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La synagogue de Kaiserslautern, recrée dans le cadre d’un projet de l’Université de Darmstadt

La synagogue de Kaiserslautern, recrée dans le cadre d’un projet de l’Université de Darmstadt, © Fachgbiet Digitales Gestalten, TU Darmstadt

10.11.2021 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en Allemagne en ce mercredi 10 novembre 2021 

À Francfort, une exposition recrée les synagogues incendiées par les nazis

C’était une exposition itinérante. Elle a voyagé jusqu’au Canada, aux États-Unis et en Israël. Depuis dimanche, l’exposition « Synagogues d’Allemagne – une reconstruction virtuelle » a pris ses quartiers définitifs à Francfort/M. Elle est visible dans le bunker de la Frieberger Anlage. Un lieu symbolique : à cet emplacement se dressait l’une des trois synagogues francfortoises incendiées par les nazis lors de la Nuit des pogromes (ou « Nuit de cristal »), du 9 au 10 novembre 1938. On y découvre plusieurs des synagogues détruites par les nazis, reconstruites grâce à la réalité virtuelle, à des projections et à des animations vidéo.

C’« est un signe contre l’antisémitisme et le racisme », souligne Angela Dorn, ministre des Arts et de la Culture de Hesse, qui a financé l’installation. La présentation « rend à nouveau visibles des édifices appartenant à la communauté juive qui ont été détruits lors de la Nuit des pogromes ». Elle « illustre la perte culturelle engendrée par la destruction et nous montre simultanément la vitalité et la variété des communautés juives. Elle confronte ses visiteurs à la question de savoir pourquoi les synagogues et la plupart de leurs communautés ont disparu [de leur environnement]. Elle nous raconte des histoires, nous plonge dans la biographie des personnes réelles et transforme des chiffres en visages. »

Cette exposition a été conçue par le département « design numérique » de l’Université technique de Darmstadt (TU Darmstadt), qui poursuit depuis 25 ans le projet de reconstruire virtuellement les synagogues détruites par les nazis afin de lutter symboliquement contre l’antisémitisme et le racisme. Son projet est né au lendemain de l’incendie de la synagogue historique de Lübeck par quatre néonazis en 1994.

L’exposition commence par expliquer le contexte social et politique de 1938. Elle montre l’ampleur des destructions commises sur la base des lois prises contre les juifs entre 1933 et 1938. Des images de synagogues pillées ou en flammes se succèdent sur les murs. Dans une seconde partie, le visiteur est invité à chausser des lunettes de réalité virtuelle pour redécouvrir les édifices dans toute leur splendeur. Des écrans d’information expliquent l’histoire des lieux et la variété des styles architecturaux. Plus d’informations ici et

L’Allemagne commémore le 9 novembre, date fatidique de son histoire

Le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, a commémoré hier la date du 9 novembre qui a vu se produire plusieurs événements tragiques et lumineux de l’histoire allemande : la proclamation de la République (9 novembre 1919), la Nuit des pogromes (9 novembre 1938) et la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989). Il en a souligné l’« ambivalence ». « Ce que nous demande la date du 9 novembre, c’est de prendre conscience de tout cela », a-t-il dit. « D’accepter l’un et l’autre : la honte et le chagrin envers les victimes d’une part, le respect et l’estime envers les pionniers de la démocratie de l’autre. (…) C’est le noyau d’un patriotisme éclairé ». La cérémonie se déroulait à l’hôtel de Bellevue, résidence du président fédéral, en présence de la chancelière en exercice, Angela Merkel, de la présidente du Bundestag, Bärbel Bas, du président du Bundesrat, Bodo Ramelow, et du président de la Cour constitutionnelle fédérale, Stephan Harbath. Émilia Fester, la benjamine du Bundestag, Margot Friedländer, une rescapée de la Shoah, et Roland Jahn, ancien délégué fédéral aux archives de la Stasi, ont été invités à prononcer des allocutions pour rappeler la mémoire des trois événements.

SPD : la présidence du parti mise sur la continuité

Après le départ annoncé de l’un de ses coprésidents, Norbert Walter-Borjans, la direction du Parti social-démocrate (SPD) a proposé lundi le nom de l’actuel secrétaire général du parti pour lui succéder. Lars Klingbeil ferait équipe avec l’actuelle coprésidente du SPD, Saskia Esken, qui souhaite se représenter. Âgé de 43 ans, il appartient plutôt à l’aile conservatrice du parti mais jouit d’une grande considération pour son pragmatisme et son esprit de conciliation. Dans une lettre aux militants, le duo promet de poursuivre la politique d’apaisement interne. « La cohésion, le respect mutuel et le sérieux qui ont guidé notre action au cours des derniers mois nous ont rendus forts. Nous entendons continuer à cultiver ce style politique », écrivent-ils. Selon eux, le processus de renouvellement n’est pas achevé pour faire du SPD un grand parti populaire moderne, reflétant la diversité au sein de la société et capable de bâtir des ponts entre ses composantes. Cette candidature n’en interdit toutefois pas d’autres. L’élection de la présidence du SPD aura lieu lors d’un congrès prévu du 10 au 12 décembre.

Les commerçants allemands optimistes pour la fin de l’année

Malgré la quatrième vague du Covid-19, les problèmes d’approvisionnement et la poussée d’inflation, les commerçants allemands ont le sourire. Ils s’attendent à réaliser 117,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en novembre et décembre, un très bon chiffre, en hausse de 2 % par rapport à l’année dernière, selon la Fédération des commerçants allemands (HDE). « Le haut niveau d’épargne et le bon moral des consommateurs annoncent une fin d’année apaisée après les menaces que le confinement a fait peser sur la survie de nombreux commerces au premier semestre », souligne Stefan Genth, directeur général de l’HDE. « Tout dépendra toutefois de l’évolution de la pandémie et des mesures prises pour l’enrayer », ajoute-t-il.

L’Autrichien Clemens Setz reçoit le prestigieux Prix Georg Büchner

Le romancier et poète Clemens Setz a reçu samedi à Darmstadt le Prix Georg Büchner, l’un des plus prestigieux prix littéraires allemands. Le jury a souhaité récompenser un « artiste de la langue » qui « n’a de cesse d’explorer les confins de l’humain » dans ses romans et ses nouvelles. « Sa radicalité parfois perturbante touche au cœur de notre époque car elle suit un élan profondément humaniste ». Âgé de 38 ans, originaire de Graz, en Autriche, et installé à Vienne, l’auteur du roman « Indigo », du recueil de nouvelles « Die Liebe zur Zeit des Mahlstädter  », du recueil poétique « Die Vogelstraußtrompete » ainsi que de plusieurs pièces de théâtre est déjà lauréat de nombreux prix littéraires, parmi lesquels le Prix de la Foire du livre de Leipzig (2011). Le Prix Georg Büchner est décerné tous les ans depuis 1951 par l’Académie allemande pour la langue et la littérature. Il est doté de 50 000 €.

Rédaction : A.L.

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