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Le masque et les mesures barrière contre la Covid-19 sont plus que jamais de mise en Allemagne à l'heure où l'évolution récente de la pandémie inquiète les autorités

Le masque et les mesures barrière contre la Covid-19 sont plus que jamais de mise en Allemagne à l'heure où l'évolution récente de la pandémie inquiète les autorités, © Zoonar.com/Robert Kneschke

09.10.2020 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 9 octobre 2020.

Covid-19 : l’évolution de l’épidémie inquiète les autorités

Le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus a fait un bond de plus de 4.000 en 24 heures de mercredi à jeudi en Allemagne, provoquant l’inquiétude des autorités de santé.

Les chiffres restent relativement bas (30.966 cas diagnostiqués au 8 octobre, 9.578 décès depuis le début de la pandémie), mais « la situation actuelle me préoccupe beaucoup », a déclaré le président de l’Institut de veille sanitaire Robert Koch, Lothar Wieler, lors d’une conférence de presse. Le nombre de nouveaux cas en 24 heures a doublé par rapport au début du mois de septembre et il atteint un niveau inédit depuis début avril. Il est possible que l’épidémie devienne incontrôlable, avec plus de 10.000 nouveaux cas par jour dans quelques semaines, estime M. Wieler.

Le ministre fédéral de la Santé, Jens Spahn, appelle plus que jamais les Allemands à respecter les mesures barrière (distanciation, hygiène, masque, utilisation de l’application de traçage et aération des espaces clos), et les jeunes à ne pas se sentir invulnérables. Cette « pandémie est un test pour notre société », a-t-il dit. « C’est en agissant tous ensemble que nous ferons la différence. »

Au niveau régional, les länder se sont accordés mercredi sur des mesures de restrictions aux déplacements à l’intérieur du pays. La plupart imposeront désormais la présentation d’un test négatif de moins de 48 heures au Covid-19 pour l’hébergement des personnes en provenance de régions considérées comme à risque. Plus d'informations

Covid-19 : Berlin impose des restrictions aux fêtards

Face à l’augmentation préoccupante des cas d’infection au nouveau coronavirus, la capitale allemande a instauré de nouvelles restrictions. Les bars, restaurants et commerces vendant de l’alcool doivent rester fermés entre 23h et 6h. Les pharmacies et stations-service bénéficient de dérogations, à condition de ne pas commercialiser d’alcool. En outre, les réunions à l’extérieur sont limitées à cinq personnes ou aux membres de deux foyers au maximum entre 23h et 6h. Les rassemblements de 50 personnes restent autorisés durant la journée, mais toute consommation d’alcool dans les lieux publics est interdite. En effet, les gestes barrière sont moins respectés sous l’emprise de l’alcool. Par ailleurs, les réunions privées en lieu clos sont désormais limitées à 10 personnes (contre 25 auparavant), le jour comme la nuit. Ces restrictions s’appliqueront dans un premier temps jusqu’au 31 octobre. À Francfort, bars et restaurants doivent actuellement rester fermés entre 22h et 6h.

Une étude pour rechercher les anticorps associés au coronavirus

L’Institut allemand de recherche économique (DIW Berlin) et l’Institut Robert Koch (RKI) ont lancé début octobre une étude nationale sur le nouveau coronavirus. Elle vise à établir le nombre de cas avérés, mais aussi à évaluer les effectifs non détectés, ainsi que le profil des personnes les plus fréquemment touchées. 34.000 adultes volontaires se soumettront à des prélèvements et à des questionnaires jusqu’à la fin de l’année. Le RKI se chargera de détecter les infections aiguës et les anticorps. Ces résultats seront croisés avec les enquêtes effectuées par le panel socio-économique (SOEP) du DIW. « L’étude conjointe avec le SOEP élargira notre champ de vision et nous permettra, par exemple, d’évaluer le lien entre la situation sociale et les conditions de vie des personnes et le risque d’infection par le CoV-2 du SRAS », a commenté le professeur Lothar Wieler, président du RKI, chargé de la veille sanitaire. Par ailleurs, les chercheurs pourront étudier les effets à long terme des infections à la Covid-19 en Allemagne. En savoir plus

L’Allemagne compte 36 % de lits de soins intensifs de plus qu’il y a 30 ans

Selon l’Office fédéral des statistiques (destatis), l’Allemagne comptait 27.500 lits de soins intensifs en 2018, soit plus d’un tiers (36 %) de plus qu’en 1991, au lendemain de la Réunification. Néanmoins, le nombre total de lits a baissé de 25 % (de 666.000 à 498.000), tout comme le nombre d’établissements hospitaliers (de 2411 à 1925).

En 2018, l’Allemagne comptait ainsi 600 lits hospitaliers pour 100.000 habitants (avec des disparités régionales), occupés en moyenne à 77 %. Près de la moitié (48 %) de ces lits, et 53 % des lits de soins intensifs se trouvaient dans des hôpitaux publics. Depuis 1991, la proportion d’établissements publics a fondu (de 46 % à 29 %) mais leur taille a été en moyenne multipliée par trois. 37 % des établissements de soins étaient privés en 2018, et 34 % gérés par des fondations, églises ou associations.

Enfin, les hôpitaux allemands ont beaucoup embauché ces 30 dernières années. Le nombre d’équivalents temps plein a augmenté de 73 % pour le personnel médical et de 1,5 % pour le personnel soignant. Plus d'informations

Les exportations repartent à la hausse

Selon l’Office fédéral des statistiques, les exportations allemandes ont enregistré en août leur quatrième mois consécutif de hausse en progressant de 2,4 % sur un mois. Ce sursaut est toutefois moins prononcé qu’en juin (+14,9 %) et juillet (+4,7 %). Cela laisse présager un automne mi-figue, mi-raisin. Par ailleurs, la comparaison avec les chiffres d’août 2019 

(-10,9 % pour les exportations et -7,9 % pour les importations) révèle tout l’impact de la crise sanitaire sur le commerce extérieur allemand.

Une pionnière de la diplomatie honorée à Berlin

Le ministère allemand des Affaires étrangères vient de baptiser une salle « Ellinor von Puttkamer  », du nom de la première ambassadrice de la République fédérale. Son patronyme rejoint ceux d’hommes illustres tels que Willy Brandt ou Konrad Adenauer. Sa nomination au poste d’ambassadrice, en 1969, détonait tellement qu’elle fit l’objet d’articles dans la presse allemande. « Une femme devient ambassadeur d’Allemagne ! », titra le Bild-Zeitung, visiblement incrédule.

La RDA s’était montrée plus rapide : elle avait nommé sa première ambassadrice, Aenne Kundermann, dès 1950. La même année, la RFA admettait pour la première fois une femme au sein de la formation réservée aux futurs diplomates. S’ensuivit une lente évolution. La proportion de femmes diplomates est entre-temps passée de 6 % en 1980 à 55 % en 2019-2020. Cependant, elles sont encore trop rares aux postes de direction à l’étranger (20 %).

Les recrutements de diplomates étant désormais largement paritaires, les nouvelles recrues deviendront logiquement plus nombreuses à tous les échelons. « Il est évident que la diplomatie et la politique étrangère allemandes ne reposent pas seulement sur une multitude d’hommes, mais aussi sur un très grand nombre de femmes engagées », a déclaré Michael Roth, ministre adjoint chargé des affaires européennes, lors du baptême officiel de la salle. Le ministère s’engage résolument pour l’égalité et pour l’équilibre entre travail et vie de famille, en misant sur de nouveaux modèles d’organisation.

L’Allemagne et la France proposent des sanctions contre la Russie

Paris et Berlin ont annoncé mercredi dans un communiqué commun leur intention de proposer à leurs partenaires européens des sanctions contre la Russie après la tentative d’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny. « La France et l’Allemagne ont demandé à plusieurs reprises à la Russie de faire toute la lumière sur les circonstances de ce crime et sur ceux qui l’ont perpétré. Aucune explication crédible n’a pour le moment été apportée par la Russie. Nous considérons dans ce contexte qu’il n’existe pas d’autre explication plausible à l’empoisonnement de M. Navalny qu’une responsabilité et une implication russes », exposent-elles. Lire le communiqué conjoint

Révolution numérique : Berlin opte pour la transparence maximale

Le gouvernement allemand va mettre en place un tableau de bord pour permettre aux citoyens de connaître en temps réel l’avancement du chantier de la numérisation. Compétences, infrastructures et équipements, innovation et transformation numérique, transformation numérique dans la société, modernisation des services de l’État : il proposera un aperçu global et chiffré de chacun des grands aspects de cette révolution que le gouvernement tient à mettre au service de l’individu (citoyen, entreprise ou association). C’est la première fois que Berlin met en place un tel outil de supervision stratégique et à long terme, fondé sur des données mesurables.

Ouverture du Forum Humboldt à Berlin : le calendrier dévoilé

C’est le plus grand chantier culturel de ces dernières années en Allemagne. Le Forum Humboldt ouvrira ses portes par étapes à partir du 17 décembre dans la reconstruction du château des Hohenzollern au centre de Berlin. Son intendant général, Hartmut Dorgerloh, a dévoilé cette semaine le calendrier prévisionnel de cette ouverture (retardée à plusieurs reprises) qui s’étalera sur un an. Les curieux auront d’abord 14 jours pour explorer à loisir le nouvel espace dédié à la culture, aux musées et à la science. À partir du mois de janvier, les premières institutions culturelles et expositions hébergées par le Forum commenceront à accueillir du public. Elles le feront quatre jours par semaine dans un premier temps, mais certaines fonctionneront déjà normalement à partir de Pâques. Une grande exposition sur l’ivoire est prévue à partir de mai 2021. L’ensemble du bâtiment et de ses collections seront accessibles fin 2021-début 2022, y compris le Musée ethnographique et le Musée d’art asiatique.

La maison de Luther accueille une sculpture d’Aï Weiwei

Le musée Luther d'Eisenach, en Thuringe, où le Réformateur allemand a passé une partie de son adolescence, accueille à partir d’aujourd’hui la sculpture « man in a cube » d’Aï Weiwei. L’artiste chinois avait créé cette sculpture en béton spécialement pour une exposition présentée à Wittenberg en 2017, à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme. L’œuvre fait référence, selon l’artiste, à la période qu’il a passée en prison en 2011. Un écho à la cellule de la forteresse de la Wartburg Luther se réfugia pendant plusieurs mois pour échapper à sa condamnation, et où il traduisit la Bible en allemand ? Ce dialogue entre un artiste non chrétien et Luther (1483-1546) constitue en tout cas une invitation à redécouvrir le passé et le présent de la Réforme luthérienne, souligne le directeur du musée, Jochen Birkenmeier.

Rédaction : A.L./ M.F.

 

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