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L’Apfelwein (cidre) artisanal inscrit sur la liste du Patrimoine immatériel allemand. Il est traditionnellement servi dans des cruches en grès aux motifs bleus appelés Bembel

L’Apfelwein (cidre) artisanal inscrit sur la liste du Patrimoine immatériel allemand. Il est traditionnellement servi dans des cruches en grès aux motifs bleus appelés Bembel, © picture alliance / dpa | Arne Dedert

10.03.2022 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 11 mars 2022

Le cidre allemand inscrit au Patrimoine immatériel

La production artisanale de cidre (Apfelwein) figure désormais sur la liste du Patrimoine immatériel de l’Allemagne, a fait savoir la Commission allemande de l’UNESCO. Cette décision a été prise par la Conférence des ministres régionaux de la culture et par la ministre déléguée à la Culture et aux médias, Claudia Roth. Le cidre allemand et ses diverses déclinaisons (Ebbelwoi, Äppler, Stöffsche, Apfelmost, Viez) est traditionnellement servi dans des cruches en grès aux motifs bleus appelés « Bembel ». Il est produit à Francfort/M. (Ebbelweïn) et en Hesse, principalement, ainsi qu’en Rhénanie-Palatinat. Le Patrimoine immatériel allemand s’est également enrichi de quatre autres traditions : le « Willibald-Ritt  », l’élevage de trakehner (la plus ancienne race allemande de chevaux de selle), l’élevage de pigeons voyageurs et la tradition du pavage artisanal des routes. Unique en Europe, le « Willibald-Ritt » est une bénédiction de chevaux qui remonte au début du XVIIIe siècle et attire chaque année plus de 300 chevaux et des milliers de curieux à Jesenwang (Bavière). L’élevage traditionnel de pigeons voyageurs fait, quant à lui, quelque 28 000 adeptes en Allemagne, selon la Fédération allemande des éleveurs de pigeons voyageurs.

L’Allemagne allège la facture d’électricité des ménages et des entreprises

Le gouvernement allemand va supprimer avec six mois d’avance la taxe EEG, grâce à laquelle les consommateurs d’électricité financent le développement des énergies renouvelables. Il a adopté cette semaine un projet visant son abolition au 1er juillet 2022. La taxe EEG représente actuellement un prélèvement de 3,72 cent/kWh sur la facture des d’électricité des ménages et des entreprises. Sa disparition représentera un manque à gagner de près de 6,6 milliards d’euros pour l’Etat. Le financement du développement des énergies renouvelables passera dorénavant par un « Fonds pour l’énergie et le climat ». En savoir plus 

Mort d’Inge Deutschkron, une des grandes voix de la mémoire de la Shoah

C’était l’une des grandes voix de la mémoire des crimes nazis en Allemagne et en Israël. La journaliste et femme de lettres Inge Deutschkron est décédée mercredi à l’âge de 99 ans. Juive née en 1922 à Finsterwalde (Brandebourg), elle avait survécu aux persécutions nazies en vivant dans la clandestinité. Des amis l’avait cachée pendant deux ans. Après la guerre, elle est devenue journaliste et a vécu entre l’Allemagne et Israël. Elle a publié son autobiographie (« Je veux vivre, juive à Berlin, 33-45 » (« Ich trug den gelben Stern) et plusieurs ouvrages retraçant son expérience. Inlassablement, elle s’est rendue dans les écoles pour apporter son témoignage, transmettre la mémoire de l’Holocauste aux jeunes générations et mettre en garde contre l’antisémitisme. Elle avait reçu plusieurs distinctions et était citoyenne d’honneur de la ville de Berlin. 

L’artiste Katharina Fritsch, lauréate du Lion d’or de la Biennale de Venise

L’Allemande Katharina Fritsch va recevoir le Lion d’or de la 59e exposition internationale d’art de la Biennale de Venise. Cette plasticienne de 59 ans, originaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sera distinguée le 23 avril pour l’ensemble de son œuvre, aux côtés de l’artiste et poète chilienne Cecilia Vicuña. Katharina Fritsch a apporté une  »contribution incomparable au domaine de l’art contemporain, et à la sculpture en particulier« , souligne la commissaire de la Biennale, Cecilia Alemani. Elle a créé des œuvres figuratives qui se distinguent par un mélange d’hyperréalisme et de fantaisie. En 1999, son  »Rattenkönig«  (roi des rats) avait empli la pièce principale du Pavillon central de la Biennale. Cette  »sculpture troublante«  représentait un groupe de rongeurs géants accroupis en cercle, leurs queues nouées les unes aux autres. Comme dans une  »sorte de rituel magique« , note Cecilia Alemani.  »Depuis lors, à chaque fois que j’ai vu une sculpture de Fritsch« , loue la commissaire,  »j’ai ressenti cette attirance faite d’émerveillement et de vertige« . 

Il y a 250 ans naissait Friedrich Schlegel, figure du romantisme d’Iéna

Il a laissé une trace dans l’histoire des lettres allemandes en publiant avec son frère August Wilhelm la revue  » Athenäum « , l’organe littéraire du premier romantisme allemand. Il y a 250 ans, le 10 mars 1772, naissait le philosophe et écrivain Friedrich Schlegel (1772-1829). Autodidacte assoiffé de lecture et d’écriture, toujours en quête de l’infini, il a été l’un des précurseurs du romantisme allemand, à Iéna, au tournant du XIXe siècle. Il avait pour complices Friedrich von Hardenberg (Novalis) et le philosophe Friedrich Schelling. Son ambition était d’inventer une  »poésie universelle progressive«  qui fondrait ensemble  »poésie et prose, génialité et critique, poésie d’art et poésie naturelle« . Il en voyait la réalisation dans le genre du roman, alors émergent. Dans son  »Histoire de la poésie des Grecs et des Romains«  (1798), il annonçait aussi vouloir réconcilier la  »poésie objective«  des Grecs avec la poésie moderne  »intéressante«  d’un Shakespeare. Sur le plan philosophique, inspiré par Johann Gottlieb Fichte, il appelait à l’autonomie de la pensée. On lui doit la notion d’ »ironie romantique« , fruit de la tension qui naît entre l’enthousiasme poétique et le doute qui lui succède. Après la mort de Novalis en 1801 et la dissolution du cercle d’Iéna, Friedrich Schlegel a vécu quelque temps à Paris. Il y a publié la revue  »Europa «  et s’est tourné vers l’orientalisme. Il a passé ses dernières années à la cour de Vienne (Autriche). L’ancien révolutionnaire, devenu catholique et conservateur, a rédigé des projets de Constitution au lendemain du Congrès de Vienne, et siégé trois ans à la diète de Francfort en tant que conseiller de légation autrichien. Il est mort d’une crise cardiaque le 9 janvier 1829.

 Rédaction : A.L.

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