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Chanter Noël

Chorale du conservatoire Heinrich-Schütz de Dresde lors d’une célébration de l’Avent en décembre 2019.

Chorale du conservatoire Heinrich-Schütz de Dresde lors d’une célébration de l’Avent en décembre 2019., © picture alliance/Matthias Rietschel/dpa-Zentralbild/dp

20.12.2019 - Article

En cette période de fêtes, l’Allemagne résonne de mélodies traditionnelles qui réchauffent le cœur et l’âme face à la froidure hivernale.

« Il est né le divin enfant », « Les anges dans nos campagnes », « Petit Papa Noël » en France, « Leise rieselt der Schnee  », « Alle Jahre wieder  » et « Ihr Kinderlein, kommet  » en Allemagne. Et n’oublions pas « Mon beau sapin/ Oh Tannenbaum  » et « Douce nuit / Stille Nacht  », indémodables dans les deux pays. Que serait la magie de Noël sans ces chants ? Mais sait-on que bon nombre d’entre eux viennent d’Allemagne ou d’Autriche.

« Stille Nacht, heilige Nacht  », par exemple. La « bande son » de la période de l’Avent a été composée en quelques heures seulement par un prêtre (Joseph Mohr) et par l’organiste (Franz Gruber) qui l’assistait un soir de Noël. C’était en 1818, dans un tout petit village de la frontière germano-autrichienne près de Salzbourg.

Le cantique a fait le tour du monde. En 2016, les Allemands l’ont élu dans un sondage comme étant leur chant de Noël préféré devant « O du Fröhliche  » et « O Tannenbaum  » (« Mon beau sapin »).

« O du Fröhliche  », un autre très grand classique, a des origines encore plus méconnues. Peut-être est-ce dû aux circonstances tragiques qui ont entouré sa naissance. Son auteur, le poète Johannes Daniel Falk (1768-1826) venait de perdre quatre de ses sept enfants, morts du typhus…

Luther et les cantiques de Noël

 

Stille Nacht Kapelle Oberndorf
- Chapelle « Stille Nacht » à Oberndorf, à une vingtaine de kilomètres de Salzbourg (Autriche). Un lieu à la mémoire des deux compositeurs du cantique de Noël « Douce nuit, Sainte nuit… » : Joseph Mohr, prêtre auxiliaire de la paroisse de 1817 à 1819, et l’organiste Franz Xaver Gruber. Copyright Karl Schöndorfer© picture alliance/APA/picturedesk.com

On oublie aussi qu’en Allemagne, beaucoup de cantiques ont été composés par Martin Luther lui-même ou par ses successeurs. C’est que, dans le cadre de la Réforme, le service divin consistait surtout dans la prédication de la parole de Dieu et dans le chant.

Le Réformateur allemand a écrit à lui seul plus de 30 chants de Noël. On lui doit le célèbre «  Vom Himmel hoch, da komm ich her » (« Je viens du haut du ciel ») pour lequel il s’est inspiré d’un cantique populaire du Moyen Âge. Plusieurs de ses compositions et bon nombre des chants écrits par ses successeurs se sont exportés à l’étranger, jusqu’en Amérique du Nord.

Par ailleurs, l’exemple donné par les réformateurs a suscité en réaction un élan chez les catholiques. Là où les protestants s’en tenaient au texte, ils ont toutefois pris soin de laisser davantage s’exprimer les sentiments, qu’il s’agisse de la douleur de leurs misères terrestres ou de l’espoir qui jaillit de la crèche.

Tout cela explique que l’Allemagne possède aujourd’hui un riche patrimoine de chants de Noël religieux et populaires. Toutes les époques ont d’ailleurs continué à en composer jusqu’à nos jours. À l’heure actuelle, on observe aussi une autre tendance. Elle consiste à se réunir dans des stades pour chanter les chants de Noël tous ensemble.

A.L.

Plus d’informations :

Quelques chants de Noël allemands et leurs paroles (en allemand)

 

La Chapelle Stille Nacht à Oberndorf (Autriche) et l'histoire du cantique « Douce nuit... »(en allemand)


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