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La campagne électorale à l’heure du coronavirus

Campagne électorale en Allemagne

Campagne électorale en Allemagne, © picture alliance / Eibner-Pressefoto

13.09.2021 - Article

L’Allemagne élit un nouveau Bundestag qui choisira le successeur d’Angela Merkel.

Qui succèdera à Angela Merkel comme chancelier ou chancelière ? Un nouveau Bundestag sera élu le 26 septembre 2021. Dès qu’un gouvernement de coalition sera formé avec une majorité, le Parlement décidera de la succession de Mme Merkel. Si la campagne électorale bat actuellement son plein, elle se déroule différemment cette année en raison de la pandémie de Covid-19. Concernant les mesures les plus adaptées pour combattre le virus, les avis ne sont guère divergents dans la classe politique et les rares positions extrêmes sont défendues par de petits partis. Si la campagne se démarque réellement en 2021, c’est parce que, pour la première fois, le chancelier en exercice n’est pas candidat à sa réélection.

Les sujets environnementaux dominent les débats

L’environnement et le climat sont les sujets les plus importants à ce jour dans la campagne électorale. L’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de neutralité carbone de l’Allemagne est partagé par les grands partis, mais pas le calendrier ni la feuille de route. Alors que Les Verts veulent atteindre ces objectifs plus rapidement et proposent une sorte de véto en faveur du climat pour toutes les décisions gouvernementales, d’autres partis, par exemple la CDU/CSU, mettent en garde contre un potentiel danger pour la stabilité économique si le rythme est trop rapide. Le parti d’Angela Merkel reste néanmoins fidèle à l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2045. Le SPD approuve lui aussi la loi de protection du climat adoptée en juin 2021 avec la CDU/CSU.

Le deuxième grand sujet est la politique fiscale et l’endettement de l’État. Il n’y a pas de divergences d’opinion sur l’étendue de la suspension des limites légales à un nouvel endettement pour pouvoir investir dans la politique climatique et soutenir l’économie afin d’atténuer l’impact de la pandémie.

Tous les partis tirent le même enseignement de la fermeture des écoles pendant la pandémie : la nécessité d’accélérer la numérisation des établissements scolaires. Le financement n’est pas non plus contesté puisque la politique scolaire relève de la compétence des länder.

Les trois grands partis veulent aider les personnes à faibles revenus. La CDU/CSU souhaite porter à 550 euros le plafond - actuellement fixé à 450 euros - à ne pas dépasser pour être exempté de cotisations sociales pour les mini-jobs. Le SPD et Les Verts souhaitent un salaire horaire minimum légal de 12 euros au lieu des 9,60 euros actuels.

Les grands partis sont également largement d’accord sur la politique étrangère. Même s’ils mettent des accents différents, ils ont tous une approche multilatérale et souhaitent un renforcement de l’Union européenne.

Les électeurs fidèles toujours moins nombreux

Traditionnellement, les électeurs allemands restent attachés à un parti et à son orientation politique au fil des années. Mais leur nombre ne cesse de diminuer et se situe pour la plupart des partis à moins d’un tiers de leur électorat. En raison du fort impact des thèmes environnementaux, Les Verts ont, selon des sondages, le plus grand potentiel pour ravir des électeurs aux autres partis. Ils sont donc considérés comme le concurrent le plus important par les autres partis. Néanmoins, rien n’annonce un choix idéologique entraînant un changement profond de la politique. C’est peut-être la raison pour laquelle les trois grands partis, la CDU/CSU, le SPD et Les Verts, sont si proches dans les sondages et que la marge d’erreur habituelle peut changer le classement à l’arrivée.

Le « Wahl-O-Mat » au service des indécis

Quiconque veut voter en fonction des programmes électoraux y sera aidé à partir du 2 septembre grâce à la mise en ligne du traditionnel « Wahl-O-Mat  » du Centre fédéral pour l’éducation politique. Un choix de réponses puisées dans les programmes électoraux à des questions concernant tous les domaines politiques sera en effet proposé (en allemand). À la fin, le site montrera aux internautes vers quel parti ils tendent le plus. Et tout cela sans campagne électorale.

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