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Le peuple iranien a le droit de décider de son destin

Après les frappes militaires d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, des Iraniennes et des Iraniens se sont rassemblés devant la porte de Brandebourg à Berlin.

Après les frappes militaires d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, des Iraniennes et des Iraniens se sont rassemblés devant la porte de Brandebourg à Berlin. © picture alliance / SZ Photo

12.03.2026 - Article

Au regard des événements consécutifs aux frappes militaires israéliennes et américaines contre l’Iran, le gouvernement fédéral est toujours en contact étroit avec ses alliés et ses partenaires. L’Allemagne reste engagée dans la paix et la sécurité de la région.

Comme l’a souligné à plusieurs reprises le chancelier fédéral Friedrich Merz, une menace émane du régime iranien depuis des années, pour l’ensemble de la région et au-delà. Ce régime menace l’existence d’Israël, est responsable du terrorisme du Hamas et du Hezbollah et n’a cessé de soutenir le terrorisme international. Son programme nucléaire et balistique menace la paix et la sécurité. Ses attaques aveugles contre le voisinage direct et les pays du Golfe déstabilisent la région entière.

« Le peuple iranien a le droit de décider de son destin », a déclaré M. Merz. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent des frappes militaires massives contre le régime iranien. Le chancelier échange étroitement avec les partenaires européens, les États-Unis et Israël, ainsi qu’avec les partenaires de la région. Sous la direction du chancelier, le Conseil national de sécurité s’est notamment réuni le 1er mars à Berlin pour évoquer la situation au Proche-Orient.

Mettre fin à la terreur du régime

Le chancelier fédéral a clairement affirmé la position du gouvernement fédéral vis-à-vis du pouvoir iranien : « Le régime des mollahs est un régime de terreur, responsable de décennies de répression contre le peuple iranien », a-t-il affirmé dans une déclaration de presse le 1er mars. L’Allemagne partage avec les États-Unis un intérêt « à ce que cesse ce régime de terreur et à stopper son dangereux armement nucléaire et balistique ». Le fait que les États-Unis et Israël veuillent désormais mettre fin à des décennies de conflit par des frappes militaires n’est cependant pas sans risque.

Dans une déclaration faite le 6 mars, le chancelier a indiqué : « Nous voyons toutefois aussi une intensification des risques dans des combats dont la durée et l’étendue s’accroissent. » Ces risques concernent selon lui la sécurité d’Israël et des partenaires de l’Allemagne dans la région, en particulier dans le Golfe, ainsi que l’État d’Iran et son intégrité territoriale.

Friedrich Merz a exprimé l’espoir que les actions militaires s’achèvent au plus tôt. « Une guerre sans fin n’est pas dans notre intérêt », a-t-il ajouté. Un effondrement de l’État iranien ou des conflits par émissaires interposés qui s’y dérouleraient pourraient avoir d’importantes conséquences pour l’Europe, notamment en matière de sécurité, d’approvisionnement énergétique et de migration. M. Merz a également précisé que l’Allemagne contribuerait à un nouvel ordre de paix et de stabilité au Proche-Orient : les Iraniennes et les Iraniens méritent un avenir meilleur. Par ailleurs, l’Allemagne ne prend pas part aux frappes militaires.

L’Iran sommé de suspendre les frappes militaires

Avec la France, le Royaume-Uni et les partenaires européens, le gouvernement fédéral a sommé de façon répétée le pouvoir iranien de suspendre son programme nucléaire, de renoncer aux frappes militaires et de mettre un terme à la violence contre sa propre population. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont expressément appelé l’Iran à suspendre ses frappes militaires contre Israël et les autres partenaires régionaux.

Conjointement avec la France et le Royaume-Uni, l’Allemagne a également émis des déclarations sur la situation au Proche-Orient : Déclaration conjointe des dirigeants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni sur les attaques indiscriminées de l’Iran contre des pays de la région / Déclaration conjointe des dirigeants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni sur l’Iran (anglaise).

Le gouvernement fédéral soutient les citoyens allemands dans la région

Le gouvernement fédéral apporte son soutien aux vacanciers et aux voyageurs dans la région. Au ministère fédéral des Affaires étrangères, la cellule de crise œuvre intensivement notamment à la situation des ressortissants allemands sur place. De nombreuses personnes séjournant actuellement dans la région ou y ayant des proches ont des questions liées à l’actualité des événements. Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquentes auprès du ministère fédéral des Affaires étrangères.

Un signal clair contre la violence en Iran

Dans une décision formelle du 19 février, les pays de l’UE, dont l’Allemagne, ont désigné le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran comme organisation terroriste. Cela fait suite à des manifestations du peuple iranien contre le régime, en début d’année, qui n’avaient reçu pour réponse que la force brutale. Avec les autres États membres de l’UE, le gouvernement fédéral s’était alors expressément déclaré favorable à l’inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes.

L’Allemagne en lien étroit avec ses partenaires

L’évolution de la situation en Iran était déjà un thème du déplacement du chancelier fédéral dans le Golfe début février. Lors d’entretiens en Arabie saoudite, au Qatar et dans les Émirats arabes unis, M. Merz avait insisté sur trois points : la violence du régime iranien contre son propre peuple doit cesser immédiatement, l’Iran doit suspendre son programme nucléaire militaire et mettre un terme à ses activités de déstabilisation dans la région.

Sanctions contre l’Iran

Plusieurs paquets de sanctions ont déjà été adoptés contre l’Iran en raison de la situation en matière de droits de l’homme. Le gouvernement fédéral a expressément soutenu ces sanctions et les a encouragées. Les sanctions contre l’Iran du fait de son programme nucléaire sont par ailleurs à nouveau en vigueur, à l’initiative de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la France.

© Gouvernement fédéral

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