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Le « Michel-Ange allemand »

Ludwig van Beethoven, sculpté par Max Klinger. Le musicien et le sculpteur sont tous les deux à l‘honneur cette année en Allemagne, le premier à l‘occasion du 250e anniversaire de sa naissance, le second du centenaire de sa mort

Ludwig van Beethoven, sculpté par Max Klinger. Le musicien et le sculpteur sont tous les deux à l‘honneur cette année en Allemagne, le premier à l‘occasion du 250e anniversaire de sa naissance, le second du centenaire de sa mort, © dpa-Zentralbild

11.03.2020 - Article

Munich et Leipzig rendent hommage au sculpteur et graveur Max Klinger (1857-1920) à l’occasion du centenaire de sa mort.

Les contemporains surnommaient le sculpteur le « Michel-Ange allemand » et le graveur le nouvel Albrecht Dürer. Célébré en son temps à l’égal de Rodin comme l’un des artistes les plus doués et les plus créatifs de sa génération, le sculpteur, peintre et graveur Max Klinger (1857-1920) est décédé en juillet 1920, il y a tout juste cent ans. Plusieurs musées allemands lui rendent hommage à cette occasion. Notamment à Leipzig, sa ville natale, et à Munich.

Redécouvrir Max Klinger

Au musée d’arts plastiques de Leipzig, c’est une inoxydable vedette qui accueille le visiteur : Ludwig van Beethoven. Max Klinger avait réalisé du compositeur (dont on célèbre cette année le 250e anniversaire) une statue monumentale en 1902. Elle est restée dans les annales, notamment à Leipzig, qui possède la plus vaste collection au monde des œuvres de l’artiste.

L’exposition s’intitule simplement « Klinger 2020 ». Elle se concentre sur les nombreux séjours de Max Klinger à l’étranger (Paris, Rome, Vienne) et sur les liens étroits qu’il a noués  avec les artistes de son temps, d’Auguste Rodin (1840-1917) à Gustav Klimt (1862-1918). Une section spécifique s’intéresse aussi, pour la première fois, à ses relations avec Käthe Kollwitz (1867-1945), qu’il a beaucoup influencée.

Paris et Vienne

Tête de Madeleine, étude de Max Klinger
Tête de Madeleine, étude de Max Klinger© picture-alliance / akg-images
Klinger, que l’on peut qualifier de symboliste, s’installa dès 1883 a Paris, dans un atelier du quartier Montparnasse. Il s’intéressa beaucoup à l’impressionnisme, découvrit le nu et fit en 1900 la connaissance de Rodin, alors maître absolu de la sculpture, en qui il trouva « enfin » une sorte d’alter ego. Les deux hommes entretinrent une intense correspondance pendant plusieurs années.

Mais c’est à Vienne, au sein de la Sécession viennoise, que Max Klinger connut ses plus grands succès à partir de 1898. Face à ses expositions, le public oscillait toutefois entre l’euphorie et le rejet. Car Klinger osait tout, jusqu’à une « Crucifixion » ramenant le Christ à l’échelle humaine et un « Christ sur le mont Olympe ».

Le musée des arts décoratifs de Leipzig propose de redécouvrir une large palette de ses chefs-d’œuvres, notamment des sculptures et des cycles de gravures qui ont inauguré un style narratif entièrement nouveau. Il s’intéresse aussi plus particulièrement au thème des rapports entre les hommes et les femmes, à l’erotisme ou encore à l’intérêt de Klinger pour la musique.

Alors que l’étoile de Klinger s’est peu ou prou abîmée dans les limbes de l’oubli (sauf en Autriche), la Pinacothèque moderne de Munich complète cette utile redécouverte avec une plongée dans l’univers graphique de l’artiste. Elle présente jusqu’au 10 mai d’amples cycles de gravures. Ils culminent avec le cycle « Zelt » (1915-1917), l’un des derniers réalisés par Max Klinger.

A.L.

« Tente » et autres cycles graphiques« 
Exposition à la Pinacothèque moderne de Munich jusqu’au 10 mai

Plus d‘informations (en anglais/allemand)

 »Klinger 2020« 
Exposition au Musée des arts plastiques de Leipzig jusqu’au 14 juin

Plus d‘informations (en anglais/allemand)

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