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La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, au Bundestag. Dans la crise ukrainienne, Berlin mise sur le dialogue en vue de parvenir à une désescalade

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, au Bundestag. Dans la crise ukrainienne, Berlin mise sur le dialogue en vue de parvenir à une désescalade, © picture alliance / Geisler-Fotopress | Frederic Kern/Geisler-Fotopress

28.01.2022 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en ce vendredi 28 janvier 2022

Ukraine : priorité au dialogue

La ministre fédérale des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a défendu jeudi devant le Bundestag la primauté accordée par Berlin au dialogue en vue de contribuer à une désescalade dans la crise ukrainienne. « Celui qui dialogue ne tire pas », a-t-elle souligné. L’Allemagne souhaite exploiter la mince fenêtre qui semble en train de s’ouvrir pour des pourparlers, et ne fermer aucune porte au dialogue. Elle apporte, par ailleurs, son aide à l’Ukraine sur le plan économique, financier, ainsi que sur le plan militaire via la construction d’abris anti-bombes et la formation de soldats ukrainiens. Vis-à-vis de Moscou, Mme Baerbock a réaffirmé la fermeté allemande. Cette « fermeté indique clairement que les fondements de l’ordre de paix européen ne sont pas négociables », a-t-elle dit. L’Allemagne et ses alliés « ont montré sans ambiguïté que toute nouvelle agression contre l’Ukraine entraînerait des conséquences massives pour la Russie ». « En cas de nouvelle agression, nous avons à notre disposition une large gamme de réponses, incluant [le gazoduc] Nord Stream 2 », a-t-elle affirmé devant les députés. Lire le discours (en allemand)

L’ancienne ministre Andrea Nahles pourrait diriger l’Agence allemande pour l’emploi

Le patronat et les syndicats se sont accordés pour proposer le nom d’Andrea Nahles à la tête de l’Agence allemande pour l’emploi (BA). L’ancienne ministre sociale-démocrate du Travail et des affaires sociales (2013-2017) succéderait à Detlev Scheele, qui prend sa retraite. Sa nomination doit encore être approuvée par le gouvernement. De grands défis attendent dans les prochaines années l’institution de Nuremberg, qui est l’une des plus vastes administrations allemandes avec 100 000 collaborateurs. La BA va devoir répondre, entre autres, à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, au besoin accru de formation continue, à la transformation structurelle de l’économie et aux conséquences de la pandémie, le recours à l’activité partielle ayant été financé sur son budget. En retrait de la politique depuis 2019, Andrea Nahles dirige actuellement l’Institut fédéral des Postes et télécommunications.

Une fois apprivoisée, la numérisation réduit le stress au travail

Selon une enquête de l’Université de Saint-Gall et de la caisse d’assurance maladie Barmer dévoilée cette semaine à Berlin, le travail mobile et la numérisation constituent, à moyen et long terme, un facteur de réduction du stress et d’amélioration de la productivité. Certes, le niveau de stress augmente de 6 % en moyenne lorsque le nouveau mode d’organisation est mis en place. Mais il s’agit d’un effet de courte durée. Il disparaît dès lors que les employeurs et leurs salariés se sont accordés sur les règles à observer, notamment sur l’instauration d’une stricte séparation entre vie professionnelle et vie privée. On observe alors une baisse de plus de 14 % du niveau de stress et une hausse de 8 % de la productivité. Ces résultats sont le fruit d’une enquête de plus de trois ans et de demi auprès de quelque 8 000 salariés. Les auteurs soulignent tout particulièrement l’importance d’un cloisonnement efficace entre vie privée et vie professionnelle. L’idéal est, selon eux, de réserver une pièce spécifique au télétravail. Entre mars 2020 et juin 2021, près d’un tiers des femmes (32 %) et un quart des hommes (26 %) en télétravail sont passés par des phases d’épuisement. En savoir plus

Le commerce en ligne en pleine expansion

Alimentation, vêtements, meubles, électronique : en Allemagne, un euro dépensé sur sept va au commerce en ligne, selon une enquête de la Fédération allemande de la vente en ligne et par correspondance (BEHV). Si l’on fait abstraction des produits alimentaires, c’est même un euro sur cinq. Dopé par la pandémie, « le commerce en ligne est de plus en plus perçu comme faisant partie de la normalité », analyse Gero Furchheim, président du BEHV. Les jeunes ne sont plus les seuls à y recourir : en 2021, un achat sur deux était réalisé par une personne de 50 ans ou plus. 96,3 % des acheteurs se disaient, en outre, « satisfaits » ou « très satisfaits », une proportion record. La vente en ligne semble ainsi avoir de beaux jours devant elle. La BEHV s’attend à une croissance de 12 % cette année, et de plus de 10 % par an dans les prochaines années.

Migrations : une couverture plus positive dans les médias allemands

Lorsqu’ils évoquent la migration, les grands médias soulignent davantage ses aspects positifs qu’il y a deux ans. C’est la conclusion d’une enquête de la plateforme d’information « Mediendienst Integration » auprès de cinq grands journaux et de huit grandes chaînes de télévision. Entre janvier et avril 2021, 37,7 % des articles ou reportages sur le sujet mettaient en avant les avantages de la migration, et 29,1 % des problèmes. La rubrique « sport » pèse toutefois assez lourdement dans cette évolution. Elle représente près du tiers des articles analysés. Si l’on en fait abstraction, la couverture médiatique du thème de la migration met en avant les chances dans 25,2 % des cas, et les risques dans 37,9 % des cas.

Jeune cinéma germanophone : le Festival du Prix Max Ophüls couronne « Moneyboys »

Le Festival du Prix Max Ophüls de Sarrebruck, grand rendez-vous des jeunes talents du cinéma de langue allemande, s’est achevé mercredi en couronnant le film « Moneyboys ». L’œuvre du sino-autrichien C.B. Yi a remporté le Prix du meilleur long-métrage, le Prix du meilleur scénario et le Prix du jury oeucuménique. Elle raconte l’histoire d’un jeune Chinois homosexuel qui se prostitue pour subvenir aux besoins de sa famille. « La façon dont sont utilisées les couleurs, la musique et l’esthétique du film souligne avec vigueur la dynamique de l’argent facile gagné avec son corps pour avancer sur le chemin précaire qui ouvre les portes des classes sociales supérieures », a indiqué le jury. L’autre gagnant de la soirée est le film « Soul a Beast » de Lorenz Merz. Le Suisse est reparti avec trois récompenses : le Prix de la meilleure réalisation, le Prix de la critique et le Prix du meilleur jeune comédien (Pablo Caprez). L’œuvre raconte l’histoire de trois amis qui pénètrent nuitamment dans un zoo et, le matin suivant, découvrent un monde bouleversé.

Pour l’artiste Peter Lindenberg, « Rien ne va plus »

L’artiste allemand Peter Lindenberg a débuté à Berlin la création d’une immense toile de 360 mètres carrés intitulée « Rien ne va plus.!? » (en français). D’une longueur de 120 mètres sur trois mètres de haut, réalisée à l’acrylique et au fusain, elle prendra forme d’ici au 10 février dans une galerie ad hoc sur la Wittenberger Platz. Habitué des toiles et sculptures en grand format, Peter Lindenberg réunit dans cette œuvre des souvenirs personnels de lieux réels, tels que la Grande muraille de Chine, et les associe à des séquences de l’histoire du cinéma. Il souhaite créer une sorte de « cinéma mental » en lien avec les désirs et les peurs. « Parfois, les motifs se mélange sur le dessin. J’essaie de rendre les contradictions du monde telles qu’elles s’assemblent dans ma tête », explique-t-il. L’artiste conçoit cette œuvre comme une confrontation critique avec la mentalité des médias contemporains, très axée sur le numérique. « J’aimerais rapatrier la virtualité du média dans la réalité de l’expérience du visiteur et, par des dessins, ébauches et collages surdimensionnés, en faire à nouveau une expérience visuelle et sensorielle », dit-il.

Rédaction : A.L.

 

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