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« Fussball Stories », histoires du football allemand

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Alors de quoi parlent les supporters allemands ? Quelles sont leurs histoires, petites ou grandes ? Pour le savoir, rendez-vous au Centre d’information de l’ambassade d’Allemagne (CIDAL) pour visiter l’exposition « Fussball Stories » !

Gernot Rohr (g.) et Nikolaus Meyer-Landrut (dr.) se prêtent au jeux questions-réponses du modérateur © CIDAL/F. Brunet
Gernot Rohr (g.) et Nikolaus Meyer-Landrut (dr.) se prêtent au jeux questions-réponses du modérateur© CIDAL/F. Brunet
C’est une vieille habitude de supporter. Deux mi-temps pleines de suspense – et une troisième pour refaire le match. Assis dans le canapé du salon ou accoudé au bar, on discute entre amis. On laisse la pression retomber. Mais chaque équipe a ses références. Alors de quoi parlent les supporters allemands ? Quelles sont leurs histoires, petites ou grandes ? Pour le savoir, rendez-vous au Centre d’information de l’ambassade d’Allemagne (CIDAL) pour visiter l’exposition « Fussball Stories » !

« Fussball Stories »

Découvrez un pan inattendu de la culture populaire allemande. Du 10 juin au 10 juillet, « Fussball Stories » vous offre une plongée dans l’univers mental et émotionnel des supporters de la Mannschaft. On y trouve des objets cultes, des photos et surtout des anecdotes croustillantes, présentés dans une ambiance chaleureuse et colorée.

Conçue par des spécialistes – les commissaires de l’exposition permanente du Musée allemand du football, à Dortmund, BERGZWO et Sport Schneider since 1971 (Berlin) – « Fussball Stories » a été inaugurée jeudi 9 juin. L’ambiance était détendue et festive. Et comme il était un peu tôt pour refaire les matchs de l’EURO, on a parlé de la culture du football en général, et de la place qu’elle occupe en Allemagne.

Créer des liens

Deux hôtes de marque avaient accepté de livrer leur vision et leur expérience : l’ambassadeur d’Allemagne en France, Nikolaus Meyer-Landrut, et Gernot Rohr, ancien footballeur vedette et entraîneur français d’origine allemande, qui fut notamment trois fois champion de France avec les Girondins de Bordeaux dans les années 1980.

Ils l’ont constaté tous les deux : le football crée des liens. Des liens sociaux, en particulier. Lors de l’organisation des premières fan zones en Allemagne, pendant la Coupe du monde de football de 2006, personne ne savait si le succès allait être au rendez-vous, s’est souvenu M. Meyer-Landrut. Mais le temps et l’ambiance aidant, on a vu des foules de plus en plus importantes se diriger vers la Porte de Brandebourg. « C’était très sympathique ! », a rapporté l’ambassadeur qui a lui-même suivi le mouvement.Mais le football joue parfois un rôle dans des enceintes plus inattendues. Lors des négociations internationales, « c’est évidemment un sujet », a confié M. Meyer-Landrut. Il faut dire que les compétitions sportives se déroulent souvent en juin-juillet, une période où se tient le Conseil européen. Mais cela ne met pas nécessairement de l’huile dans les rouages. Selon l’ambassadeur, « parfois, cela peut aussi bloquer. Tout dépend de celui qui gagne… »

La « culture » du football

Alors, le football est-il une culture ? Les footballeurs sont-ils des ambassadeurs de leur pays ? Gernot Rohr est sceptique. Pour lui, le jeu et les aspects techniques priment. Il ne pense pas, comme le sociologue du sport américain AndreïMarkovits, que « le match, c’est 1 %, et les 99 % restants, c’est ce qu’on en dit ».

Quant aux joueurs, ils ne se voient pas à l’étranger comme des ambassadeurs de leur pays d’origine. Mais il est vrai que le public tend parfois à projeter sur eux des qualités qui y sont traditionnellement associées, admet-il. Ainsi, lorsqu’il jouait chez les Girondins avec Alain Giresse et Jean Tigana, à une époque où les joueurs allemands étaient rares en France, Gernot Rohr a souvent vu louées sa « discipline » et sa « rigueur »…

À la veille du coup d’envoi de l’EURO, Nikolaus Meyer-Landrut et Gernot Rohr ne se sont pas livrés au jeu des pronostics. L’un et l’autre ne souhaitent qu’une chose : « que le meilleur gagne ! »

A.L.


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