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Sommet sur le numérique 2026 - Sécurité, souveraineté et compétitivité
Lors du sommet sur le numérique, le chancelier fédéral Friedrich Merz a également examiné de près un robot de l’entreprise NEURA Robotics. © Gouvernement fédéral/Laurin Schmid
Perspectives, risques, sécurité et enjeux politico-stratégiques liés à l’intelligence artificielle : tels sont les thèmes abordés cette année lors du sommet sur le numérique à Berlin, placé sous le thème « Sécurité, souveraineté et compétitivité ».
Cette année encore, le sommet sur le numérique, organisé par le ministère fédéral du Numérique, se tient à Berlin. Dans le prolongement du sommet de l’année dernière, consacré à la souveraineté numérique, cette édition est axée sur l’intelligence artificielle. Sous le thème « Shaping AI: safe, sovereign, competitive », les discussions portent sur les applications concrètes de l’IA, sa sécurité, les perspectives et les risques qu’elle présente, les évolutions à venir ainsi que les enjeux politico-stratégiques liés à cette technologie.
Le gouvernement fédéral entend contribuer activement au développement d’une IA sûre et digne de confiance, afin de rendre notre économie plus performante, d’accroître la capacité d’action de l’État et de faciliter le quotidien des citoyennes et des citoyens. En s’imposant comme un pays de premier plan dans le domaine de l’IA, l’Allemagne entend favoriser la croissance économique et la création d’emplois, se doter d’une administration efficace et rapide et proposer des applications sûres et dignes de confiance dans la vie quotidienne.
L’Allemagne doit se hisser parmi les leaders mondiaux
L’une des priorités du gouvernement fédéral est de renforcer considérablement la position de l’Allemagne dans la compétition internationale en matière d’IA, notamment dans le secteur industriel. Le chancelier fédéral Friedrich Merz est convaincu que, si l’industrie allemande met à profit son savoir-faire unique et ses idées innovantes, le pays pourra se hisser parmi les leaders mondiaux de l’IA industrielle.
Le ministre fédéral du Numérique, Karsten Wildberger, a souligné : « Le sommet sur le numérique 2026 traduit notre ambition de développer une IA sûre et digne de confiance, de tirer parti des possibilités qu’elle offre et de renforcer encore la position de l’Allemagne et de l’Europe dans la compétition internationale. Pour cela, nous mettons en place un cadre fiable afin de renforcer la souveraineté numérique et la compétitivité. Je me réjouis à la perspective de ces deux journées passionnantes, qui nous permettront de mettre en évidence les atouts dont nous disposons déjà dans le domaine de l’IA et de montrer comment nous pouvons, avec nos partenaires, libérer de nouveaux potentiels d’innovation. »
Consultez ici le rapport de synthèse du groupe de travail sur l’IA : L'Allemagne à la pointe de l'IA à l'horizon 2030 PDF, 971 KB, Accessible .
Qu’est-ce que le sommet sur le numérique ?
Le sommet sur le numérique est un congrès annuel qui constitue une plateforme majeure pour accompagner la transformation numérique de l’économie, de l’État et de la société en Allemagne. Créé en 2006 face à l’importance croissante du secteur des technologies de l’information pour l’économie allemande, il portait jusqu’en 2016 le nom de « sommet national des technologies de l’information ». Depuis l’année dernière, cet événement est organisé par le ministère fédéral du Numérique et de la Modernisation de l’État.
Qui participe au sommet sur le numérique 2026 et quel est le programme prévu ?
Le sommet sur le numérique a été ouvert le 2 novembre par le ministre fédéral du Numérique, Karsten Wildberger. Des intervenants issus des milieux économiques et scientifiques, du monde politique et de différents secteurs de la société examinent les multiples dimensions de l’IA. Des ministres chargés du Numérique de pays européens et du Canada, des représentants de la Commission européenne, des membres du Bundestag allemand ainsi que de hauts représentants des Länder, des milieux économiques et scientifiques et de la société civile sont attendus sur place.
Lors de la journée d’ouverture, le chancelier fédéral Friedrich Merz a également pris la parole. Face à la concurrence internationale dans le domaine de l’IA, il a appelé l’Allemagne et l’Europe à accélérer le rythme. Selon lui, il faut parvenir à « développer les technologies numériques et à les utiliser réellement » plus rapidement et plus efficacement. Il s’agit également d’orienter cette transformation conformément à nos valeurs. C’est l’être humain qui est au centre, et non la technologie.
Outre les nombreuses tables rondes, des événements parallèles sont organisés en marge du sommet sur le numérique par des ministères fédéraux, des acteurs de la société civile, des entreprises, des associations et des représentants des milieux scientifiques. Ces événements approfondissent les grands thèmes du sommet sur le numérique en les abordant sous différents angles.
Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle au cœur du sommet sur le numérique 2026 ?
L’intelligence artificielle revêt une importance croissante pour la croissance économique, l’innovation et la prospérité à venir. L’Allemagne ambitionne de devenir l’un des principaux pôles européens de l’IA afin de préserver sa compétitivité à l’échelle européenne et mondiale. Le sommet sur le numérique vise à mettre en évidence les atouts dont dispose déjà notre pays dans ce domaine et à montrer où il reste à innover.
Comment l'Allemagne peut-elle s'imposer parmi les leaders de l'IA ?
Le gouvernement fédéral a mis en place un groupe de travail interministériel sur l’IA. Sous la direction du ministère fédéral du Numérique, celui-ci a élaboré une vision d'ensemble de la voie à suivre pour faire de l'Allemagne un acteur majeur de l'IA d'ici 2030. Le rapport de synthèse, publié le 2 novembre, fixe à cet effet des objectifs mesurables et rassemble 18 mesures clés mobilisant plusieurs ministères.
Les mesures proposées vont de la mise en place d’un dispositif stratégique d’analyse et de suivi aux programmes consacrés aux technologies, à l’innovation, aux applications et aux talents, en passant par des initiatives visant à développer les compétences en matière d’IA, à renforcer la sécurité et à améliorer les infrastructures. Ensemble, elles visent à réunir les conditions essentielles pour faire de l’Allemagne un pays performant et souverain dans le domaine de l’IA, tout en assurant un développement responsable de cette technologie. Concrètement, l’objectif est notamment que, d’ici 2030, au moins 80 % des grandes entreprises et 55 % des petites et moyennes entreprises utilisent l’IA. La part de la production économique générée grâce à l’IA devra dépasser 10 %. Enfin, 90 % des autorités fédérales devront utiliser au moins une application d’IA pour accomplir leurs missions essentielles d’ici 2030.
Compte tenu de l’évolution extrêmement rapide des technologies de l’intelligence artificielle, il est indispensable de réexaminer et d’adapter en permanence les objectifs et les mesures. Le rapport de synthèse constitue la base stratégique de cette démarche, tandis que le réexamen et l’adaptation continus des objectifs et des mesures permettent à l’Allemagne de réagir rapidement et avec souplesse aux nouveaux défis et aux percées technologiques.
Quelles décisions ont été prises lors du sommet sur le numérique 2025 ?
En 2025, le sommet sur le numérique a été organisé en coopération avec le gouvernement français et consacré à la souveraineté numérique européenne. Ce sommet européen, qui s’est tenu sur le campus EUREF à Berlin, avait pour objectif de faire progresser les éléments essentiels à un avenir numérique européen indépendant, sûr et propice à l’innovation.
Depuis lors, les deux pays ont accompli des progrès notables dans les domaines de la réglementation relative à la protection des données, de la souveraineté des données, des biens communs numériques, des travaux du groupe de travail sur l’IA concernant la souveraineté numérique et de la promotion de l’innovation en matière d’IA. Le ministre fédéral Karsten Wildberger a déclaré à ce sujet : « Je pense que nous avons déjà accompli beaucoup de choses au cours de l’année écoulée, mais nous devons encore accélérer le rythme. En matière de réglementation, nous avons besoin d’une plus grande marge de manœuvre pour l’innovation. »
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