Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Berlinale : quatre films allemands en lice pour l’Ours d’Or

Affiche de la 71e Berlinale, Berliner Design 2021, créée par Claudia Schramke, Berlin

Affiche de la 71e Berlinale, Berliner Design 2021, créée par Claudia Schramke, Berlin, © Festival International du film de Berlin/ Claudia Schramke, Berlin

12.02.2021 - Article

 15 films, dont deux français et quatre allemands, seront en compétition cette année pour remporter l’Ours d’or de la Berlinale. Le festival de Berlin a dû repenser son organisation en raison de la pandémie.

Il n’y aura pas une, mais deux «  Berlinale  » cette année. Le 71e Festival du film de Berlin a dû revoir son organisation en raison de la pandémie,et se déroulera finalement en deux épisodes. Du 1er au 5 mars, les professionnels du 7e Art sont invités à participer en ligne à un «  IndustryEvent  » et au Marché européen du film. C’est traditionnellement le premier événement majeur de l’année pour l’industrie du cinéma. Il se terminera par l’annonce du palmarès de la Berlinale. Mais le public ne sera pas en reste. Une grande fête du cinéma l’attend du 9 au 20 juin, en salles et en plein air.

Le programme de cette Berlinale un peu particulière, dévoilé cette semaine, devrait offrir une riche palette d’images, de sensations et d’émotions. La plupart des films en compétition ont été élaborés au cours des derniers mois. Ils traitent rarement de la pandémie elle-même, mais ils « parlent souvent au présent », constate Carlo Chatrian, directeur artistique du Festival.

L’infusion du présent sur grand écran

Hassan Akil et Manal Issa dans le film Memory Box, en compétition pour l'Ours d'or lors de la 71e Berlinale
Hassan Akil et Manal Issa dans le film « Memory Box », en compétition pour l'Ours d'or lors de la 71e Berlinale© Haut et Court - Abbout Productions - Micro_Scope

L’incertitude y est un motif récurrent, de même que la crainte et la force des liens humains.« Les films de cette année peuvent paraître sombres, mais leurs auteurs n’ont pas perdu la foi en l’humanité », souligne Carlo Chatrian. « On peut dire que les bouleversements de 2020 ont amené les réalisateurs à tirer le maximum des circonstances afin de créer des œuvres profondément personnelles. »

Plus de 80 longs-métrages et 25 courts-métrages sont à l’affiche dans les différentes sections du festival, de « Génération » à « Panorama ». Le film allemand est très bien représenté. Avec 24 contributions, dont quatre en compétition pour l’Ours d’or, et 18 participations à des co-productions internationales, on peut dire que la Berlinale fait honneur à sa réputation de vitrine du cinéma allemand.

Mais les frontières sont parfois artificielles, surtout en cette période de paralysie qui ressuscitetoutes les envies d’ailleurs. Ainsi, même la section « Perspective Deutsches Kino » offre un balcon sur le monde en embarquant les spectateurs dans des voyages jusqu’au Nigeria, au Canada ou à Hong-Kong.

Le film allemand à l’honneur

Les quatre films allemands de la sélection officielle seront scrutés avec attention. L’acteur Daniel Brühl, révélé il y a une quinzaine d’années dans « Good Bye, Lenin ! », fait ses débuts derrière la caméra avec le film « Nebenan », qui traite de la gentrification à Berlin.

L’actrice et réalisatrice Maria Schrader, qui a reçu l’an dernier un Emmy Award pour sa mini-série « Unorthodox », présente son troisième film, « I’m your man  », une comédie romantique féministe et fantastique qui traite de l’idéal en Amour.

Le réalisateur Dominik Graf revient avec une adaptation du roman d’initiation d’Erich Kästner, « FabianGoing to the Dogs », avec Tom Schilling dans le rôle-titre.

Enfin, moins connue, Maria Speth fait son entrée pour la première fois dans la compétition officielle avec « Mr Bachmann and his Class  », un documentaire au long cours qui a suivi un professeur et sa classe d’adolescents de différentes origines.

La sélection comprend, par ailleurs, deux films français très attendus : « Albatros » de Xavier Beauvois et « Petite Maman » de Céline Sciamma. Le premier raconte l’histoire d’un commandant de brigade dont la vie bascule après qu’il a tué un homme en voulant l’empêcher de se suicider. Le second s’intéresse à l’enfance.

Enfin, la compétition officielle devrait ouvrir des horizons plus lointains avec les œuvres du Coréen Hong Sang-soo (« La femme qui s’est enfuie »), du Japonais Ryusuke Hamaguchi (« Wheel of Fortune and Fantasy  »), des Iraniens Bentash Sanaeeha et Maryam Moghaddam (« Ballad of a white cow ») ou encore du Roumain Radu Jude (« Bad luckbanging or loonyporn »).
A.L.

Site web de la Berlinale (en anglais et allemand)

Retour en haut de page