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Otto a fait le tour de ses appartements au zoo de Munich

Otto a fait le tour de ses appartements au zoo de Munich, © Tierpark Hellabrunn / Marc Müller

20.11.2020 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 20 novembre 2020.

Otto l’éléphanteau fait ses premiers pas à Munich

En temps normal, l’arrivée d’un nouveau-né dans un zoo attire les foules. Coronavirus oblige, c’est dans un calme plat qu’Otto, l’éléphanteau, a vu le jour au Tierpark Hellabrunn de Munich. Il a fait sa première sortie mardi dans l’enclos aux éléphants, aux côtés de sa mère Temi. Otto a toutes les qualités. Ce beau bébé de maintenant 100 kilos est né sans encombre. Il a commencé à marcher très vite. « Ses mouvements sont très assurés (pour son âge, ndlr) et il sait déjà se servir de sa trompe » pour engloutir 15 litres quotidiens, selon ses soignants. Otto a aussi le bon goût de faire ses nuits, au grand soulagement de sa mère. L’artiste Otto Waalkes (connu entre autres pour la voix allemande de Sid dans « L’âge de glace ») s’est dit ravi de partager son prénom avec l’éléphanteau. Lui-même a créé un personnage de BD baptisé « Ottifant » (contraction de « Otto » et « Elefant  », ndlr). « Ce nom est tout un programme : il promet de l’originalité, une fidélité à toute épreuve et un intellect hors du commun », a-t-il commenté avec humour. Le moral est moins bon chez les administrateurs du zoo : en temps normal, l’éléphanteau serait un véritable aimant à visiteurs. Mais nul ne sait quel âge aura Otto quand les premiers pourront venir le saluer. En attendant, l’éléphanteau se prépare à la prochaine étape. La semaine prochaine, il fera la connaissance de deux camarades, Mangala et Panang. Cela aussi devrait se dérouler pour le mieux ; selon les soignants, « l’ambiance parmi les éléphants (du zoo) est très positive et détendue ».

Vaccin anti-coronavirus : la production de super-congélateurs bat son plein

La demande émane du monde entier. À Tutlingen (Bade-Wurtemberg), l’entreprise Binder s’active pour produire des super-congélateurs capables de conserver le candidat-vaccin développé par le duo germano-américain BioNTech-Pfizer. Le vaccin doit être conservé à une température de -70°C. Or, les congélateurs classiques ne descendent pas en-deçà de -18°C, -50°C pour les plus performants. Ceux de Binder atteignent -90°C. « À cette température, on est assuré que le vaccin ne périme pas », affirme Peter Wimmer, ingénieur chez Binder. « Par exemple, en cas de coupure de courant, l’isolation prévient toute fonte pendant 24 heures ». Des acheteurs du monde entier s’arrachent les super-congélateurs de Binder, vendus près de 20 000 euros pièce. L’entreprise badoise est actuellement l’une des seules au monde à fabriquer ces appareils ultra-réfrigérants qui intéressent les États, les armées plus largement les centres de logistique. Les länder allemands sont déjà nombreux à en avoir commandé pour équiper leurs futurs centres de vaccination. Binder met donc les bouchées doubles.

Christian Drosten, un virologue encensé

S’il n’a pas encore sa figurine de cire chez Madame Tussauds, le virologue allemand Christian Drosten a été officiellement adoubé dans les Monts métallifères. Cette région d’Allemagne célèbre pour son artisanat de Noël a récemment vu naître un « Räuchermännchen » (bonhomme à encens) à l’effigie du virologue en chef de l’hôpital de la Charité. Cette figurine peinte à la main, qui permet d’accueillir un cône d’encens, est normalement dotée d’une pipe par laquelle s’échappe la fumée. Mais c’est d’un masque chirurgical qu’est muni le Christian Drosten en bois. La fumée lui sort donc de la tête. Et pour cause : l’homme hirsute en blouse blanche, juché sur un coronavirus stylisé, vient de soumettre son ennemi juré. Détail amusant, il lui tire la langue sous son masque. « L’art populaire s’inspire toujours de la réalité », explique son créateur, le sculpteur sur bois Tino Günther. Les Räuchermännchen rappellent d’ordinaire les métiers traditionnels des Monts métallifères : garde-forestier, mineur… mais, cette année, aucune profession n’a autant attiré l’attention que celle de virologue, poursuit l’artiste. Les premières figurines de la série, au nombre de 15, se sont vendues comme des petits pains. S’il se retrouve sous de nombreux arbres de Noël, le virologue pourrait bien sauver non seulement l’humanité du coronavirus, mais aussi l’entreprise familiale du chômage partiel.

Un gardien du climat veille sur les océans

Il aurait dû s’élancer vers les étoiles le 10 novembre, depuis la Californie. Il décollera finalement samedi soir, après un dernier examen du lanceur. Piloté depuis l’Allemagne, le satellite « Sentinel 6 » est chargé d’une mission cruciale pour l’avenir de l’humanité : mesurer la hauteur des mers pour suivre l’évolution du changement climatique. En dépendent de nombreuses îles et villes côtières menacées d’être englouties par les flots. Selon les scientifiques, le niveau des océans pourrait augmenter de plus d’un mètre d’ici la fin du siècle. Véritable bijou technologique, « Sentinel 6 » effectuera des relevés millimétriques depuis son orbite, à plus de 1300 kilomètres de la Terre. Selon l’Agence spatiale européenne (ESA), il ne lui faudra que dix jours pour scanner 95 % des mers du globe, précise Josef Aschbacher, directeur des programmes d’observation terrestre de l’ESA. Le satellite sera piloté depuis le nouveau centre de contrôle de l’agence européenne de satellites météorologiques Eumetsat à Darmstadt, en Hesse. Pour schématiser, « Sentinel 6 » émettra des signaux radar vers les océans ; ces signaux se réfléchiront à la surface et retourneront vers leur source d’émission, ce qui permettra aux scientifiques de mesurer le niveau de la mer au terme de calculs éminemment complexes. Cette mission est née d’une coopération entre l’ESA, la NASA, Eumetsat et l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique. Près de 800 millions d’euros ont déjà été investis dans le projet. Un satellite similaire devrait rejoindre « Sentinel 6 » d’ici cinq ans et demi.

3,6 millions d’oiseaux habillés pour l’hiver

Si beaucoup d’oiseaux migrent vers le sud à la saison froide, un certain nombre d’espèces se préparent à passer l’hiver en Allemagne. Selon un comptage récent réalisé par l’organisation allemande de protection de la nature Nabu avec l’aide de 143 000 volontaires, ils seraient au moins 3,6 millions dans les 97 000 jardins du territoire fédéral, soit, en moyenne, 37 volatiles par jardin. Les plus nombreux sont le moineau domestique, la mésange charbonnière et la mésange bleue. Souhaitons-leur un hiver peu rigoureux.

M.F.

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