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Conseil des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles : un engagement commun pour l’Ukraine et pour une paix durable au Proche-Orient

Foyer du bâtiment du Conseil à Bruxelles 

Foyer du bâtiment du Conseil à Bruxelles © Photothek

23.02.2026 - Article

Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul se rend aujourd’hui à Bruxelles pour assister au Conseil des affaires étrangères. Au cœur des discussions : le 20e paquet de sanctions, le soutien à l’Ukraine et la situation au Proche-Orient.

Quatre années après le début de la guerre d’agression russe, l’Europe se tient toujours aussi fermement aux côtés de l’Ukraine

Demain, cela fera quatre ans que l’attaque brutale de la Russie contre l’ensemble du territoire ukrainien a commencé. Depuis le 24 février 2022, la destruction, des souffrances incommensurables et des attaques aériennes presque quotidiennes marquent le quotidien de la population ukrainienne. Depuis cette date-là également, l’Union européenne se tient fermement aux côtés de l’Ukraine.

Face aux attaques russes qui se poursuivent, les ministres des Affaires étrangères européens envoient aujourd’hui un signal de persévérance et de soutien clair à l’Ukraine : l’Europe lui apportera son soutien aussi longtemps que nécessaire, sur les plans politique, économique, humanitaire et militaire. Le chef de la diplomatie ukrainienne Andrii Sybiha participera en visioconférence au début des discussions et fera le point sur la situation actuelle dans le pays.

Renforcer davantage le soutien à l’Ukraine

Outre les sanctions contre la Russie, il sera principalement question du soutien à l’Ukraine. L’Allemagne plaide pour que le crédit convenu à hauteur de 90 milliards d’euros visant à renforcer la défense du territoire de l’Ukraine soit désormais mis en œuvre rapidement et avec un minimum de bureaucratie. Ces moyens financiers doivent en effet être versés là où ils sont nécessaires de toute urgence.

En plus de cela, les mesures d’aide bilatérale des États membres de l’UE restent décisives pour l’Ukraine, en particulier sur le plan militaire et en ce qui concerne la sécurité des approvisionnements énergétiques. Depuis le début de la guerre d’agression russe, l’Allemagne a fourni plus de 1,2 milliard d’euros pour stabiliser le secteur énergétique ukrainien. Elle a également mis sur pied un paquet de soutien supplémentaire à hauteur de près de 400 millions d’euros pour l’hiver en cours. Nous contribuons ainsi de façon concrète au maintien de l’approvisionnement en électricité et en chauffage face aux attaques russes ciblées.

Ensemble vers un 20e train de sanctions pour augmenter davantage la pression sur la Russie

L’adoption du 20e paquet de sanctions de l’UE est le principal sujet de ce Conseil. Notre objectif est de continuer à limiter la capacité de la Russie à financer sa guerre d’agression. En effet, la Russie génère toujours des recettes considérables par le biais du secteur énergétique, notamment son exportation de pétrole.

L’Allemagne s’engage résolument auprès de tous les États membres de l’UE afin d’interdire complètement les services maritimes permettant de transporter le pétrole russe. Dans le même temps, nous allongeons la liste des sanctions pour augmenter la pression sur la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou de contourner les sanctions mises en place et de continuer à percevoir des recettes. Par ailleurs, l’Allemagne œuvre pour que d’autres mesures soient prises contre des acteurs du secteur énergétique et financier et contre les soutiens de l’économie de guerre russe.

Dans le cadre de ce 20e train de sanctions, c’est la première fois que doit s’appliquer un nouvel instrument pour lutter contre le contournement de sanctions. Nous montrons ainsi que l’Union européenne œuvre de manière résolue contre les tentatives de Moscou de contourner les sanctions, ainsi que contre les États qui rendent cela possible. En concertation avec d’autres États partenaires, l’Allemagne s’engage pour endiguer de manière conséquente les structures permettant de contourner les sanctions.

Proche-Orient : des responsabilités pour la stabilité et l’aide humanitaire

Un autre sujet prioritaire du Conseil des affaires étrangères de l’UE est la situation au Proche-Orient, notamment la situation à Gaza et le rôle de l’Union européenne dans la mise en œuvre du plan en 20 points pour la sécurité et la stabilité dans la bande de Gaza. Lors du Conseil des affaires étrangères, les ministres échangeront avec Nikolaï Mladenov sur les étapes ultérieures. M. Mladenov est le haut représentant pour Gaza du « Conseil de la paix » nouvellement créé par le président américain Donald Trump.

En tant qu’Union européenne, nous soutenons la mise en œuvre du plan en 20 points et voulons pour cela coopérer avec toutes les structures de transition appropriées, en premier lieu avec le Comité national palestinien pour l’administration de Gaza (NCAG). À cet égard, une chose demeure claire : les principes humanitaires et les obligations découlant du droit international doivent être respectés à tout moment. L’objectif premier est d’améliorer la situation humanitaire et de trouver une perspective politique pour la population de Gaza.

Situation en Cisjordanie et en Iran

L’Allemagne observe avec grande inquiétude les amendements législatifs récemment mis en œuvre par Israël, qui compromettent fortement la perspective d’une solution négociée à deux États et qui ont des répercussions sur les zones A et B sous administration civile palestinienne autonome en Cisjordanie. Lors du Conseil des affaires étrangères, l’Allemagne plaidera en faveur d’une position européenne commune à ce sujet.

À l’heure où les États-Unis négocient avec l’Iran à Genève afin de trouver une solution diplomatique, l’Iran est également au programme du Conseil. Déjà en amont de ce dernier, les Gardiens de la révolution avaient été ajoutés à la liste de l’UE des organisations terroristes après l’accord politique du mois de janvier, ce en réaction au rôle sanglant qu’ils ont joué dans l’écrasement des protestations pacifiques en Iran. L’Allemagne œuvre parallèlement à travers d’autres mesures pour maintenir la pression sur cette organisation, par exemple en inscrivant d’autres personnes sur la liste établie dans le cadre du régime de sanctions en matière de droits humains de l’UE et en mettant en place des mesures contre les soutiens financiers des Gardiens de la révolution. À cette fin, une concertation étroite avec d’autres États membres de l’UE s’avère indispensable.

Syrie : permettre un engagement plus important de l’Europe

Au vu de la situation fragile en Syrie, l’Allemagne plaide auprès de ses partenaires de l’UE pour renforcer le soutien à celle-ci, en particulier pour la région au nord-est. Elle œuvre en outre pour mettre en place des mesures européennes visant à faciliter le commerce et les investissements et, par là-même, à favoriser une stabilisation de l’économie.

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