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Conseil des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles : l’Ukraine, l’Iran et la situation dans la région des Grands Lacs au centre des discussions
Vue de la salle du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles © Janine Schmitz/photothek.de
Le ministre Johann Wadephul participe à Bruxelles au Conseil des affaires étrangères de l’UE. La guerre d’agression russe contre l’Ukraine, la situation en Iran et en Syrie ainsi que la situation humanitaire dramatique dans la région des Grands Lacs en Afrique seront à l’ordre du jour.
Guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine : poursuivre le soutien et accroître la pression
Depuis presque quatre ans, l’Ukraine se défend contre la guerre d’agression russe. Au cours des dernières semaines, les attaques russes, notamment sur des objectifs civils, ont franchi un nouveau seuil de violence. Rien qu’à Kyïv, des centaines de milliers de personnes sont toujours sans électricité et sans chauffage alors que les températures sont glaciales. Compte tenu de la situation tendue dans le secteur ukrainien de l’énergie, l’Allemagne plaide pour un soutien supplémentaire rapide, de nature financière et pour la défense, entre autres à travers le Fonds de soutien à l’Ukraine dans le domaine de l’énergie. À la mi-janvier, l’Allemagne a débloqué un montant supplémentaire de 60 millions d’euros destiné à l’aide humanitaire en faveur de l’Ukraine et elle est intervenue auprès de ses partenaires de l’UE pour qu’eux aussi augmentent leur contribution.
Les efforts diplomatiques déployés pour parvenir à une paix durable en Ukraine sont également au cœur des discussions des ministres européens des Affaires étrangères. Des garanties de sécurité robustes sont à cet égard essentielles. L’Allemagne est engagée pour accompagner étroitement, en Européens, les discussions en cours et pour assurer que l’architecture de sécurité en Europe ne se décide pas sans les Européens.
Un autre point important est la poursuite du soutien financier à l’Ukraine : pour garantir une aide durable, il est crucial de concrétiser et de mettre à disposition rapidement le crédit de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, décidé juste avant Noël. Il est important de garantir une utilisation flexible de ce crédit, qui s’adapte en permanence aux besoins de l’Ukraine. Enfin, l’Allemagne est engagée pour l’adoption, à la date anniversaire de l’invasion de l’Ukraine, d’un 20e paquet de sanctions substantiel contre la Russie, qui vise notamment les revenus russes issus de l’énergie et la flotte fantôme dont la Russie se sert pour contourner les sanctions pétrolières, notamment.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Andrii Sybiha participera en visioconférence au début des discussions.
Situation au Proche-Orient : endosser des responsabilités, favoriser la stabilité
Le Conseil des affaires étrangères de l’UE se penche de près sur la situation au Proche-Orient. L’accent est mis sur l’Iran, où les manifestations de jeunes Iraniennes et Iraniens ont été écrasées de la plus brutale des manières par le régime de Téhéran ces dernières semaines. Le Conseil décide dès lors de sanctions contre les responsables de ces graves violations des droits humains. De plus, l’Allemagne est toujours engagée en faveur de l’inscription des gardiens de la révolution iraniens dans la liste européenne des organisations terroristes. L’objectif est d’amener ceux qui portent la responsabilité de la répression brutale des manifestations, des assassinats et des arrestations arbitraires à rendre des comptes devant la justice.
Les derniers développements en Syrie sont également à l’ordre du jour de la réunion, et notamment la situation sécuritaire fragile dans le nord-est du pays ainsi que la situation dans les prisons et camps dans la région. Une stabilisation de la situation sans violence est également dans notre intérêt en matière de sécurité.
En ce qui concerne Israël et les territoires palestiniens, les ministres évoquent les moyens d’améliorer la situation humanitaire et de mettre en œuvre le plan en 2o points. L’Allemagne s’investit notamment pour la remise en état des infrastructures centrales dans la bande de Gaza. L’Allemagne salue le passage à la deuxième phase du plan de paix et la formation du comité national pour l’administration de Gaza, avec le soutien de l’Autorité palestinienne.
Crise dans la région des Grands Lacs : endiguer la catastrophe humanitaire et les risques d’escalade
La région des Grands Lacs connaît actuellement l’une des plus graves crises humanitaires en Afrique. La République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi sont particulièrement touchés. Dans l’est de la République démocratique du Congo, la violence persistante de groupes armés, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, a conduit à des déplacements forcés massifs. Des millions de personnes sont en fuite, l’accès à l’aide humanitaire est fortement restreint en beaucoup d’endroits.
Il existe en outre des tensions considérables entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui accroissent encore plus le risque d’une escalade régionale. Les événements en cours dans la région affectent également le Burundi, touché à la fois par les combats à proximité de sa frontière et par l’arrivée de nombreux réfugiés sur son territoire.
Au sein du Conseil des affaires étrangères de l’UE, l’Allemagne œuvre pour qu’un soutien actif soit apporté aux efforts de médiation de l’Union africaine. L’Allemagne plaide aussi pour une coordination plus poussée au sein de l’UE, par le biais du Service européen pour l’action extérieure, afin d’assurer une position politique unie sur la question, notamment en ce qui concerne l’exigence d’un accès humanitaire sans entrave et le respect de l’intégrité territoriale de tous les États de la région.