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À la recherche de solutions communes pour la paix et la sécurité : le ministre des Affaires étrangères Wadephul se rend aux Nations Unies à New York
Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul et le ministre des Affaires étrangères bahreïni Abdullatif bin Rashid Al Zayani dans la salle de réunion du Conseil de sécurité des Nations unies (27 avril 2026). © Photothek Media Lab
Guerre en Ukraine et au Proche-Orient et augmentation des prix de l’énergie sont des sujets qui préoccupent nombre de personnes. La communauté internationale a créé l’ONU afin de trouver des solutions à de telles crises. Le chef de la diplomatie allemande se rend aujourd’hui à son siège à New York.
Aucun pays ne peut, à lui seul, résoudre les crises de notre époque. Lorsque la paix et la sécurité sont en danger, le Conseil de sécurité de l’ONU est tenu d’agir. Celui-ci peut en effet donner à la communauté internationale des leviers légitimes afin de résoudre les guerres et les conflits. C’est également la raison pour laquelle l’Allemagne postule à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2027-2028. Si elle est élue, elle mettra l’accent sur la prévention des conflits, le règlement des crises, le climat et la sécurité, ce dans le respect des règles de la Charte des Nations Unies et des perspectives de chaque État membre, avec comme priorité absolue une juste répartition des ressources et l’engagement en faveur de la paix et de la sécurité. L’Allemagne a ainsi placé sa candidature sous le thème « Respect – Justice – Paix ».
Avant son départ, le ministre des Affaires étrangères allemand, Johann Wadephul, a déclaré à ce sujet :
En tant qu’une des principales nations économiques à travers le monde et un des premiers bailleurs de fonds du système onusien, nous misons sur des règles fiables et des partenariats mondiaux. À cet effet, nous souhaitons endosser encore plus de responsabilités directes : l’Allemagne est candidate à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU à partir de 2027. Nous voulons contribuer au façonnement de l’architecture de sécurité internationale : pour la paix et la sécurité, avec respect et justice.
Lundi, au Conseil de sécurité, le ministre Johann Wadephul évoquera des questions liées à la sûreté maritime, notamment l’approche de la communauté internationale vis-à-vis de l’Iran et la situation dans le détroit d’Ormuz. Le détroit d’Ormuz est l’une des principales routes commerciales au monde, puisqu’un litre de pétrole sur cinq doit y passer. Lorsque des voies maritimes aussi importantes sont bloquées, nombreux sont les Allemands qui en ressentent les effets à la pompe. Ailleurs, la situation est cependant grave compte tenu de la pénurie d’engrais venant des États du Golfe et des pertes de récoltes attendues.
À ce propos, M. Wadephul a déclaré :
Dans le golfe Persique, l’Iran attaque l’économie mondiale. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran nous montre à quel point notre prospérité et l’approvisionnement mondial sont fragiles. Cela vaut particulièrement pour les États qui n’ont ni les moyens ni les ressources de mettre en place des mesures de précaution. Sans énergie ni engrais, l’approvisionnement mondial du monde en aliments est menacé. C’est pourquoi, aujourd’hui à New York, je plaiderai pour que le Conseil de sécurité remplisse son rôle. Si le Conseil de sécurité prend ses responsabilités maintenant, alors l’ordre international s’en verra renforcé.
L’Allemagne souhaite contribuer à ce que les navires commerciaux puissent de nouveau traverser le détroit d’Ormuz en toute sécurité. Le Conseil de sécurité peut conférer un mandat à cette fin. Un mandat du Conseil de sécurité permettrait de faire en sorte que la communauté internationale puisse intervenir dans les conflits, déployer des opérations de paix ou encore sécuriser les routes maritimes internationales.
L’Allemagne est convaincue que les défis mondiaux ne peuvent être résolus durablement que si les partenaires et les institutions internationaux travaillent main dans la main. De nombreuses agences onusiennes assument des tâches pour la communauté internationale, tâches que personne d’autre ne peut assumer à l’heure actuelle. Ainsi, l’aide humanitaire serait inenvisageable sans d’importantes agences de l’ONU telles que le Programme alimentaire mondial (PAM) ou le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La survie de nombreux habitants dans les régions frappées par la guerre, comme le Soudan et Gaza, en dépend. Au Liban, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) protège, avec l’aide de l’Allemagne, les plus vulnérables dans le conflit actuel. La Banque mondiale soutient l’éducation, la santé ainsi que des projets d’infrastructure dans des pays qui peuvent ainsi obtenir plus facilement des prêts. La Cour internationale de Justice veille au respect du droit international. Toutes ces organisations font partie de l’ONU et de ses institutions spécialisées.
Par conséquent, l’Allemagne a besoin des Nations Unies et les Nations Unies ont besoin d’États membres forts tels que l’Allemagne. Plus de trente institutions onusiennes, employant bien plus d’un millier de personnes, ont leur siège en Allemagne, notamment à Bonn, Berlin, Munich et Hambourg. Et l’Allemagne, en tant que pays hôte d’organisations de l’ONU, est en train de gagner en importance. Au mois de janvier, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la principale organisation de coopération au développement, a décidé de déplacer une partie de son siège vers Bonn. Deuxième contributeur au système de l’ONU, l’Allemagne participe à des missions de paix dans le monde entier en fournissant des personnels militaires, policiers et civils.
Dans le même temps, les conflits complexes de notre époque nous rappellent que l’ONU aussi peut atteindre ses limites. Pour que l’ONU puisse encore mieux remplir son rôle de gardienne de la paix et de la sécurité à l’avenir, il est indispensable d’en réformer le système. C’est d’ailleurs ce dont discutera à New York le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui a lancé des réformes profondes de l’organisation, un processus appuyé par l’Allemagne.
Le chef de la diplomatie allemande a ainsi déclaré :
Afin que l’ONU continue d’apporter une contribution importante dans ce monde davantage marqué par des conflits, nous devons faire preuve de courage pour nous renouveler en tant que Nations Unies. Si elle veut résoudre les conflits actuels et futurs, l’ONU doit demeurer crédible et sa capacité d’action doit être renforcée.