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L’astronaute allemand Matthias Maurer, qui séjourne à bord de la Station spatiale internationale (ISS) depuis novembre dernier, a réalisé hier sa première sortie dans l’espace. Un moment chargé d’émotions

L’astronaute allemand Matthias Maurer, qui séjourne à bord de la Station spatiale internationale (ISS) depuis novembre dernier, a réalisé hier sa première sortie dans l’espace. Un moment chargé d’émotions, © picture alliance/dpa | Sven Hoppe

25.03.2022 - Article

Pour ne rien manquer de l‘actualité en ce vendredi 25 mars 2022

Première sortie dans l’espace pour l’astronaute Matthias Maurer

C’était le grand jour pour Matthias Maurer ! L’astronaute allemand de 52 ans, qui vit à bord de la Station spatiale internationale (ISS) depuis novembre dernier, a effectué mercredi sa première sortie dans l’espace. « L’apogée » de ce séjour de six mois en orbite, à 400 kilomètres de la Terre, se réjouissait-il de longue date. La sortie s’est bien passée. Matthias Maurer et son collègue américain Raja Chari ont effectué la plupart des travaux de maintenance prévus : raccorder des tuyaux à un système de refroidissement, remplacer une caméra, mettre en place des connexions électriques et informatiques sur la plateforme de recherche européenne Bartolomeo. Ce grand moment d’émotion s’est néanmoins terminé par une petite frayeur : à la fin de l’intervention, de l’eau a été détectée dans le casque du Sarrois. Mais Matthias Maurer « va bien » et « n’est pas en danger », a rassuré la NASA.

Vers une alternance politique en Sarre ?

Après 23 ans à la tête du gouvernement sarrois, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) va-t-elle passer la main au Parti social-démocrate (SPD) ? C’est l’enjeu du scrutin qui aura lieu dimanche dans le land frontalier. Un peu plus de 750 000 électeurs sont appelés aux urnes. Deux candidats briguent le fauteuil de ministre-président : Tobias Hans (CDU), l’actuel ministre-président, et Anke Rehlinger (SPD), la ministre régionale de l’Économie, du Travail, de l’Énergie et des Transports. Le premier, âgé de 44 ans, a pris la tête de la Grande coalition sarroise lors du départ d’Annegret Kramp-Karrenbauer pour le ministère fédéral de la Défense, en 2018. La seconde, ancienne championne de lancer de poids âgée de 45 ans, députée au Landtag depuis 2004, a occupé différents postes ministériels dans le gouvernement sarrois depuis 2012. À l’automne dernier, la victoire du SPD aux élections législatives fédérales a fait évoluer les courbes des sondages en Sarre, et dessiné la possibilité d’une alternance. Anke Rehlinger jouit, en outre, d’une grande popularité. À quelques jours du scrutin, le SPD fait la course en tête dans les intentions de vote  (37-39 %) devant la CDU (30-31 %). Le parti libéral FDP et les Verts, actuellement non représentés à l’assemblée régionale, ne sont pas sûrs d’y décrocher des sièges. Cela vaut aussi pour le parti d’extrême gauche Die Linke, qui traverse une crise interne et assiste au départ de son chef de file historique, Oskar Lafontaine. À 78 ans, l’ancien ministre fédéral et ministre-président de la Sarre a, en effet, décidé de mettre un terme à sa carrière politique.

Le Bundestag boucle le débat sur le budget pour 2022

Le Bundestag devait boucler ce vendredi l’examen définitif du budget fédéral pour 2022, dont l’adoption définitive avait été reportée en raison de la formation du nouveau gouvernement. Le texte prévoit un endettement de 99,7 milliards d’euros, un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour la Bundeswehr et un retour du frein constitutionnel à l’endettement, suspendu depuis le début de la pandémie, en 2023. Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a toutefois annoncé qu’il allait présenter un budget complémentaire pour tenir compte des incertitudes liées à la guerre en Ukraine, notamment pour financer l’aide humanitaire et l’aide aux réfugiés. 

L’examen du budget 2022 a culminé mercredi avec le traditionnel débat général entre la majorité et l’opposition. Le chancelier Olaf Scholz a justifié les nouvelles orientations de sa politique, en particulier l’adoption d’un fonds spécial pour la Bundeswehr suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’Ukraine peut compter sur l’aide de l’Allemagne, a-t-il réaffirmé. Mais il ne doit pas y avoir de confrontation militaire directe entre Moscou et l’OTAN. Quant à la dépendance énergétique envers la Russie et à la hausse des prix, les seules réponses à y apporter sont le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, a exposé le chancelier. Mais cela ne se fait pas en un jour, a-t-il ajouté. Enfin, les investissements majeurs qui seront réalisés pour équiper l’armée allemande ne se feront pas au détriment des autres priorités que sont la transformation vers une économie neutre en carbone, l’emploi, des retraites équitables et un système de santé performant, a-t-il assuré.

Dans l’opposition, chaque parti a ensuite pu exposer sa position sur la politique gouvernementale. Friedrich Merz, nouveau chef du groupe parlementaire chrétien-démocrate (CDU/CSU) et partant nouveau chef de l’opposition, a annoncé que son parti n’entendait pas faire de la figuration au Parlement. « Le groupe parlementaire CDU/CSU n’est pas un banc de touche d’où vous pouvez appeler des remplaçants à volonté quand vous ne disposez pas d’une majorité », a-t-il lancé au chancelier.

La guerre en Ukraine freine la croissance allemande, selon l’institut Ifo

Les carnets de commandes pleins de l’industrie et la normalisation de la situation sanitaire stimulent la croissance. Mais l’économie allemande subit les conséquences de la guerre en Ukraine, selon l’institut Ifo. « Nous attendons une croissance comprise entre 2,2 % et 3,1 % », moins dynamique que les 3,7 % prévus en décembre, a indiqué le chef du département Conjoncture, Timo Wollmershäuser. Et ce, avec une inflation plus forte (5,1 % à 6,1 %) que prévu précédemment (3,3 %). 

« L’attaque russe freine la conjoncture à travers la nette hausse du prix des matières premières, les sanctions, des pénuries croissantes de matériaux bruts et de produits intermédiaires, ainsi qu’une montée de l’insécurité économique », Analyse M. Wollmershäuser. La perte de pouvoir d’achat liée à la hausse des prix serait d’environ six milliards d’euros au premier trimestre, selon l’Ifo. 

Selon que l’évolution des prix de l’énergie suivra un scénario optimiste ou pessimiste, les dépenses de consommation privées devraient augmenter de 3,7 % à 5 % cette année, et les dépenses d’équipement des entreprises de 0 % à 3,9 %, estime l’institut munichois. Mais le chômage devrait, dans tous les cas, repasser sous la barre des 2,3 millions. Dans le scénario pessimiste, le recours à l’activité partielle pourrait toutefois augmenter fortement.  Plus d'informations

La Beatlemania perdure à Hambourg

C’est dans les clubs de Hambourg que leur carrière a décollé au début des années 1960. Cinquante-deux ans après leur séparation, les Beatles restent une valeur sûre dans la capitale hanséatique. En témoigne le succès rencontré depuis quinze jours par une exposition au Musée Ernst-Barlach de Wedel, dans la banlieue de Hambourg. Intitulée « Come Together », elle retrace la carrière des Fab Four à travers des photos, vidéos, objets et extraits musicaux. Elle tente aussi de mieux cerner leurs personnalités respectives. Et surtout, elle s’interroge sur l’essence « de la fascination qu’ils ont exercée sur leurs fans », sur cette Beatlemania « qui perdure jusqu’à nos jours ». L’exposition coïncide avec le 60e anniversaire de la formation définitive du groupe autour de ses quatre célèbres musiciens. Entre 1960 et 1962, à une époque où leur notoriété ne dépassait pas les rives de la Mersey, autour de Liverpool, les Beatles ont rodé leurs premiers succès au club Kaiserkeller, dans le quartier de Sankt-Pauli, à Hambourg. Ils y ont amélioré leur technique, trouvé leur style, fixé la composition définitive du groupe et touché un public de plus en plus large. En se remémorant cette période marquante à l’aube du succès international, John Lennon dira beaucoup plus tard : « J'ai grandi à Hambourg, pas à Liverpool ». En savoir plus 

Rédaction : A.L. 

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