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Le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, a été élu dimanche pour un second mandat. L’ancienne chancelière Angela Merkel figurait parmi les 1472 électeurs

Le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, a été élu dimanche pour un second mandat. L’ancienne chancelière Angela Merkel figurait parmi les 1472 électeurs, © picture alliance/dpa/dpa-Zentralbild | Wolfgang Kumm

15.02.2022 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce mardi 15 février 2022

Frank-Walter Steinmeier réélu président fédéral pour cinq ans

L’Assemblée fédérale, composée des députés du Bundestag et d’un nombre égal de délégués du Bundesrat, a élu dimanche le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, pour un second mandat de cinq ans. L’ancien ministre social-démocrate des Affaires étrangères (2005-2009, 2013-2017) a recueilli 1045 voix sur 1272. Trois autres candidats étaient en lice. Plusieurs personnalités du monde de l’art, du sport, de la science et de la politique avaient été désignées comme délégués, dont l’ancienne chancelière Angela Merkel, choisie par le land de Mecklembourg-Poméranie occidentale.

À l’issue du scrutin, le président Steinmeier a prononcé devant l’assemblée un plaidoyer pour la démocratie. Il a, en pleine crise ukrainienne, appelé le président russe, Vladimir Poutine, à ne « pas sous-estimer la force de la démocratie ». « Ôtez le collet autour du cou de l’Ukraine ! Et recherchez avec nous une voie qui préserve la paix en Europe », l’a-t-il exhorté.

Aux délégués présents, il a, ensuite, conseillé de ne sous-estimer ni « la force de la démocratie », ni « les défis auxquels elle fait face ». Il a dénoncé les « ennemis de la démocratie » et ceux qui franchissent la « ligne rouge de la haine et de la violence ».

La pandémie « a ouvert de profondes blessures dans notre société », a-t-il dit. « Je souhaite apporter mon aide pour guérir ces blessures ».

Frank-Walter Steinmeier a livré son analyse d’une époque de « renouveaux et de bouleversements » qui enthousiasme les uns et effraie les autres. « Si nous voulons transformer ces grands bouleversements en un grand nouveau départ commun, cela ne se fera pas par un simple décret de l’État », a-t-il exposé. « Il nous faut construire des ponts. (…) Des ponts vers l’avenir suffisamment larges et solides pour que tous puissent s’y engager. C’est à cela que j’entends travailler », a-t-il dit.

Ainsi, dès le début de son second mandat, à la mi-mars, le président « prendra le temps » d’aller à la rencontre de ses concitoyens pour dialoguer avec eux dans les différentes régions allemandes. Il commencera par les régions de l’est. Lire le discours du président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, à l'aube de son second mandat (en allemand)

Crise sanitaire : perspective d’assouplissement des mesures

« L’évolution de la pandémie nous permet d’envisager les premières étapes d’une levée » des restrictions. C’est ce qu’a déclaré vendredi le chancelier Olaf Scholz, lors de son premier discours devant le Bundesrat. Le chancelier s’exprimait à quelques jours d’une réunion des autorités fédérales avec les ministres-présidents des länder, prévue mercredi 16 février.

Des voix s’élèvent actuellement dans la classe politique allemande pour demander un calendrier d’assouplissement des mesures. La presse se fait même l’écho d’un projet de résolution qui prévoirait une levée progressive de la plupart des restrictions d’ici au 20 mars.

Le conseil d’experts mis en place par le gouvernement estime, en tout cas, nécessaire d’anticiper la décrue de la vague Omicron en prévoyant une stratégie de levée des restrictions. « Le nombre d’infections au SARS-Cov-2 augmente jusqu’à présent, mais il faut s’attendre à un plateau, puis à une décrue de la vague Omicron (BA.1) au cours des prochaines semaines », explique-t-il dans un récent avis.

Face au nombre élevé de contaminations (le taux d’incidence est de 1401 cas hebdomadaires pour 100 000 habitants au 16 février), de nombreux médecins et responsables politiques appellent toutefois à la prudence. C’est le cas du chancelier Olaf Scholz, qui souligne par ailleurs l’importance de se faire vacciner. « La vaccination reste la seule issue à cette crise », a-t-il réaffirmé vendredi. Le gouvernement allemand souhaite mettre en place la vaccination obligatoire pour tous.

Le chancelier Olaf Scholz a désormais son compte Twitter

@Bundeskanzler : depuis dimanche, le chancelier Olaf Scholz possède son propre compte Twitter. Son premier tweet a été pour saluer la réélection du président fédéral, Frank-Walter Steinmeier. « J’ai revêtu la fonction de chancelier avec l’exigence d’expliquer ma politique. Cela passera désormais aussi par ce canal », a-t-il écrit un peu plus tard. En un peu plus de 24 heures, le chancelier approchait déjà les 100 000 abonnés. Il conserve, par ailleurs, son compte Twitter personnel (@OlafScholz), sur lequel il compte poster des messages concernant le Parti social-démocrate (SPD) et sa circonscription.

L’inflation ralentit légèrement

En Allemagne, la hausse des prix a atteint au mois de janvier 4,9 % sur un an, selon l’Office allemand des statistiques (destatis). C’est un taux en légère baisse par rapport au mois de décembre 2021 (+ 5,3 %). La hausse des prix de l’énergie, en hausse de 20,5 % (et de 24,8 % pour les carburants) est supérieure à la moyenne. Les marchandises en général se sont renchéries de 7,2 % sur un an, l’alimentation de 5 %. À la fin de l’année dernière, le taux d’inflation avait atteint son niveau le plus élevé depuis trente ans en Allemagne. En savoir plus

L’Allemagne s’engage pour la préservation des océans

À l’occasion du One Ocean Summit de Brest, la ministre fédérale de l’Environnement, Steffi Lemke, a annoncé en fin de semaine dernière que l’Allemagne allait créer au sein de son gouvernement un poste de « délégué à la mer » et lancer une initiative pour les océans. Cette initiative visera à « allier la protection et l’exploitation des océans dans le respect de l’environnement », a-t-elle Exposé.

L’Allemagne entend s’engager pour une politique internationale ambitieuse en faveur des océans. « La perte de biodiversité et la pollution des océans à l’échelle mondiale ne peuvent trouver de solution que dans une concertation au sein de la communauté internationale », a déclaré Mme Lemke. Or, l’année 2022 offre des perspectives d’avancées à l’échelle nationale, européenne et mondiale.

L’Allemagne appelle notamment de ses vœux la conclusion rapide du traité sur la haute mer sous l’égide des Nations Unies, et un accord international sur le plastique « qui scelle complètement et définitivement la fin de la pollution des océans ». La recherche de solutions internationales pour la protection de l’océan figure à l’ordre du jour de la présidence allemande du G7. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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