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Expériences à bord de la Station spatiale internationale : des bio-pansements sortis d’une imprimante 3D

L’expérience Bioprint FirstAid a permis à l’astronaute Matthias Maurer de tester des bio-pansements sortis d’une imprimante 3D dans l’espace

L’expérience Bioprint FirstAid a permis à l’astronaute Matthias Maurer de tester des bio-pansements sortis d’une imprimante 3D dans l’espace, © NASA/ESA

03.02.2022 - Article

Des cellules humaines issues d’une imprimante 3D permettant de recouvrir des plaies cutanées comme avec un pansement autoadhésif : tel est l’objectif de l’expérience Bioprint FirstAid. Dans le cadre de la mission « Cosmic Kiss », un astronaute allemand a mené une série d’expériences à bord de l’ISS. 

L’astronaute allemand Matthias Maurer compte mener plus de 100 expériences au cours de son séjour de six mois dans l’espace. Parmi ces expériences figure l’utilisation de Bioprint FirstAid, un système permettant de recouvrir des plaies cutanées avec une bio-encre dispensée par une imprimante 3D comme avec un pansement autoadhésif.

Des expériences dans l’espace – un emploi sur Terre

Cette nouvelle technologie vise à améliorer à la fois le traitement des plaies lors de missions spatiales et dans la médecine de tous les jours sur Terre. « Grâce au dispositif Bioprint FirstAid, cette technologie innovante a pu être testée pour la première fois dans l’espace », explique Michael Becker, chef de projet de Bioprint FirstAid au sein de l’Agence spatiale allemande auprès du Centre aérospatial allemand (DLR) à Bonn. « La bio-impression constitue une étape importante pour une médecine personnalisée, dans l’espace comme sur Terre. »

Le génie médical de demain : la bio-imprimante a un fonctionnement mécanique et est composée d’une crosse, d’un poussoir, de roues de support et de deux cartouches contenant de la bio-encre
Le génie médical de demain : la bio-imprimante a un fonctionnement mécanique et est composée d’une crosse, d’un poussoir, de roues de support et de deux cartouches contenant de la bio-encre© @astro_matthias/Twitter

Cette bio-imprimante a un fonctionnement mécanique et est composée d’une crosse, d’un poussoir, de roues de support et de deux cartouches contenant la bio-encre servant à créer un patch semblable à un pansement pour recouvrir une plaie. Au cours de l’expérience à bord de l’ISS, cette encre a tout d’abord été appliquée sur un film placé sur la jambe de Matthias Maurer.

Deux types de bio-encres ainsi que deux poussoirs distincts ont été utilisés à cet effet. « Dans un premier temps, cette expérience technologique n’a pas encore recours à de véritables cellules humaines. Les bio-encres contiennent pour le moment des microparticules fluorescentes », détaille M. Becker. « Les conclusions de ces expériences aideront les scientifiques à perfectionner cette technologie et à la rendre praticable pour les patientes et les patients. »

Améliorer la cicatrisation dans l’espace comme sur Terre

Grâce à son design compact ainsi que son emploi simplifié et mobile, cette technologie d’impression dispose non seulement d’un véritable potentiel pour une utilisation en cabinet médical et en hôpital mais également pour une utilisation flexible dans des lieux difficiles d’accès ou isolés. La bio-imprimante pourrait donc servir à la fois lors de longues missions spatiales et dans des stations de recherche éloignées, comme en Antarctique.

À la fin des essais, les pansements imprimés dans l’ISS seront ramenés sur Terre à bord d’un véhicule spatial et soumis à des tests et analyses supplémentaires. En attendant, les chercheuses et chercheurs de l’université technique de Dresde mènent des expériences au sol afin de pouvoir contrôler les résultats des expériences réalisées à bord de l’ISS lorsque les pansements seront envoyés sur Terre.

Cette évaluation vise à étudier les propriétés d’impression en fonction des différentes buses d’impression et bio-encres utilisées. Ces expériences permettront également d’examiner les motifs de répartition des microparticules en apesanteur.

 

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