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Au revoir, Angela Merkel ! Désormais chancelière en exercice, la dirigeante allemande a effectué mercredi sa dernière visite en France après 16 années au pouvoir

Au revoir, Angela Merkel ! Désormais chancelière en exercice, la dirigeante allemande a effectué mercredi sa dernière visite en France après 16 années au pouvoir. Invitée à Beaune, en Bourgogne, par le président Emmanuel Macron, elle profité d’un bain de foule à ses côtés, © picture alliance / abaca | Tardivon JC/Pool/ABACA

05.11.2021 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en ce vendredi 5 novembre 2021

A Beaune, les adieux pleins d’émotion de la chancelière Angela Merkel à la France

« Angela ! Angela ! Bravo ! », « Vive Mutti ! » : Angela Merkel a reçu mercredi à Beaune, en Bourgogne, un accueil chaleureux de la foule à l’occasion de sa visite d’adieux en France après 16 années en tant que chancelière. Accompagnée de son époux, Joachim Sauer, elle a visité les Hospices de Beaune, joyau du XVe siècle de style gothique flamboyant, avec Brigitte et Emmanuel Macron dans une ambiance détendue et conviviale. Les deux couples se sont ensuite retrouvés au château du Clos de Vougeot, au cœur de la Bourgogne viticole, avant d’être intronisés dans la Compagnie du Tastevin et de partager un dîner 100 % bourguignon. Le président français a remis à la chancelière les insignes de Grand Croix de la Légion d’honneur. « Durant toutes ces années, tu as contribué à garder l’Europe unie malgré tous les chocs », a-t-il souligné, louant un « parcours exceptionnel ». En 16 ans, Angela Merkel a travaillé avec quatre présidents français : Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Avec chacun, la simple relation de travail a progressivement laissé la place à une relation humaine plus chaleureuse, qui a ouvert la voie à des avancées de la coopération bilatérale et européenne. « Quel que soit le président avec lequel j’ai travaillé, ce qui était bien, c’est que nous partagions le même socle de valeurs, même si nous avions le plus souvent des idées différentes au départ », a dit la chancelière. « On a souvent réussi à se mettre ensemble et à faire plus que ce qu’on aurait pu faire tout seul. » En savoir plus : Visite en Bourgogne : des signes forts de l’amitié franco-allemande

Le SPD lui aussi en quête d’un nouveau président

Après deux années passées à la co-présidence du Parti social-démocrate (SPD), Norbert Walter-Borjans, 69 ans, a annoncé qu’il tirait sa révérence. Le parti, arrivé en tête des dernières élections législatives, va devoir élire une nouvelle présidence lors de son congrès, prévu du 10 au 12 décembre. L’actuelle co-présidente, Saskia Esken, 60 ans, a déjà décidé de se représenter. Quant à l’autre membre du duo, les instances dirigeantes du parti devraient proposer un nom lundi. L’actuel secrétaire général du SPD, Lars Klingbeil, est pressenti. Âgé de 43 ans, il appartient plutôt à l’aile conservatrice du parti mais jouit d’une grande considération pour son pragmatisme et sa capacité à bâtir des ponts entre des opinions divergentes. De nouveaux visages pourraient toutefois aussi créer la surprise. En attendant, la presse salue le travail du duo formé depuis 2019 par Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken. Ils sont parvenus, lit-on, à ressusciter un parti autrefois miné par les divisions, et à créer une harmonie qui a contribué à la victoire aux élections du 26 septembre dernier.

L’éolien a le vent en poupe

Selon des données publiées par l’agence spécialisée Windenergie am Land, la construction d’éoliennes terrestres s’accélère en Allemagne. 345 aérogénérateurs sont entrés en service de janvier à septembre, ce qui a accru les capacités de production de 1,37 gigawatts (GW). C’est 56 % de plus qu’en 2020 à la même période. Le nombre de projets n’ayant pas encore atteint la phase d’exploitation est aussi en hausse. 636 projets ont été validés, soit une capacité de 2,9 GW. Le démantèlement d’anciennes installations a, inversement, réduit la voilure de 172 mégawatts. Selon Windenergie am Land, les nouvelles éoliennes ne se répartissent pas équitablement sur le territoire. Elles se concentrent dans le Brandebourg et dans les länder au territoire étendu comme la Basse-Saxe, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et le Schleswig-Holstein. Le niveau d’acceptation des populations est, par ailleurs, très élevé : 78 % des Allemands approuvent la construction d’éoliennes à proximité de leur domicile. Le sujet devrait être au cœur de la prochaine législature. Les partis en négociation pour former une coalition se sont accordés lors de discussions préliminaires pour réserver 2 % du territoire national à l’éolien terrestre.

Une forte augmentation des pensions de retraite attendue en 2022

Bonne nouvelle pour les 21 millions de retraités allemands : après une stagnation en 2021, leurs pensions devraient connaître des revalorisations de plus de 5 % par an au cours des deux prochaines années. Selon un aperçu du prochain rapport sur la prévoyance vieillesse, elles devraient augmenter en 2022 de 5,2 % à l’Ouest et de 5,9 % à l’Est. En 2023, elles progresseraient respectivement de 4,9 % et 5,7 %. Ces chiffres sont toutefois à prendre avec prudence, car ils ne représentent qu’une première estimation. Une évaluation consolidée sera disponible fin novembre dans le rapport annuel sur les retraites.

La compagnie Lufthansa sort des turbulences

Les bénéfices redécollent pour Lufthansa. À l’encontre des prévisions, les comptes de la compagnie aérienne allemande ont enregistré un bénéfice de 17 millions d’euros au troisième trimestre. Le chiffre est modeste. Mais il permet à Lufthansa de s’extirper de la plus grave crise de l’histoire du transport aérien. La compagnie doit ce second souffle à la multiplication des départs en vacances estivaux consécutive à la réduction des contraintes sanitaires, à un début de reprise des voyages d’affaires et à sa branche de fret Lufthansa Cargo. Cette dernière a même enregistré un bénéfice d’exploitation de plus d’un milliard d’euros durant les mois d’été. Les difficultés du transport maritime et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales ont dopé la demande. Les capacités de transport aérien restant limitées, les prix du fret aérien augmentent. Lufthansa n’en poursuit pas moins sa cure d’amaigrissement pour réduire ses coûts et ses effectifs.

La voiture électrique gagne du terrain en Allemagne

Selon une enquête du cabinet Ernst & Young (EY), les véhicules électriques et hybrides rechargeables devraient représenter en Allemagne près du tiers (32 %) des nouvelles immatriculations en 2022, soit 1,18 million de véhicules. Et ils devraient dominer le marché d’ici à 2030 en captant les deux tiers des immatriculations. Un récent sondage représentatif du « Mobility Consumer Index  » confirme la tendance : deux acheteurs sur cinq sont aujourd’hui prêts à opter pour une voiture électrique ou hybride en Allemagne. Les chiffres étaient bien moindres il y a encore peu.

Moral en berne dans l’industrie automobile

Le baromètre Ifo du climat des affaires dans l’automobile accuse une nouvelle baisse de 1,3 point en octobre. Il s’élève à 8,5 points, contre 28,7 points en juillet dernier. « Les constructeurs et les sous-traitants jugent la situation de manière très variée », commente Oliver Falck, directeur du centre Ifo pour l’économie industrielle et les nouvelles technologies. Chez les constructeurs, les affaires marchent encore très bien, les exportations sont au beau fixe et les carnets de commandes sont bien remplis. Mais tous font état de problèmes de livraison, notamment de semi-conducteurs. Une crise qui va conduire Opel à fermer une usine à Eisenach jusqu’à la fin de l’année, et BMW à réduire sa production de 80 000 à 100 000 véhicules pour l’année 2021.

Exposition : comment résoudre les conflits ?

Le musée du Travail de Hambourg présente jusqu’au 8 mai 2022 une exposition consacrée aux conflits. Elle s’interroge sur le sens de leur émergence d’un point de vue sociétal et culturel, et se met en quête de solutions pour les résoudre. « Les conflits sont partout : en politique, au travail, dans le cadre familial », explique la Fondation des musées historiques de Hambourg. « Nous les observons et nous en faisons l’expérience » sous de multiples formes : « remords, disputes conjugales, conflits salariaux entre syndicats et patronat, voire guerre civile et crises internationales. » L’exposition se présente sous une forme originale. Elle plonge le visiteur dans des univers scénarisés avec des supports médiatiques innovants et des objets surprenants. L’objectif consiste à donner des clés pour aborder la complexité du sujet en passant par l’expérience sensible. Voire de favoriser des prises de conscience et de susciter l’envie de s’investir au sein de la société. En savoir plus

Rédaction : A.L

 

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