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C’est parti pour la Berlinale ! De retour en présentiel, le Festival international du film de Berlin a ouvert ses portes hier soir

C’est parti pour la Berlinale ! De retour en présentiel, le Festival international du film de Berlin a ouvert ses portes hier soir, © picture alliance/dpa/dpa-Zentralbild | Jens Kalaene

11.02.2022 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en Allemagne en ce vendredi 11 février 2022

C’est parti pour la Berlinale !

Le dernier film de François Ozon « Peter von Kant » a été projeté hier soir en ouverture du 72e Festival international du film de Berlin. Le réalisateur français y réinterprète librement l’œuvre célèbre de Rainer Werner Fassbinder « Les larmes amères de Petra von Kant » (1972), drame sur la passion douloureuse d’une créatrice de mode issue de la grande bourgeoisie pour une jeune mannequin. Il met en scène Isabelle Adjani, Denis Ménochet, ainsi que l’actrice allemande Hanna Schygulla, qui fut jadis l’égérie de Fassbinder. Après une édition 2021 perturbée par la pandémie, la Berlinale a tenu cette année à faire son retour dans les salles en présentiel. Mais elle respecte un protocole sanitaire strict (jauges, passe vaccinal, masque obligatoire, etc.). Dix-huit films sont engagés dans la compétition officielle pour décrocher les Ours d’or et d’argent. Le jury international du festival est présidé par l’Américain M. Night Shyamalan. Il dévoilera le palmarès le 16 février. Le festival se poursuivra jusqu’au 20 février pour permettre au public de profiter de la sélection. En savoir plus

Le tourisme allemand peine à oublier la pandémie

Selon l’Office fédéral des statistiques (destatis), les hôteliers allemands ont enregistré une légère croissance du nombre de nuitées (+ 2,7 %) en 2021. Mais le chiffre reste inférieur de 37,4 % au niveau d’avant la pandémie (2019). C’est la période hivernale, au plus fort des restrictions, qui a pesé le plus fort sur l’activité. Le syndicat du secteur NGG (Nahrung-Genuss-Gaststätten) se dit inquiet. « L’hôtellerie-restauration est le secteur qui a le plus souffert de la pandémie », explique son président, Guido Zeitler. « Faute de perspectives et face à la baisse de revenus liée à l’activité partielle, des dizaines de milliers de salariés du secteur se sont réorientés ».

Les Allemands vivent dans des logements de plus en plus grands

C’est une tendance de fond qui s’est confirmée en 2020 : malgré la forte hausse des loyers, le nombre de mètres carrés par habitant ne cesse de croître en Allemagne. Il a augmenté de 20 % depuis 1995, en passant de 36 m2 à 46 m2par personne, selon une enquête de l’institut de conseil immobilier Empirica Regio. Depuis 2015, la surface disponible par habitant a progressé de 1,5 % dans les grandes villes et de 3,7 % dans les zones rurales. Elle varie toutefois fortement selon que l’on vit à la campagne (51,4 m2), dans une ville moyenne ou de banlieue (47 m2) ou dans une métropole (40,9 m2). « Dans les périphéries, le vieillissement, le départ des jeunes et l’augmentation des logements vides la font grimper », souligne Jan Grade, directeur d’Empirica Regio. Cette tendance se conjugue à une autre évolution : la baisse du nombre d’habitants par foyer. En 2020, un foyer allemand moyen comptait moins de deux habitants. Une situation qui ne va pas sans éveiller des débats concernant, par exemple, l’artificialisation des sols, la consommation énergétique, voire la pertinence du modèle de la maison individuelle.

Le gouvernement allemand veut lutter contre la solitude

La ministre allemande de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse, Anne Spiegel, a participé hier au lancement d’un réseau de compétences pour prévenir la solitude. L’initiative centralisera des informations sur des programmes et des lieux qui proposent aux personnes seules de l’aide pour sortir de leur situation. « Nous voulons rendre visible ce qui existe déjà, et réunir les personnes qui s’engagent », a expliqué la ministre. « Il s’agira d’identifier des mesures de prévention et de lutte contre la solitude. Nous mettrons l’accent sur la pratique du travail social et les catégories les plus vulnérables », a ajouté Benjamin Landes, directeur de l’Institut pour le travail social et la pédagogie sociale, qui est la cheville ouvrière du projet. Le réseau sera soutenu par les pouvoirs publics à hauteur d’un million d’euros en 2022.

Mal endémique qui pèse moralement et conduit parfois à des maladies physiques et psychiques, la solitude touche 12,1 % des personnes âgées de plus de 80 ans en Allemagne. Le chiffre a doublé depuis le début de la pandémie. Les plus de 90 ans sont plus touchés (22 %) que les seniors âgés de 80 à 84 ans (8,7 %), et les aînés hébergés en foyer davantage (35 %) que les personnes qui vivent chez elles (9,5 %). Toutefois, « la solitude possède de nombreux visages et maintes raisons. Ce n’est pas une question d’âge », souligne Mme Spiegel. Selon une enquête de l’Université de Bochum parue au mois de décembre, les jeunes adultes de moins de 40 ans, en particulier les étudiants, sont également touchés, a fortiori depuis le début de la pandémie. En savoir plus

On respire mieux dans les villes allemandes

La qualité de l’air urbain s’est nettement améliorée en quelques années en Allemagne. Selon l’Office fédéral pour l’Environnement (UBA), moins de cinq villes ont affiché des taux de pollution au dioxyde d’azote et aux particules fines supérieurs aux seuils autorisés en 2021. Elles étaient 25 en 2019, et six en 2020.

Ces progrès ne sont pas seulement dus aux effets de la pandémie, selon l’UBA. Ils sont aussi le fruit d’efforts réalisés sur le long terme, tels que les incitations à l’achat de véhicules moins polluants ou de moindres émissions de polluants atmosphériques. Selon l’UBA, ces émissions étaient en 2020 à leur plus bas niveau depuis des décennies. Elles ont baissé de 96 % pour le dioxyde de soufre, de 66 % pour les oxydes d’azote et de 60 % pour les particules fines par rapport à 1990.

Des efforts supplémentaires sont toutefois nécessaires, ajoute l’UBA. En 2019, la pollution de l’air a causé près de 54 000 décès prématurés en Allemagne, et plus de 300 000 dans l’Union européenne (UE). De plus, en septembre dernier, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a publié de nouvelles normes en matière de qualité de l’air. Les principales sources de pollution atmosphérique sont la circulation automobile et la production énergétique pour le dioxyde d’azote et l’agriculture et le chauffage au bois pour les particules fines. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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