numérique, avait lui aussi son mot à dire. Il a en effet mis en place des formations en ligne complètes sous forme de modules qui sont à la disposition de tous dans le monde entier. Sebastian Thrun a ajouté que beaucoup d’entreprises allemandes encouragent la formation continue de leurs employés. L’apprentissage tout au long de la vie doit donc devenir encore plus accessible.

Plafeforme nationale de formation

Sur cette toile de fond, la chancelière fédérale Angela Merkel et la ministre fédérale de l’Éducation Anja Karliczek ont évoqué la future création de la « Plateforme nationale de formation » (Nationale Bildungsplattform). Tout le monde devrait bientôt pouvoir profiter, par ce biais, d’un accès facilité à des offres de formation sur mesure, et ce tout au long de la vie. La chancelière a conclu le dialogue en ces termes : « Les structures dont nous disposons en Allemagne sont excellentes en réalité, mais, comme nous tous, elles doivent être préparées pour la nouvelle ère. »

L’événement virtuel constitue un volet de l’« Initiative pour l’éducation numérique ». Fin avril, un dialogue en ligne intitulé « Dialogue sur le changement culturel de l’apprentissage numérique » avait déjà eu lieu. À cette occasion, la chancelière avait échangé avec des enseignants, des innovateurs et des influenceurs sur des exemples de bonnes pratiques dans l’enseignement numérique. Le 22 février, la chancelière fédérale Angela Merkel et la ministre fédérale de l’Éducation Anja Karliczek ont donné ensemble le coup d’envoi de l’« Initiative pour l’éducation numérique » qui vise à améliorer l’apprentissage, l’enseignement et la formation numériques tout au long du parcours éducatif.

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