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Profession : rockeur

Le rockeur allemand Udo Lindenberg pose en 2018 devant une Trabant dans le cadre de Panik City et de l‘aventure multimedia 'The Udo Lindenberg Experience' à Hambourg

Le rockeur allemand Udo Lindenberg pose en 2018 devant une Trabant dans le cadre de « Panik City » et de l‘aventure multimedia 'The Udo Lindenberg Experience' à Hambourg, © dpa

07.01.2020 - Article

Un film projeté ce soir à Hambourg en avant-première dresse le portrait du célèbre rockeur et artiste allemand Udo Lindenberg.

On ne présente plus Udo Lindenberg. Pionnier du rock de langue allemande dans les années 1970, voix pour le rapprochement entre les deux Allemagne dans les années 1980, numéro un des ventes dans les années 2000, multiple disque d’or et de platine, lauréat de prix récompensant ses textes subtils, peintre exposé dans de grands musées, etc. L’interprète de « Ein Sonderzug nach Pankow  » est depuis longtemps l’un des piliers de la scène artistique allemande. À 73 ans, il n’en reste pas moins l’un des symboles du « cool » à l’allemande. Un film retraçant sa vie sortira dans les salles allemandes le 16 janvier prochain.

Udo Lindenberg en 2019
Udo Lindenberg en 2019© dpa-Zentralbild

Ce long-métrage de 135 minutes est l’œuvre de la réalisatrice Hermine Huntgeburth. Il est présenté ce soir en avant-première à Hambourg, la ville d’adoption du musicien de Gronau (Westphalie). La projection a lieu à guichet fermé en présence de plusieurs personnalités dont les acteurs du film : Jan Bülow (dans le rôle d’Udo Lindenberg), Charly Hübner (son père), Julia Jentsch (sa mère) ou encore Max von der Groeben.

La biographie d’Udo Lindenberg est connue. Le rockeur a publié son autobiographie dans les années 2000. Mais le film, intitulé « Lindenberg ! Mach dein Ding  », reprend l’histoire en mettant l’accent sur l’ascension au départ plutôt périlleuse de cet artiste au multiple talent.

On apprend, par exemple, que, passionné de musique et de rythme (il débutera sa carrière comme batteur), il se heurta à l’incompréhension de son père lorsqu’il lui exposa, adolescent, ses projets musicaux. Dans la famille, on était plombier de père en fils… Mais la mère du jeune homme fut interpellée par son obstination et se mit à croire en lui.

D’abord batteur dans divers groupe de rock, puis auteur-compositeur-interprète Udo Lindenberg commença à connaître le succès au début des années 1970 quand il abandonna la langue anglaise pour l’allemand. Son album « Andrea Doria  », avec le titre « Alles klar auf der Andrea Doria » (1973) fut son premier succès commercial. La même année, il entreprit sa première tournée. Il devint ainsi l’un des pionniers du rock allemand, et par la suite un modèle pour bien d’autres musiciens.

De nombreuses tournées devaient suivre à la tête de son groupe, le « Panikorchester ». Dans les années 1980, il se mit à écrire sur des sujets politiques, dont la division allemande. Il insista pour pouvoir jouer en RDA. Un dialogue se noua avec les autorités est-allemandes, mais il ne put se produire qu’une quinzaine de minutes au Palais de la République, à Berlin-Est.

Dans les années 1990, il ajouta une corde à son arc en devenant peintre. Il ne tarda pas à être exposés dans des musées de renom comme Maison de l’histoire de Bonn. Une exposition de ses travaux vient de se clore à Leipzig.

Udo Lindenberg n’abandonna pas la musique pour autant. En 2008, son album « Stark wie Zwei  » se hissa en quelques jours à la tête des hit-parades. Une première et une nouvelle consécration pour l’artiste. Udo Lindenberg, dont le succès ne se dément pas, verra même deux ans plus tard deux timbres créés à son effigie.

A.L.

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