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Alpes bavaroises : nouveau rebondissement dans l’affaire du phallus volé

Alpes bavaroises : nouveau rebondissement dans l’affaire du phallus volé, © dpa

04.12.2020 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 4 décembre 2020.

Qui se cache derrière le phallus géant de Rettenberg ?

Le pénis de l’Allgäu n’en finit pas de faire parler de lui. Gloire et déclin, érection, disparition et résurrection : il fait les gros titres dans la presse – et la perplexité de la population de Rettenberg, premier témoin de ces rebondissements haletants. Tout commence il y a quatre ans. Un beau matin, les habitants de ce paisible village des Alpes bavaroises découvrent un imposant phallus en bois au sommet du Grünten, à 1 738 mètres d’altitude. « C’était un 1er mai », se remémore Norbert Zeberle. « Nous l’avons tout de suite adopté ; il était notre arbre de mai. » Randonneurs et instagrameurs se pressent au pied de ce totem insolite, classé « monument culturel » par Google Maps. S’il lui arrive de chuter, il se trouve toujours une bonne âme pour le remettre d’aplomb. Jusqu’à cette nuit fatidique de novembre où le phallus se volatilise. De la sculpture de deux mètres, il ne reste que la souche et quelques malheureux copeaux. Sciée à la faveur du brouillard, supputent les habitants. Le maire se tord les mains : l’attraction faisait venir du monde. Les investigations policières piétinent. Nul ne sait qui est l’auteur de l’œuvre, ni dans quelles circonstances elle s’est retrouvée là. La rumeur dit qu’elle aurait été convoyée en pleine nuit sur une luge tirée par des jeunes. D’aucuns la jugeaient obscène. « Ce n’est pas l’humour qui les étouffe », tranche Norbert Zeberle. « Par les temps qui courent, ça ne fait pas de mal de rire un peu. » Mais tout est bien qui finit bien : depuis le 3 décembre, un nouvel emblème trône sur le Grünten. Encore plus grand que son prédécesseur, il est étayé par des tuteurs qui lui confèrent une allure tribale. Qui l’a érigé là ? Pourquoi ? Le mystère reste entier.

Coronavirus : Berlin prolonge le confinement partiel jusqu’au 10 janvier

Mercredi, la chancelière Angela Merkel et les ministres-présidents des Länder ont décidé de prolonger jusqu’au 10 janvier 2021 les mesures destinées à enrayer la propagation du coronavirus en Allemagne. Si les chiffres actuels sont encourageants, il est trop tôt pour relâcher les efforts. « Nous nous sommes fixé pour objectif de ramener le taux d’incidence (nombre de nouveaux cas rapporté à la population, ndlr) sous la barre des 50 cas / 100.000 habitants. Nous en sommes très loin », a déclaré Angela Merkel à l’issue de la conférence virtuelle. La chancelière a loué les efforts déployés par les länder pour mettre en place des centres de vaccination aux quatre coins de l’Allemagne. Il importe en effet d’être prêt pour le cas où un vaccin serait autorisé avant la fin de l’année. En attendant, le mot d’ordre reste inchangé : « éviter les contacts autant que faire se peut ». Les dirigeants de l’État fédéral et des länder réexamineront la situation le 4 janvier 2021.

Un système pour filtrer l’air en lieux clos

Le Centre aérospatial allemand (DLR) est en train de tester à Göttingen un système de filtrage destiné à assainir l’air en lieu clos. Un dispositif prometteur à l’heure où la pandémie fait rage. En effet, le coronavirus se transmet au premier chef par l’intermédiaire de micro-gouttelettes respiratoires en suspension dans les pièces fermées. Le principe, qui combine des techniques médicales et spatiales, consiste à empêcher la diffusion anarchique de ces aérosols. L’air est canalisé verticalement, filtré dans le plafond puis réinjecté dans la pièce par le sol. Ce système est « préférable à une aération naturelle », précise Andreas Westhoff, du DLR. Balayé horizontalement, l’air entrant par des fenêtres est susceptible de transporter d’une personne à l’autre des gouttelettes contaminées. Les tests sont effectués sur des mannequins pourvus de simulateurs respiratoires, dans plusieurs situations de la vie quotidienne : en classe, au restaurant, en salle d’attente, au cinéma... les mouvements des aérosols sont visualisés grâce à des fumées colorées. Des mesures de CO2 permettent de mesurer la concentration des aérosols dans chaque pièce. Ce système, baptisé « Next Generation Classroom », devrait être bientôt testé en conditions réelles, dans des salles de classe et de restauration. Il pourrait se révéler précieux pour combattre non seulement le coronavirus, mais aussi les pollens, bactéries, champignons et particules fines.

Le marché du travail tient bon

Pour l’heure, le marché allemand du travail résiste à la crise. L’Agence fédérale pour l’emploi (BA) ne constate pas d’augmentation des licenciements. Cependant, les entreprises recourent de plus en plus massivement au chômage partiel et se montrent réticentes à recruter. En novembre, l’Allemagne comptait près de 2,7 millions de demandeurs d’emploi, soit 39.000 de moins qu’en octobre en données corrigées des variations saisonnières. Cela représentait un taux de 5,9 %, en légère baisse mensuelle mais en hausse de 1,1 point en glissement annuel. Après s’être rétablies ces derniers mois, les intentions d’embauche déclinent depuis le confinement partiel. En novembre, la BA affichait 601 000 postes vacants, soit 136 000 de moins que l’année précédente. Entre le 1er et le 25 novembre, les entreprises ont recouru au chômage partiel pour 537 000 salariés – une forte hausse liée au renforcement des restrictions mises en place pour endiguer la pandémie. « Le chômage partiel sauve des millions d’emplois en Allemagne », a déclaré Hubertus Heil, le ministre fédéral du Travail. Reste à faire en sorte « que notre marché du travail reste en bonne santé cet hiver ».

Grand dialogue citoyen sur la 5G

Berlin a lancé mardi un vaste dialogue citoyen en ligne au sujet de la 5G. Cette technologie prometteuse, aux applications variées, suscite espoirs et inquiétudes au sein de la population. Quelles seront les conséquences de son déploiement sur les personnes, les infrastructures ? D’ailleurs, à quoi sert-elle, au juste ? Ces questions ont été abordées sur une plateforme et via les réseaux sociaux, sous le hashtag #Dspricht5G. La discussion a commencé par une table ronde virtuelle avec Andreas Scheuer, le ministre des Transports et Svenja Schulze, la ministre de l’Environnement. Elle se poursuit avec de nombreux représentants politiques et scientifiques auxquels les citoyens posent leurs questions. Il s’agit de renforcer la compréhension du sujet, en livrant « des informations transparentes et objectives », et de permettre aux citoyens d’exprimer leurs réserves. Contrairement à une idée reçue, la 5G sera d’abord utilisée non pas dans la téléphonie, mais dans l’industrie. En raccourcissant les durées de transmission, elle permettra d’optimiser les processus de fabrication. Elle sera également mise à contribution dans le domaine médical, les transports, l’agriculture, le traitement des déchets, l’approvisionnement énergétique et le tourisme. Concernant la téléphonie, de nouveaux terminaux compatibles 5G feront petit à petit leur apparition, mais le réseau 4G restera pleinement opérationnel. En revanche, le réseau 3G ne sera plus développé. En savoir plus (en allemand)

M.F.

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