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L’avenir du climat au menu de la réunion du G20 de Rome et, à partir de dimanche, de la Conférence internationale sur le climat de Glasgow, en Écosse (COP26)

L’avenir du climat au menu de la réunion du G20 de Rome et, à partir de dimanche, de la Conférence internationale sur le climat de Glasgow, en Écosse (COP26), © picture alliance / FotoMedienService | Ulrich Zillmann

29.10.2021 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en ce vendredi 29 octobre 2021

La communauté internationale au chevet du climat

L’avenir du climat sera à l’agenda de la réunion du G20 prévue ce week-end à Rome, puis au centre de la conférence internationale annuelle sur le climat (COP26) qui s’ouvre dimanche à Glasgow, en Ecosse. L’enjeu : accroître les efforts mondiaux pour réduire les émissions de CO2 afin de respecter l’Accord de Paris (2015) qui entend limiter la hausse de la température globale à 1,5 °C. Il s’agira également d’augmenter les moyens financiers pour aider les pays en voie de développement à s’adapter aux conséquences du réchauffement. La chancelière en exercice Angela Merkel sera présente au G20 à Rome. En signe de continuité, elle associera son probable successeur, l’actuel ministre des Finances et vice-chancelier Olaf Scholz à l’ensemble des réunions. Elle s’exprimera également lundi, lors de l’ouverture de la COP26. Les représentants de 197 pays sont attendus durant deux semaines. La ministre fédérale de l’Environnement en exercice, Svenja Schulze, devrait se rendre à Glasgow durant la seconde semaine de négociation. Elle participe actuellement à Berlin aux négociations de coalition, dont le climat constitue un chapitre important.

Berlin revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2021

Les pénuries de semi-conducteurs, la hausse du prix de l’énergie et les incertitudes sanitaires freinent la reprise économique. Le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a présenté cette semaine une prévision de croissance de 2,6 % pour l’année 2021. Un chiffre en recul par rapport aux 3,5 % avancés au printemps. Après la récession de 4,9 % enregistrée par l’Allemagne en 2020 en raison de la pandémie, « un vent d’automne froid » affaiblit la reprise, a commenté M. Altmaier. Le ministre est toutefois optimiste pour les mois à venir. Selon lui, l’économie allemande devrait renouer avec ses performances d’avant la crise au dernier trimestre 2022. D’ici là, les pénuries devraient se résorber, les prix de l’énergie se consolider et l’inflation refluer. Berlin s’attend à une croissance de 4,1 % en 2022 (davantage que les 3,6 % prévus au printemps dernier) et de 1,6 % en 2023. L’inflation devrait ralentir à 3 % sur l’année 2021 et 2,2 % en 2022. Elle avait atteint des sommets en septembre dernier (+ 4,1 %) sous l’effet de facteurs exceptionnels.

Nouveau reflux du chômage en octobre

Grâce à la reprise économique, le nombre de demandeurs d’emploi s’est réduit de 88 000 en Allemagne au mois d’octobre en données brutes. Il s’élève à 2,377 millions (5,2 % des actifs), un chiffre en baisse de 383 000 par rapport à octobre 2020. Le sous-emploi s’est aussi fortement réduit. A l’inverse, la demande de main-d’oeuvre et le nombre de personnes en activité sont en forte hausse. Le nombre d’actifs rémunérés a connu en septembre une augmentation inédite depuis février 2020 (+ 239 000 actifs sur un an) pour atteindre 45,1 millions. Il reste toutefois inférieur à son niveau d’avant la crise (- 409 000 actifs par rapport à février 2020). Le nombre d’emplois pleinement soumis aux charges sociales atteint un niveau record (33,97 millions), et le nombre d’offres d’emplois vacants est plus élevé qu’avant la crise. Beaucoup d’entreprises sont confrontées à une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. « Les conséquences de la crise du coronavirus sont encore visibles, mais elles se sont réduites », a commenté le directeur de l’Agence fédérale pour l’emploi (BA), Detlev Scheele. Seule ombre au tableau, selon lui : la situation est moins favorable pour les actifs les plus vulnérables (personnes non qualifiées, chômeurs de longue durée, jeunes en recherche d’une place d’apprentissage).

Le gazomètre d’Oberhausen brille à nouveau de tous ses feux

Symbole de l’héritage industriel de la Ruhr, le gazomètre d’Oberhausen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) rouvre ses portes aux visiteurs après deux années de travaux de rénovation. Plus de 30 ans après sa mise à l’arrêt en 1988, cet ancien réservoir à gaz construit à la fin des années 1920 pour les besoins de la sidérurgie s’est refait une jeunesse grâce à une meilleure protection de ses parties extérieures (coque extérieure, toit, lanterneau, rotonde). Il accueille pour l’occasion une exposition sur l’histoire du climat de la Terre, intitulée « Das zerbrechliche Paradies  » (litt. : « Le paradis fragile »). Jusqu’au 30 décembre, des photos et des vidéos distinguées par différents Prix racontent l’évolution de la faune et de la flore à travers les âges. Le clou de l’exposition est un globe monumental planant au-dessus de la tête des visiteurs, à 100 mètres de hauteur. On y distingue des images satellites illustrant le mouvement des nuages, des fleuves, des continents, des saisons, des courants océaniques, des températures et des avions. En savoir plus

Plus de cents ans d’archives de la presse désormais en ligne

La Bibliothèque numérique allemande vient de mettre en ligne un nouveau portail qui donne accès depuis un ordinateur aux archives de 247 titres de presse sur la période allant de 1671 à 1950. L’édition la plus ancienne est un exemplaire de « Il corriere ordinario » de 1671, la plus récente un numéro des «  Badische Neueste Nachrichten  » daté du 30 décembre 1950. On fait quelques trouvailles dans ce fonds d’archives, à l’instar des numéros d’un journal germanophone destinés aux juifs d’Asie du sud-est, paru entre 1939 et 1945.  L’offre sera actualisée en permanence, indique la bibliothèque. L’objectif est, à terme, de donner accès sous forme numérique à l’ensemble des archives des institutions scientifiques et culturelles allemandes. En savoir plus

Il y a 30 000 ans, le Rhin abritait des hippopotames

Des hippopotames ont batifolé dans les eaux du Rhin jusqu’à une époque avancée de la dernière période glaciaire, il y a 30 000 ans. C’est la conclusion étonnante d’une étude scientifique menée par des chercheurs des musées Reiss-Engelhorn, du Centre Engelhorn d’achéométrie de Mannheim et de l’Université de Potsdam. Ils ont daté au carbone 14 les ossements de 30 mammifères découverts dans les sédiments de la faille du Haut Rhin, et montré qu’ils avaient entre 48 000 et 30 000 ans. « Les ossements présentaient un état de conservation étonnant », rapporte l’achéomètre Ronny Friedrich. « Des prélèvements exploitables ont pu être réalisés sur un grand nombre de squelettes, ce qui ne va pas de soi pour des ossements aussi anciens ». La présence d’hippopotames en Allemagne était déjà connue, mais les chercheurs pensaient que l’espèce s’était éteinte dans la région il y a 116 000 ans avec la période glaciaire. « Cela montre que ces animaux ont été capables de s’adapter aux températures et à la modification de leur environnement », souligne le professeur Wilfried Rosendahl, directeur du projet de recherche. Le Musée Reiss-Engelhorn de Mannheim permet de retrouver les résultats des chercheurs dans une exposition sur la vie à l’âge glaciaire il y a entre 40 000 et 15 000 ans. Elles est présentée jusqu’au 13 février 2022. Les hippopotames du Rhin y sont présentés à côté de leurs voisins… les mammouths. 

Rédaction : A.L.

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