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Exposition : dialogue avec Anselm Kiefer

Vue de l'exposition Anselm Kiefer au musée de la Kunsthalle Mannheim, Der verlorene Buchstabe, 2011-2017, Collection Kiefer Grothe du Musée Franz Marc ; Der fruchtbare Halbmond, 2010, Collection Grothe du Musée Franz Marc

Vue de l'exposition « Anselm Kiefer »  au musée de la Kunsthalle Mannheim, « Der verlorene Buchstabe », 2011-2017, Collection Kiefer Grothe du Musée Franz Marc ; « Der fruchtbare Halbmond », 2010, Collection Grothe du Musée Franz Marc, © Anselm Kiefer, Photo : Kunsthalle Mannheim, Rainer Diehl

11.06.2021 - Article

Le musée de la Kunsthalle, à Mannheim, consacre jusqu’au 22 août une exposition à l’œuvre d’Anselm Kiefer. L’occasion de redécouvrir le plus français des artistes allemands.

Joseph Beuys utilisait le feutre, la graisse et le miel. Le plomb, la cendre et les plantes sèches sont la signature d’Anselm Kiefer. Le célèbre artiste allemand à l’œuvre souvent monumentale et métaphorique fait l’objet d’une grande exposition à Mannheim (Bade-Wurtemberg) jusqu’au 22 août.  Simplement intitulée « Anselm Kiefer », elle explore plusieurs périodes de création successives allant de 1985 à 2017.

Dix-sept tableaux, sculptures et installations sont exposés. Ils proviennent de la collection qu’Hans Grothe, le plus grand collectionneur d’œuvres d’Anselm Kiefer, a léguée au musée comme prêt permanent à sa mort, en 2019. Ils emplissent quatre pièces. L’artiste de 76 ans, qui vit en France depuis près de 30 ans, a participé lui-même à la conception de l’exposition.

Des œuvres métaphoriques sur des thèmes existentiels

Vue de l'exposition Anselm Kiefer au musée de la Kunsthalle Mannheim. Au premier plan : Palmsonntag, 2007, Collection Grothe du Musée Franz Marc
Vue de l'exposition « Anselm Kiefer »  au musée de la Kunsthalle Mannheim. Au premier plan : « Palmsonntag », 2007, Collection Grothe du Musée Franz Marc© Anselm Kiefer, Photo : Kunsthalle Mannheim, Rainer Diehl

Si la réflexion sur l’histoire allemande est un thème cher à Anselm Kiefer, les œuvres présentées à Mannheim abordent plutôt des questions existentielles chères au natif de Donaueschingen. Kiefer y déploie des ensembles métaphoriques qui relèvent de la mystique, de la théologie et du rapport à la nature. L’artiste est féru de littérature et de poésie, notamment des vers d’Hölderlin, de Paul Celan ou d’Ingeborg Bachmann. Il a lui-même remporté le prestigieux prix Prix de la paix des libraires allemande en 2008.

Il se livre ici à mi-chemin entre art et littérature. Les œuvres exposées ne sont pas toujours aisées à décrypter, mais elles invitent au dialogue. Elles racontent sa confrontation avec les mythes du judaïsme (« Lilith »), du cosmos (« Jaipur »), les hautes cultures antiques (« Der fruchtbare Halbmond ») et avec la soif de savoir et de transmission (« Der verlorene Buchstabe »).

Une pièce entière est réservée à une installation monumentale intitulée « Palmsonntag » (litt. : « dimanche des Rameaux »). Imaginée en 2017, elle se compose d’un palmier de 14 mètres de long posé sur des copeaux de briques. Les feuilles et les semences évoquent la renaissance et le cycle de la vie : la mort ne représente pas le terme. L’œuvre est présentée en face du tableau « Hortus Conclusus » qui représente des vrilles verdoyantes et des fleurs délicates poussant à travers des chaînes rouillées, des pierres et du plomb.

A.L.

Plus d’informations :

Musée de la Kunsthalle à Mannheim (en allemand et anglais)

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