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Remise du Prix d'Amitié franco-allemande à Anke Loiret, Philippe Belleuvre et Alexandre Wattin

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À l’occasion du 49e anniversaire du Traité de l’Élysée, le CIDAL a fait coup double en profitant de l’inauguration de l’exposition photographique « Voyage en FranceAllemagne » pour décerner le Prix de l’amitié franco-allemande.

À l’occasion du 49e anniversaire du Traité de l’Élysée, le CIDAL a fait coup double en profitant de l’inauguration de l’exposition photographique « Voyage en FranceAllemagne » pour décerner le Prix de l’amitié franco-allemande.

« Quand j’ai lancé ce projet, j’avais très peur de ramener une feuille blanche. Certains m’ont dit que c’était complètement fou, que la vallée du Rhin n’avait aucun intérêt, qu’il n’y avait que des industries, que c’était moche, que le nord de la frontière était une zone sinistrée… En fait, cela a été absolument formidable ! »

Du nez, Frédéric de La Mure en a toujours eu. En 1984, c’est lui qui a immortalisé la célèbre poignée de main entre Helmut Kohl et François Mitterrand devant l’ossuaire de Douaumont. Photographe officiel du Quai d’Orsay, il s’était lancé en 2010 un défi : parcourir à vélo les 722 kilomètres de frontière qui séparent la France et l’Allemagne, appareil photo en bandouillère… En quête des différences et des ressemblances entre les deux peuples. Le fruit de son travail est désormais visible au CIDAL. L’exposition « Voyage en FranceAllemagne » y est présentée jusqu’au 29 février.

Lien symbolique

L’inauguration a eu mercredi 25 janvier en présence de l’ambassadeur d’Allemagne, Reinhard Schäfers, et de plus de 110 invités. Pierre Sellal, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et européennes, a mis le doigt sur l’essentiel : la frontière franco-allemande est « une source de méditation très intéressante », a-t-il dit. « La première surprise, quand on regarde ces photographies, c’est le côté banal, presque dérisoire de cette frontière. On se demande : “Est-ce vraiment ça, la frontière pour laquelle nos ancêtres se sont tant battus ? On voit en fait une campagne paisible, une vie tranquille, on voit Frédéric qui fait de la bicyclette... Bref, nous sommes très loin de la frontière héroïque ! La frontière n’est plus la limite, elle devient le lien. Cette région de contact, c’est la FranceAllemagne ».

Pour le CIDAL, cette exposition est une manière de rendre hommage à l’auteur d’un cliché qui a marqué une étape psychologique de la réconciliation historique entre la France et l’Allemagne. « Devenue un symbole historique sans égal, cette photo des deux hommes d’État est entrée dans la mémoire collective des Français et des Allemands », a rappelé M. Schäfers. Et de souligner : cette photo, « nous la connaissons tous, mais combien d’entre nous auraient pu citer son auteur ? »

La coopération franco-allemande était également à l’honneur à travers la remise, en marge de l’exposition, du « Le Prix de l’amitié franco-allemande ». Créé en 2008 par l’ambassade d’Allemagne, il récompense donc les citoyens français ou allemands qui s’engagent personnellement pour faire progresser l’amitié entre les deux peuples. Le moment choisi était on ne peut plus propice : il marquait le 49e anniversaire de la signature du Traité de l’Élysée entre le Général De Gaulle et le chancelier Adenauer, base de la coopération entre les deux pays depuis le 22 janvier 1963.

La traductrice, le prof et l’officier

Le Prix a été remis par le ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Allemagne, Detlef Weigel, à trois lauréats. Anke Loiret, traductrice, s’est distinguée « en créant un réseau d’affaires franco-allemand dans la région de Poitiers », puis, en mars 2011, un Club d’affaires franco-allemand. Professeur d’allemand au Lycée Jeanne-d’Arc à Colombes, Philippe Belleuvre, a su, de son côté, « briser la routine de l’enseignement » en lançant des projets innovants qui permettent à ses élèves d’écrire des lettres de réservation aux auberges de jeunesse, de s’adresser aux entreprises pour organiser des visites ou encore de réaliser des sondages outre-Rhin. Il a également créé l’association Monphi qui « promeut les échanges culturels et linguistiques entre la France, l’Allemagne et la Pologne. »

Enfin, Alexandre Wattin, officier de réserve dans l’armée française et président de l’Observatoire des relations franco-allemandes pour la construction européenne, a participé à la création du premier musée militaire franco-allemand à Mayence. Il a, de plus, publié un livre en allemand sur les distinctions et ordres français et organisé une semaine sportive franco-allemande sur la base aérienne de Mont-de-Marsan.

MG/ AL

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