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Après la récession de 2020, l’année 2021 a marqué en Allemagne le retour de la croissance. Le PIB a augmenté de 2,7%, selon les premiers calculs de l’Office fédéral des statistiques.

Après la récession de 2020, l’année 2021 a marqué en Allemagne le retour de la croissance. Le PIB a augmenté de 2,7%, selon les premiers calculs de l’Office fédéral des statistiques., © picture alliance / CHROMORANGE | Udo Herrmann

18.01.2022 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce mardi 18 janvier 2022

Le PIB allemand a augmenté de 2,7 % en 2021

L’économie allemande a repris des couleurs après la récession de 2020, liée à la pandémie. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,7 % l’an dernier, selon les premières estimations officielles de l’Office fédéral des statistiques (destatis). La pandémie et les pénuries de composants que subissent notamment l’automobile, l’électronique et la construction mécanique ont freiné le rebond. Le PIB se serait même légèrement contracté au dernier trimestre, estime destatis. Mais la croissance devrait se prolonger en 2022. Et le PIB allemand retrouver prochainement son niveau antérieur à la crise.  

En 2021, ce dernier était encore inférieur de 2 % à son niveau de 2019. Mais la reprise a embrassé presque tous les secteurs. Par rapport à 2020, la création de richesses s’est accrue de 4,4 % dans l’industrie manufacturière et de 5,4 % dans les services aux entreprises (recherche & développement, conseil juridique et fiscal ou encore bureaux d’ingénieurs). L’essor est un peu plus modeste (+ 3 %) dans le commerce en raison des restrictions sanitaires, et surtout dans la construction (+ 0,4 %), épargnée par la crise en 2020. Dans beaucoup de secteurs, le PIB reste inférieur à celui de 2019 (- 6 % dans l’industrie).

Selon les statisticiens, les dépenses des ménages se sont stabilisées et celles de l’État (+ 3,4 %) ont continué à soutenir activement la croissance. Les exportations ont redécollé (+ 9,4 %), et les importations (+ 8,6 %) repris. Le commerce extérieur allemand a retrouvé un niveau très légèrement inférieur à celui de 2019.

Le marché du travail a confirmé sa bonne santé malgré la fragilité du contexte. Le nombre d’actifs rémunérés (44,9 millions en moyenne annuelle) est resté stable par rapport à 2020. Mais on a assisté à une redistribution de la main-d’œuvre entre les secteurs, notamment au profit des « services publics, éducation, santé » (+ 2,2 %), de l’« information et communication » (+ 2,4 %) et du bâtiment (+ 1,2 %). Le nombre de « petits boulots » a continué à décroître, et celui des emplois entièrement soumis aux charges sociales à augmenter.

Enfin, le déficit des finances publiques a atteint son plus haut niveau depuis la Réunification (153,9 milliards €). Un niveau record avait déjà été enregistré en 2020 (145,2 milliards €). En savoir plus 

Olaf Scholz à Madrid

Le chancelier allemand a rencontré lundi le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, à Madrid. Les deux dirigeants ont affiché leurs priorités communes pour la transformation écologique de la politique énergétique européenne, pour le renforcement de la communauté de valeurs européenne et pour l’affirmation de l’Union européenne (UE) sur la scène diplomatique internationale et en matière de défense. Ils ont, par ailleurs, exprimé leur inquiétude au sujet du conflit ukrainien et appelé la Russie à la désescalade à la frontière russo-ukrainienne.

Lancement de l’année de la science 2022

La ministre allemande de l’Education et de la Recherche, Bettina Stark-Watzinger, a inauguré lundi l’Année de la science 2022. Pour la première fois depuis son lancement, il y a 22 ans, l’initiative n’est pas consacrée à un domaine scientifique en particulier, mais à l’importance de la participation des citoyens dans les processus de recherche. Les Allemands peuvent envoyer leurs questions aux chercheurs et donner des impulsions à leurs travaux. Ces interrogations et suggestions seront présentées lors de l’action participative centrale de l’édition 2022 : un marathon des idées. La synthèse en sera présentée à l’automne aux responsables politiques et aux directeurs de recherche. A partir du mois de mai, une exposition itinérante sillonnera, par ailleurs, l’Allemagne à bord du navire « MS Wissenschaft ». L’objectif : inciter au dialogue entre les citoyens et les scientifiques. En savoir plus

Exposition : le Bundestag commémore les 80 ans de la conférence de Wannsee

Le 20 janvier 1942, à la mi-journée, le chef des services de sécurité nazis (RSHA), Reinhard Heydrich, réunissait une quinzaine de hauts responsables du Troisième Reich dans une villa au bord du lac de Wannsee, près de Berlin. Un seul point figurait à l’ordre du jour : la planification, l’organisation et la mise en œuvre de la « solution finale », autrement dit de l’extermination des juifs européens. Quatre-vingts ans plus tard, le Bundestag commémore ce chapitre tragique de l’histoire européenne à travers une Exposition.

Jusqu’au 28 janvier, elle montre à travers des documents originaux, coupures de presse, vidéos et citations le difficile chemin de la mémoire de cette conférence depuis 1945. Pendant longtemps, en effet, les bourreaux ont pu s’intégrer en toute impunité et sans aucune remise en question dans la société allemande démocratique de l’après-guerre« , alors que le récit des survivants et la mémoire des personnes assassinées se heurtait  »au silence et à l’ignorance« , a souligné lors de l’inauguration Deborah Hartmann, directrice de la Maison de la conférence de Wannsee, transformée depuis 1992 en mémorial et en Musée.

J’ai parfois l’impression que  »les victimes se sentaient davantage coupables que les bourreaux« , explique dans l’exposition la réalisatrice et fille de déporté, Sarah Fruchtmann. Se confronter à l’histoire de la conférence et de ses conséquences semblait relever d’un conflit insurmontable.

Un fait résume cette difficulté : il a fallu 50 ans pour que la villa de Wannsee soit reconvertie en centre de mémoire et de documentation, après avoir servi pendant plus de trente ans de centre d’accueil pour jeunes. L’exposition retrace ainsi l’engagement de l’historien et survivant de l’Holocauste Joseph Wulf, qui a porté cette idée sans relâche jusqu’à sa mort, en 1974. Auteur de nombreux ouvrages, il a été de ceux, avec sa consoeur Rachel Auerbach, qui ont jeté les bases de la recherche sur la Shoah. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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