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Vue sur une façade du Musée juif de Berlin conçue par l’architecte Daniel Libeskind. L’entrée sera bientôt gratuite, grâce au budget culturel voté pour 2021

Vue sur une façade du Musée juif de Berlin conçue par l’architecte Daniel Libeskind. L’entrée sera bientôt gratuite, grâce au budget culturel voté pour 2021, © picture alliance/Zentralbild

01.12.2020 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce mardi 1er décembre 2020.

Un budget record pour la culture

Le gouvernement allemand a l’intention de consacrer 2,14 milliards d’euros à la culture en 2021 – une première. « En ces temps de crise, nous voulons renforcer encore notre soutien aux acteurs culturels et créatifs, qui effectuent un travail précieux pour la collectivité », a annoncé Monika Grütters, déléguée du gouvernement fédéral à la Culture et aux Médias. « Nous investissons dans les infrastructures culturelles afin de préparer l’avenir. » Cet effort budgétaire, combiné avec les nombreuses aides débloquées pendant la crise sanitaire, vise à « préserver et à consolider la vie culturelle » en Allemagne. À cela s’ajoute la politique culturelle menée par les länder, premiers compétents en la matière au sein du système fédéral. L’enveloppe votée à Berlin permettra entre autres de rénover le Festspielhaus de Bayreuth, d’entretenir les monuments du Patrimoine culturel prussien et de valoriser des sites moins connus aux quatre coins de l’Allemagne, en particulier dans les régions minières en reconversion. Chemnitz, capitale européenne de la culture 2025, recevra 25 millions d’euros. La Deutsche Welle sera pourvue d’équipements plus modernes. Enfin, des fonds seront alloués à des lieux essentiels à la transmission des valeurs démocratiques, tels que le Musée historique allemand, la Maison de l’Histoire de Bonn et le Musée juif de Berlin.

Covid-19 : la vaccination s’organise

L’Allemagne se prépare à l’arrivée d’un vaccin contre le coronavirus. Des centres de vaccination sont en cours d’aménagement un peu partout sur le territoire. À Berlin, six lieux devraient en accueillir : les anciens aéroports de Tegel et de Tempelhof, les sites événementiels Berlin Messe et Arena Berlin, un vélodrome et une patinoire. La vaccination, qui devrait commencer début 2021, pourrait concerner 20 000 Berlinois par jour, estiment les autorités. La Bavière a l’intention de mettre en place une centaine de centres, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie une cinquantaine. Par ailleurs, les autorités sont en train de constituer des équipes mobiles chargées de se déplacer dans les structures accueillant des personnes âgées et dans les zones rurales. Les préparatifs battent également leur plein à l’aéroport de Francfort, par lequel transiteront d’énormes quantités de vaccins. Les sociétés de fret aérien travaillent jour et nuit pour organiser la logistique de ces transports – un défi à tous points de vue (volumes, personnel, réfrigération…). Reste à savoir à quelle échéance un vaccin sera disponible. Beaucoup d’espoirs se portent sur celui développé par le duo germano-américain BioNtech-Pfizer, attendu pour fin 2020 ou début 2021. En attendant, le gouvernement et les länder se sont accordés sur une stratégie nationale de vaccination. Seront prioritaires, sur la base du volontariat, le personnel médical et les personnes vulnérables.

Des voyageurs plus espacés dans les trains

Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, la Deutsche Bahn va mettre davantage de trains en circulation et réduire de 60 % le nombre de places disponibles à la réservation. Depuis le 27 novembre, seule une place sur deux est attribuée lorsque les sièges se jouxtent. Les personnes voyageant seules sont automatiquement placées à la fenêtre et les passagers installés dans les carrés ne se font pas directement face. L’occupation des compartiments est limitée à deux personnes. En revanche, les personnes d’un même foyer peuvent être placées côte à côte ou à plus de deux dans un compartiment. Si la Deutsche Bahn n’impose toujours pas les réservations à bord de ses trains, elle les recommande fortement pendant la période de la pandémie. Le trafic sera encore renforcé à l’approche des fêtes, avec 10 % de rames et 13 000 places supplémentaires.

L’Allemagne veut devenir un leader de l’innovation « verte »

Le ministère allemand de l’Éducation et de la Recherche a présenté la semaine dernière une nouvelle stratégie en faveur du développement durable. Dans ce cadre, il va doubler les fonds alloués à la recherche sur la protection du climat et le développement durable pour les porter à quatre millions d’euros. « L’Allemagne doit être un moteur et un leader de l’innovation verte », si nous voulons atteindre les objectifs du millénaire pour le développement définis par les Nations unies à l’horizon 2030, a déclaré la ministre de la Recherche, Anja Karliczek. « Il ne nous reste que 10 ans. C’est pourquoi nous faisons de la recherche sur le développement durable une priorité absolue ». Les défis sont colossaux : neutralité climat, mobilité propre, gestion durable des ressources en eau potable, protection des océans... Il s’agit aussi de stimuler la compétitivité et la capacité d’innovation de l’économie allemande pour préparer la sortie de crise. « Notre stratégie (…) pose les jalons d’un avenir résilient et durable », a conclu Anja Karliczek.

L’alimentation des Allemands redevient plus saine

Les Allemands se nourrissent globalement mieux qu’il y a quatre ans. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la Société allemande pour l’alimentation (DGE), présenté le 24 novembre. Ils cuisinent plus de fruits, légumes et légumineuses. Parallèlement, ils ont réduit leur consommation de porc, d’alcool et de soda. L’eau et le thé remplacent de plus en plus la bière et les jus sucrés. Cependant, l’obésité demeure un problème national. Elle concernait près de 60 % des hommes et 37 % des femmes de 18 à 65 ans en 2017, ainsi que 15 % des enfants et adolescents. 40 % des femmes enceintes étaient en surpoids, avec des risques pour les enfants à venir (diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires…). En outre, la consommation de soda et de viande reste trop importante, souligne Helmut Heseker, le rédacteur en chef du rapport. Si le porc perd du terrain, bœuf, volaille et fromage sont davantage présents dans les assiettes. Une alimentation moins riche en produits d’origine animale serait meilleure, conclut M. Heseker. Non seulement pour la santé, mais aussi pour le climat.

M.F.

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