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La chancelière Angela Merkel au Conseil européen, à Bruxelles, entourée de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil, Charles Michel

La chancelière Angela Merkel au Conseil européen, à Bruxelles, entourée de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil, Charles Michel, © picture alliance/dpa/Sputnik | Alexey Vitvitsky

21.10.2021 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en ce vendredi22 octobre 2021

Les prix de l’énergie, l’Etat de droit et le numérique au menu des 27 à Bruxelles

La hausse des prix de l’énergie, la politique migratoire et la transformation numérique étaient à l’ordre du Conseil européen, jeudi et vendredi, à Bruxelles. Après le récent arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise contestant le primat du droit européen sur la Constitution polonaise, les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont également discuté de la question de l’Etat de droit dans l’Union européenne (UE). Selon Angela Merkel, des contentieux en cascade devant la Cour de justice européenne ne constituent pas une solution au problème de savoir comment l’Etat de droit peut être vécu. Il y a, derrière cette question, un problème très sérieux qui consiste à savoir comment les Etats membres se représentent l’Union européenne : comme une « union toujours plus étroite » ou comme une union reposant davantage sur les Etats-nations. Cette discussion n’est pas menée qu’en Pologne, a ajouté la chancelière. Concernant la hausse des prix mondiaux de l’énergie, Angela Merkel a appelé l’UE à réagir « avec pondération », en recherchant les causes de ce renchérissement. Ainsi, l’Allemagne ne devrait pas mettre le marché à l’écart, mais plutôt se diriger vers « davantage de marché », tout en adoptant parallèlement des mesures de soutien social, a-t-elle dit. Après 16 années à la tête de l’Allemagne, la chancelière pourrait assister ce vendredi à sa dernière réunion du Conseil européen, si le nouveau gouvernement prend ses fonctions à Berlin avant la mi-décembre.

Jens Weidmann quitte la tête de la Bundesbank

Le président de la Bundesbank (banque centrale allemande), Jens Weidmann, a annoncé son départ à la fin de l’année pour des « raisons personnelles ». « Je suis parvenu à la conviction qu’après plus de dix ans, il était judicieux pour la Bundesbank comme pour moi-même d’ouvrir un nouveau chapitre », a-t-il expliqué.

Ancien conseiller de la chancelière Angela Merkel, âgé de 53 ans, Jens Weidmann est un fervent partisan de la stabilité monétaire dans la tradition de la politique monétaire allemande. En tant que membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), il amis en garde contre le risque de voir la politique monétaire entrer dans la dépendance de la politique budgétaire des gouvernements en cas de stratégie trop accommodante. Il importe « de ne pas se focaliser uniquement sur les risques de déflation, et de ne pas perdre de vue les perspectives de risques inflationnistes », souligne-t-il.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, ainsi que de nombreux responsables politiques et financiers ont exprimé leur respect pour Jens Weidmann, tout en regrettant sa décision. La chancelière Angela Merkel l’a remercié pour le travail accompli « au cours d’années très exigeantes pour les politiques monétaire et budgétaire. » Jens Weidmann « n’a pas seulement marqué la politique monétaire allemande et européenne durant cette période », a ajouté le ministre des Finances et vice-chancelier, Olaf Scholz, « il a aussi fait progresser le développement des marchés financiers internationaux ».

Sur le plan légal, c’est au gouvernement allemand qu’il revient de proposer le nom d’un successeur. « Ce sera la tâche du futur gouvernement » allemand, a annoncé Steffen Seibert, le porte-parole d’Angela Merkel. Dans tous les cas, la décision finale reviendra au président fédéral, Frank-Walter Steinmeier.

Bundestag : une femme devrait s’installer au perchoir

C’est une femme qui devrait succéder à l’ancien ministre Wolfgang Schäuble à la présidence du Bundestag. La sociale-démocrate Bärbel Bas a été désignée comme candidate de son parti, le SPD, arrivé en tête des élections législatives. Âgée de 53 ans, cette ancienne directrice des ressources humaines originaire de Duisbourg, dans la Ruhr, est une spécialiste de la santé, de l’emploi et de la protection sociale. Députée depuis 2009, elle était vice-présidente du groupe parlementaire du SPD depuis 2019. Elle sera la troisième femme à s’installer au perchoir en République fédérale après Annemarie Renger (1972-1976) et Rita Süssmuth (1988-1998). Les dirigeants du SPD ont eu à cœur d’éviter que les cinq postes politiques les plus éminents en Allemagne (président fédéral, président du Bundestag, chancelier, président du Bundesrat et président de la Cour constitutionnelle fédérale) ne soient tous occupés par des hommes. Bärbel Bas devrait être élue mardi 26 octobre, lors de la séance constitutive du 20e Bundestag.

Décès du compositeur Udo Zimmermann

Le chef d’orchestre et compositeur allemand Udo Zimmermann, l’un des plus éminents compositeurs européens contemporains, est décédé la nuit dernière à l’âge de 78 ans. Originaire de Dresde (Saxe), il avait débuté la musique au chœur de l’Eglise Sainte-Croix de sa ville natale (Dresdner Kreuzchor). Il avait étudié le chant et la composition, et était devenu l’assistant du metteur en scène Walter Felsenstein. En 1974, il avait fondé le «  Studio Neue Musik  », devenu en 1986 le « Centre pour la musique contemporaine ». Intendant de l’opéra de Leipzig de 1990 à 2001, il a supervisé la série « musica viva » de la Radio bavaroise jusqu’en 2011. Il a dirigé les orchestres les plus prestigieux, de l’Orchestre Philharmonique de Vienne à la Staatskapelle Dresden en passant par l’Orchestre symphonique de Vienne. En tant que compositeur, on lui doit cinq opéras et de nombreuses œuvres de musique de chambre.

Une nouvelle découverte archéologique spectaculaire à Augsbourg

Les archéologues ont mis au jour mercredi, à Augsbourg (Bavière) un trésor romain pesant 15 kg et contenant plus de 5 500 pièces d’argent. Les plus anciennes ont été frappées sous le règne de Néron (54-68 apr. J.C.). C’est la deuxième fois en quelques mois qu’une découverte spectaculaire est réalisée sur ce site, ancien siège d’un sous-traitant automobile en cours de reconversion en quartier d’habitation. En juin dernier, les archéologues avaient excavé près de 400 kilogrammes d’armes, d’outils, de vaisselle et de bijoux romains.

Selon l’archéologue municipal Sebastian Gairhos, il s’agit de la plus importante découverte de pièces d’argent romaines en Bavière, et de l’une des dix plus grandes découvertes comparables en Allemagne. Sa valeur tient principalement à l’abondance de pièces d’argent, qu’il est très rare de découvrir en aussi grand nombre. La plupart datent des Ier et IIe siècles après Jésus-Christ. Elles auraient été enfouies dans le sol au IIIe siècle. L’ensemble représenterait environ onze fois le salaire annuel d’un légionnaire romain.

Ces pièces vont prendre la direction de l’Institut d’archéologie classique de Tübingen (Bade-Wurtemberg) pour y être restaurées et étudiées dans le cadre d’un travail de doctorat. Il sera notamment question de savoir qui les a enfouies et pourquoi.

Romanisée il y a plus de 2 000 ans, Augsbourg est l’une des plus anciennes villes d’Allemagne. À partir du IIe siècle après Jésus-Christ, elle a été la capitale de la province romaine de Rhétie, sous le nom d’« Augusta Vindelicum ».

La plus importante découverte de pièces romaines jamais réalisée en Allemagne a été faite à Trèves (Rhénanie-Palatinat) en 1993. Dans la plus ancienne ville d’Allemagne, les archéologues ont mis au jour 2 600 pièces d’or d’un poids total de 18,5 kg. Ce « trésor de Trèves » est visible au Musée régional de Rhénanie.


Rédaction : A.L.

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