Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Discours du chancelier fédéral lors de la Conférence de Munich sur la sécurité« - Nous affirmons notre liberté avec nos voisins »

Selon le chancelier fédéral Friedrich Merz, « un réseau solide de partenariats mondiaux » est important pour la future coopération internationale.

Selon le chancelier fédéral Friedrich Merz, « un réseau solide de partenariats mondiaux » est important pour la future coopération internationale. © Gouvernement fédéral/Steffen Kugler

13.02.2026 - Article

Dans un monde en proie à des tensions croissantes, l’Europe doit préserver ses valeurs, protéger sa liberté et renforcer ses points forts, a souligné le chancelier fédéral Friedrich Merz dans son discours prononcé dans le cadre de la Conférence de Munich sur la sécurité.

« Nous avons franchi ensemble le seuil d’une ère qui, une fois de plus, est ouvertement marquée par le pouvoir et, surtout, par la politique de grande puissance », a affirmé Friedrich Merz lors de son discours d’ouverture de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité. Notre « première tâche en tant qu’Européens » consiste aujourd’hui à reconnaître cette réalité et à « prendre les dispositions qui s’imposent pour cette nouvelle ère ». Le chancelier a souligné que la politique étrangère et de sécurité allemande reste toujours ancrée en Europe. « Nous affirmons notre liberté avec nos voisins », a déclaré Friedrich Merz.

À l’ère des grandes puissances, la liberté de l’Europe est menacée. Pour l’affirmer, cela nécessite de faire preuve « de fermeté et de volonté » et d’être prêt à un nouveau départ, aux changements et aux sacrifices. Pour cela, l’Europe a besoin d’un « programme de la liberté ». Cela implique avant tout de continuer de renforcer l’Europe, en tant qu’Europe souveraine et en tant qu’Europe forte au sein de l’OTAN, a ajouté M. Merz. Toujours selon le chancelier, il convient par ailleurs de redynamiser les relations transatlantiques et de tisser un réseau solide avec des partenaires mondiaux.

L’essentiel à retenir du discours du chancelier

  • Nouveau désordre mondial : « L’ordre international fondé sur les droits et les règles », selon le chancelier fédéral, « n’existe plus sous cette forme ». Et au moins depuis la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, nous sommes entrés dans « une nouvelle phase de guerres et de conflits ouverts ». La lutte pour les sphères d’influence, les dépendances et les allégeances pousse parfois les États démocratiques aux limites de leur capacité d’action.
  • Relations transatlantiques : un fossé s’est creusé avec les États-Unis et l’ambition de leadership des États-Unis est contestée, a indiqué le chancelier. Sur certains sujets, l’Europe a des avis différents de ceux de l’administration de Washington, a-t-il ajouté. Mais malgré toutes les difficultés rencontrées dans le partenariat, celui-ci a encore du potentiel. L’OTAN est un avantage concurrentiel commun, tant pour l’Europe que pour les États-Unis, a-t-il dit.
  • Nouveau rôle de l’Europe : le chancelier a également souligné que l’Europe devait préserver ses intérêts et ses valeurs, et miser sur ses propres atouts. La liberté de l’Europe, rendue possible par la sécurité et la puissance économique, prime sur tout le reste. Grâce à un programme de la liberté, l’Europe devrait à l’avenir être plus forte et plus souveraine, a-t-il déclaré.

© Gouvernement fédéral

Retour en haut de page