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Contribuer à la résolution des crises, approfondir les partenariats : le ministre des Affaires étrangères Wadephul à New York pour le débat général des Nations Unies
Le siège des Nations Unies à New York © NurPhoto
Dans un monde traversé par les crises et les conflits, l’intérêt de l’Allemagne réside dans des règles contraignantes et dans un ordre international stable. C’est pourquoi elle est engagée pour des Nations Unies fortes, à même d’agir face aux défis de notre temps.
Une fois par an, la communauté internationale se réunit à New York pour la « semaine de haut niveau » des Nations Unies. Les chefs d’État et de gouvernement, ministres des Affaires étrangères et autres représentantes et représentants de haut rang des 193 États membres des Nations Unies se retrouvent au siège de l’Organisation afin d’y discuter de questions d’importance mondiale, depuis le changement climatique jusqu’à la protection des droits humains en passant par le développement durable.
Au cours du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, chaque pays présente dans un discours ses positions fondamentales en matière de politique étrangère. Durant cette semaine se tiennent aussi d’innombrables événements parallèles, où différents États échangent entre eux sur des thématiques où ils sont particulièrement engagés.
La semaine de haut niveau est en outre l’occasion d’échanges diplomatiques de courte durée : des centaines de rencontres en tête à tête ont lieu entre les représentants des États et permettent à ces derniers d’évoquer des sujets d’intérêt bilatéral.
Avant son départ, le ministre Wadephul a déclaré à propos du rôle de l’ONU et de l’importance de l’Assemblée générale des Nations Unies :
Les États du monde ont fondé l’ONU il y a plus de 80 ans afin de donner à l’humanité, après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, un centre de commande pour un ordre international pacifique. Cette perspective d’un vivre-ensemble durable et sans conflits a laissé la place aujourd’hui à un mode d’escalade permanente. Nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas nous y résoudre. Nous avons un devoir : celui de rassembler nos forces pour qu’un renversement de cette situation soit possible. Les très nombreux entretiens de cette semaine sont l’une des rares occasions qui peuvent permettre cela.
Élaborer des solutions aux crises, s’engager pour un ordre international stable
En tête d’agenda se trouvent les nombreux conflits et crises qui dominent actuellement l’ordre international. La réunion de la communauté internationale à New York n’est pas seulement l’occasion de les désigner pour ce qu’ils sont, mais aussi de rechercher ensemble des solutions concrètes à ces conflits et crises.
La guerre d’agression russe contre l’Ukraine prend de plus en plus pour cible les installations civiles. Parallèlement, la Russie accroît ses menaces aussi contre des États membres de l’UE et l’OTAN, que ce soit par des violations de leurs espaces aériens, la destruction de câbles sous-marins ou des attaques hybrides. Il est donc primordial que le soutien international à l’Ukraine se poursuive pour que subsiste la perspective d’un avenir de liberté. Dans le même temps, la Russie doit enfin être amenée à reconnaître qu’il est temps d’entamer des négociations sérieuses. Et pour cause : la Russie ne se limite pas à violer continuellement les règles de la coexistence internationale. Poutine mène son pays à la ruine économique et envoie des milliers de ses concitoyens à la mort. Ce procédé est inacceptable et nous porterons à nouveau ce sujet durant la semaine de haut niveau, avec nos partenaires, devant le Conseil de sécurité, la plus haute instance des Nations Unies.
Cette semaine new-yorkaise aura aussi pour but de regarder comment, avec nos partenaires, nous pouvons mieux protéger les infrastructures critiques et comment la communauté internationale réagit aux dangers concernant la sécurité maritime. Les tensions qui affectent les routes commerciales importantes comme les détroits d’Ormuz et de Bab Al-Mandab entravent massivement l’approvisionnement mondial en énergie, engrais et autres marchandises. Cela frappe notre économie mais aussi et surtout les pays du Sud global. La maîtrise de ces conflits est dans l’intérêt direct de l’Allemagne, qui s’impliquera de manière constructive pour qu’ils soient résolus.
Au sujet de la nécessité de faire avancer sérieusement la résolution de conflits dans le cadre de la semaine de haut niveau, le ministre Wadephul a déclaré :
L’Allemagne apportera sa contribution et œuvrera pour que soit surmontée cette angoissante impossibilité de dialogue entre les parties en conflit, tant en Europe qu’au Moyen-Orient.
En effet, si la communauté internationale se réunit ces jours-ci à New York, cela ne doit pas être seulement pour faire un état des lieux de l’ensemble des crises, conflits et guerres. Tous les responsables politiques devraient être prêts à défendre ne fût-ce que la plus petite avancée en direction d’une solution à ces conflits.
Des Nations Unies capables d’agir, en phase avec leur temps
L’ordre international évolue rapidement, non seulement du fait de guerres telles que l’agression russe contre l’Ukraine ou le conflit en cours au Soudan, l’une des pires catastrophes humanitaires causées par l’homme. Nous voyons aussi combien les crises et les mutations globales ont un impact direct sur notre économie et, partant, sur la garantie de notre liberté et de notre prospérité. Face à cette situation, il faut préparer les Nations Unies pour l’avenir. Elles ne doivent pas seulement gérer avant tout les conséquences des crises, elles doivent apporter une contribution active pour que ces crises puissent être atténuées ou résolues. Telle sera la tâche centrale de la nouvelle secrétaire générale ou du nouveau secrétaire général des Nations Unies. Celle ou celui qui succédera au secrétaire général António Guterres sera désigné dans les prochaines semaines et doit entrer en fonctions au début de 2027. L’Allemagne soutient un processus de renouvellement fondamental des Nations Unies et est favorable par exemple, avec d’autres partenaires, à une réforme du Conseil de sécurité. L’Organisation doit être plus efficace et voir sa capacité d’action accrue ; sa plus haute instance doit mieux refléter les réalités géopolitiques du monde. Les pays du Sud global aussi doivent dès lors obtenir une voix plus forte.
Sur la réforme des Nations Unies, le ministre Wadephul a déclaré :
Dans la perspective d’un ordre international stable, l’on a besoin de Nations Unies qui ne se consacrent pas avant tout à la gestion des crises et conflits de notre temps, mais qui préparent le terrain pour apporter des solutions en tant que bras agissant de la communauté internationale, par exemple en jouant un rôle de médiateur dans la guerre au Soudan, en contribuant au déblocage des voies commerciales ou en intervenant contre les violations des droits humains. L’ONU doit aussi prendre des responsabilités sur les questions du présent, notamment pour une approche conjointe des chances et des défis que représente l’intelligence artificielle.
Renforcer les partenariats
La semaine de haut niveau à New York est aussi une occasion unique d’échanger avec des alliés proches, de renforcer des partenariats et d’en conclure de nouveaux. Parmi ceux-ci figurent les États du G7 qui, en tant que principales nations industrialisées et démocraties, se concerteront étroitement à New York, de même que les partenaires du G4 – Brésil, Inde et Japon –, avec lesquels l’Allemagne est engagée pour une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il y a aussi la coopération économique intensifiée avec les pays d’Amérique latine, tout comme les échanges avec les petits États insulaires sur la manière dont nous pouvons devenir ensemble plus résilients face aux conséquences du changement climatique.
Renforcer les liens existants, nouer de nouvelles relations pour porter de l’avant les intérêts de l’Allemagne : l’Assemblée générale des Nations Unies est précisément l’endroit juste pour cela, car c’est là que le monde entier se réunit.