Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

C’est dans l’actualité…

Les principaux instituts allemands d’analyse de la conjoncture (DIW, Ifo, IfW, IWH, RWI) prévoient une récession de 5,4 % en 2020, suivie d’un rebond de la croissance de 4,7 % en 2021

Les principaux instituts allemands d’analyse de la conjoncture (DIW, Ifo, IfW, IWH, RWI)  prévoient une récession de 5,4 % en 2020, suivie d’un rebond de la croissance de 4,7 % en 2021, © Zoonar.com/Jan Wachala

16.10.2020 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 16 octobre 2020.

Conjoncture : les instituts moins optimistes qu’au printemps

Les principaux instituts allemands d’analyse de la conjoncture ont publié mercredi des prévisions économiques communes plus sombres qu’au printemps. Ils prévoient une récession de 5,4 % en 2020 en Allemagne (au lieu de 4,2 % prévus en mai), suivie d’un rebond de la croissance de 4,7 % en 2021 (au lieu de 5,8 %) et de 2,7 % en 2022. L’économie allemande ne devrait retrouver son allure de croisière qu’à la fin 2022. Même si de nombreuses entreprises sont déjà en plein rattrapage, les secteurs accueillant beaucoup de public (hôtellerie-restauration, tourisme, événementiel, transport aérien) freinent les perspectives de reprise. L’évolution de la pandémie demeure ainsi la principale inconnue qui pèse sur l’équation des mois à venir. À cela s’ajoute la prudence des entreprises en matière d’investissement après que la crise a détérioré leurs réserves en capital. Le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier, se veut toutefois confiant. Il espère un « fort rebond » en 2021. Le diagnostic des instituts rejoint les dernières prévisions du gouvernement, qui table sur une récession de 5,8 % cette année.

La population allemande en baisse, pour la première fois depuis 2010

L’Allemagne comptait 83,1 millions d’habitants au 30 juin, soit 40.000 personnes de moins qu’à la fin 2019. C’est la première fois depuis 2010 que la population décline, selon l’Office fédéral des statistiques (destatis). La baisse est due à la crise sanitaire, qui a considérablement réduit l’immigration. 74.000 entrées ont été enregistrées sur le sol allemand au premier semestre 2020, contre 167.000 au premier semestre 2019. À cela s’est ajoutée la hausse du nombre de décès (112.000 en six mois au lieu de 105.000 un an plus tôt). Le coup d’arrêt porté à l’immigration s’est toutefois limité à la période de mars à mai (-59.000 entrées en trois mois).

Naissance d’un Office germano-grec pour la Jeunesse

Après l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), créé en 1963, et l’Office germano-polonais pour la Jeunesse (1991), voici l’Office germano-grec pour la Jeunesse ! La ministre allemande de la Jeunesse, Franziska Giffey, en a inauguré cette semaine le siège allemand à Leipzig (Saxe). Cette implantation dans l’est de l’Allemagne « est un signal pour l’idée européenne et lui donne un nouveau visage », a-t-elle souligné. Le siège grec sera situé à Thessalonique (nord-est de la Grèce). L’institution débutera ses travaux début 2021. Elle aura, comme ses prédécesseurs, la mission d’œuvrer à une meilleure compréhension, de favoriser le dialogue et de lever les préjugés entre les jeunes des deux pays. Plus de 8.000 adolescentset jeunes professionnels allemands et grecs se sont déjà rencontrés récemment dans le cadre d’un programme d’échange préparatoire organisé en Allemagne et en Grèce.

Gestra, nouvel ange gardien de l’espace

Au bout de cinq ans d’essais, le radar spatial allemand Gestra a pris ses quartiers le 13 octobre sur un sommet à proximité de Coblence, en Rhénanie-Palatinat. Sa mission : surveiller 24h/24 l’orbite basse de la Terre (300 à 3000 km d’altitude) pour protéger les satellites contre les débris spatiaux. Un nombre exponentiel d’objets tourne autour de la Terre. En 2009, une terrible collision entre le satellite américain Iridium-33 et le satellite russe désaffecté Cosmos-2251 a généré à elle seule des milliers de débris potentiellement dangereux. Gestra contribuera à repérer ce type d’objet pour assurer la sécurité d’infrastructures telles que la station spatiale internationale (ISS). L’agence aérospatiale allemande (DLR) s’en servira pour élaborer un catalogue européen des objets en orbite. Développé par l’Institut Fraunhofer de physique des hautes fréquences et des technologies radar (FHR), Gestra est doté de 256 antennes téléguidées et de deux conteneurs distincts pour les émetteurs et pour les récepteurs – un instrument unique en son genre.

Internet : Berlin adapte la protection des jeunes à l’ère numérique

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi qui dépoussière la loi sur la protection de la jeunesse dans les médias et l’adapte au règne du numérique. Le texte prévoit une signalétique et des conditions d’âge harmonisées pour tous les types de supports (analogiques et numériques), ainsi que leur application à toutes les plateformes, qu’elles soient basées en Allemagne ou à l’étranger.L'Office fédéral de contrôle des médias dangereux pour la jeunesse se muera en une Agence fédérale pour la protection des enfants et de la jeunesse dans les médias. Celle-ci aura la charge de surveiller l’application stricte de ces mesures et de sanctionner les réseaux sociaux, sites web ou jeux vidéo qui ne s’y plieront pas, y compris à l’étranger. Berlin veut notamment protéger les jeunes contre le harcèlement, les insultes et les escroqueries. Selon le ministère, les Allemands de 9 à 17 ans passent en moyenne 2,4 heures par jour en ligne. 41 % des 10-18 ans disent avoir déjà fait de mauvaises expériences sur la toile.

Instagram, Twitter, podcasts : les nouvelles tendances du web en Allemagne

Les Allemands surfent en moyenne trois heures et demie par jour. C’est ce que révèle une étude réalisée par les chaînes ARD et ZDF sur l’utilisation d’Internet chez les plus de 14 ans.
Instagram est devenu le réseau social préféré des Allemands, détrônant Facebook. 15 % des internautes le consultent quotidiennement. 14 % restent fidèles à Facebook (contre 21 % en 2019). La messagerie instantanée WhatsApp demeure extrêmement populaire : 68 % des usagers l’ouvrent au moins une fois par jour. Twitter enregistre une poussée : les gazouillis attirent 8 % d’utilisateurs quotidiens (5 % en 2019). Un tiers des internautes plébiscitent le streaming musical. Les podcasts sont de plus en plus populaires, surtout chez les 14-29 ans.
Les moins de trente ans, particulièrement accros, passent six heures et demie par jour sur Internet – un chiffre peut-être lié à la crise sanitaire. Ils consacrent deux heures à consulter divers médias et 4,5 à converser, jouer ou faire du shopping en ligne. Le géant Netflix domine les services de streaming (28 %), suivi par les médiathèques d’ARD (21 %) et de ZDF (20 %), qui dépassent Amazon Prime (18 %). L’écrasante majorité de la population allemande (94 %) est connectée à Internet. Les seniors ne boudent pas leur plaisir. Curiosité, pression des petits-enfants, coronavirus : ils sont de plus en plus nombreux à manier un écran tactile.

Le ministère allemand de la Famille innove pour recruter des aides-soignants

Comment attirer des jeunes ou des adultes en reconversion vers les métiers du soin qui manquent de bras, spécialement en cette période de pandémie ? Le ministère allemand de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse a eu une idée originale : il vient de lancer sur les réseaux sociaux une mini-série. Intitulée « Ehrenpflegas » et déclinée en cinq épisodes, elle met en scène trois jeunes qui suivent la toute nouvelle formation allemande aux métiers du soin. D’une durée de trois ans, celle-ci comporte un tronc commun généraliste renforcé qui ouvre à de nombreuses professions de la petite enfance au quatrième âge. Elle est reconnue par l’Union européenne et rémunérée, dans le secteur public, de 1141 € à 1303 €, selon l’année d’études. Les trois apprentis aides-soignants sont incarnés par des acteurs connus des fans de séries. Le projet s’intègre dans une campagne lancée en 2019 pour revaloriser les métiers du soin, baptisée « Fais carrière comme être humain ! ». Elle s’accompagne de plusieurs mesures pour renforcer l’attractivité de ces métiers, y compris une hausse des salaires.

Le marché du livre en berne, l’e-book en forme

Près de 9 % des Allemands âgés de dix ans et plus, soit 6,5 millions de personnes, ont acheté au moins un livre électronique en 2019. L’e-book séduit particulièrement les 25-54 ans (4,4 millions d’acheteurs), devant les plus de 55 ans (1,6 million d’acheteurs), précise l’Office fédéral des statistiques (destatis). Les femmes consomment plus de livres électroniques que les hommes. Par ailleurs, 3,9 millions de personnes, soit 5,3 % des Allemands, ont acheté au moins un titre de presse en format numérique en 2019. Le succès de l’e-book ne s’est pas démenti pendant la pandémie. Le livre numérique a affiché un chiffre d’affaires en hausse de 18 % au premier semestre 2020, alors que son pendant imprimé a accusé une baisse de 4,3 % de janvier à fin septembre, selon l’Association des éditeurs et libraires allemands. Les mesures de confinement et les conséquences du coronavirus ont durement frappé les librairies, ajoute cette dernière. Elles ont souffert des fermetures imposées, mais aussi de la désertification des centres-villes et zones piétonnières. Mais toutes n’ont pas accusé le coup avec la même violence. Les librairies « classiques » ont été les plus durement touchées. Celles qui ont étroitement associé ventes en magasin et commerce en ligne s’en sont généralement mieux sorties.

Impressionnisme français : des toiles inédites à Stuttgart

La Staatsgalerie de Stuttgart vient de dévoiler une exposition consacrée aux impressionnistes français. Sous le titre «  Mit allen Sinnen!  » (« Tous les sens en éveil »), elle présente 60 tableaux de maîtres, de Manet à Monet en passant par Renoir, Pissarro, Sisley, Degas, Morisot, Caillebotte, Gauguin. Nombre d’œuvres, issues de collections privés, sont inconnues du grand public. Scènes de la vie quotidiennes, portraits, paysages, intérieurs : la sensualité naît de l’alchimie d’un regard, d’une émotion et d’une création. À voir jusqu’au 7 mars 2021 à la Staatsgalerie de Stuttgart. Plus d'informations (en allemand)

Rédaction : M.F./ A.L.

Retour en haut de page