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La campagne électorale entre dans sa dernière ligne droite

La campagne électorale bat son plein en Allemagne à moins de trois semaines des élections législatives du 26 septembre

La campagne électorale bat son plein en Allemagne à moins de trois semaines des élections législatives du 26 septembre, © picture alliance/dpa/Revierfoto | Revierfo

07.09.2021 - Article

60 millions d’électeurs allemands élisent le 26 septembre leurs députés pour les quatre ans à venir. À 19 jours du scrutin, les intentions de vote restent fluides. Elles laissent planer le suspense sur la composition de la future coalition.

C’est l’enjeu des prochaines semaines: qui succédera à la chancelière Angela Merkel après 16 années à la tête de l’Allemagne ? 60,4 millions d’électeurs allemands sont appelés aux urnes le 26 septembre pour élire les députés du 20e Bundestag. 47 partis ont été autorisés à postuler. Un nombre record de 6 211 candidats, dont 33 % de femmes, se présente au scrutin direct ou sur une liste électorale. À 19 jours de l’élection, des tendances se dessinent dans les intentions de vote. Mais l’électorat reste volatil, car beaucoup d’électeurs se décident au dernier moment. L’éventail des coalitions possibles est très ouvert.

Quelles tendances dans l’opinion ?

Si l’on se réfère aux sondages, plusieurs tendances apparaissent. Tout d’abord, les intentions de vote en faveur des deux partis favoris au printemps, les Unions chrétiennes (CDU/CSU) et les Verts, se sont sensiblement tassées au cours de l’été. Durant la première semaine de septembre, elles s’établissent autour de 20 % (entre 19 % et 23 %) pour la CDU/CSU et autour de 17 % pour les Verts (entre 15 % et 19 %). À l’inverse, le Parti social-démocrate (SPD) semble avoir regagné les faveurs de l’électorat. Il est crédité de 25-26 % par les instituts de sondage. Il fait actuellement la course en tête.

[De g. à dr.] Les candidats Armin Laschet (CDU), Annalena Baerbock (Verts) et Olaf Scholz (SPD), têtes de listes et candidats à la chancellerie en vue des élections législatives du 26 septembre.
[De g. à dr.] Les candidats Armin Laschet (CDU), Annalena Baerbock (Verts) et Olaf Scholz (SPD), têtes de listes et candidats à la chancellerie en vue des élections législatives du 26 septembre.© picture alliance / SvenSimon | Malte Ossowski/SVEN SIMON

Les Unions chrétiennes, le SPD et les Verts ont chacun désigné un candidat ou une candidate à la chancellerie en cas de victoire. Lorsqu’on interroge les Allemands sur leur préférence, le candidat du SPD, Olaf Scholz, arrive loin devant ses concurrents Armin Laschet (CDU/CSU) et Annalena Baerbock (Verts). La dernière enquête DeutschlandTrend de la chaîne publique ARD, publiée le 6 septembre, le crédite de 43 % des votes contre 16 % pour M. Laschet et 12 % pour Mme Baerbock.

Par ailleurs, les scores de plusieurs autres partis, potentiellement « faiseurs de rois », seront scrutés à la loupe. C’est le cas des voix attirées par le Parti libéral (FDP) et par l’extrême-gauche (Die Linke). Le premier recueille actuellement entre 11 et 13 % des intentions de vote dans les enquêtes d’opinion, et le second entre 6 % et 7 %. Quant au sixième parti susceptible d’être représenté au Bundestag, le parti populiste d’extrême droite AfD, il oscille entre 6 % et 8 % des intentions de vote.

Quelle coalition ?

Le champ des possibles reste donc très ouvert, et il est impossible de prédire la couleur du gouvernement qui succédera à la Grande coalition. Arithmétiquement, cinq ou six alliances seraient envisageables. Avec une donnée nouvelle : toutes ou presque seraient formées de trois partis, et non plus de deux comme jusqu’à présent. Cela ne devrait pas faciliter les négociations de coalition.

Arithmétiquement, les deux coalitions qui bénéficieraient de la majorité la plus large au Bundestag sont la coalition dite « kényane » (SPD, CDU/CSU, Verts) et la coalition dite « allemande » (SPD, CDU/CSU, FDP).

Politiquement, l’une des possibilités les plus discutées est celle d’une coalition dite « feu tricolore », c’est-à-dire celle d’une alliance centriste associant le SPD, les Verts et les libéraux.

Toujours en cas de victoire du SPD ou des Verts, une option plus à gauche consisterait en une alliance dite « rouge-rouge-verte », alliant le SPD, les Verts et Die Linke.

Enfin, en cas de victoire de la CDU/CSU, une coalition « jamaïcaine » (CDU, Verts, FDP) serait également possible.

En revanche, la reconduction d’une Grande coalition des Unions chrétiennes et du SPD est peu probable. Mathématiquement, elle recueillerait une majorité serrée (autour de 50 % des intentions de vote). Et politiquement, elle n’est souhaitée par aucun des deux partis.

A.L.

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