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« Partenaires pour une Europe sûre » : l’Allemagne et l’Ukraine concluent un partenariat stratégique
L’Allemagne et l’Ukraine souhaitent approfondir leur coopération, notamment dans le développement de systèmes d’armement. © Gouvernement fédéral/Steffen Kugler
L’Allemagne et l’Ukraine souhaitent resserrer leurs relations. Lors des consultations intergouvernementales germano-ukrainiennes, les deux pays ont conclu un partenariat stratégique. L’objectif est d’apprendre l’un de l’autre et d’investir ensemble dans l’avenir.
Initiées en 1998, les consultations germano-ukrainiennes s’étaient tenues pour la dernière fois en 2004. Vingt-deux ans plus tard, le chancelier fédéral Friedrich Merz et le président ukrainien Volodymyr Zelensky les ont relancées mardi à Berlin en réunissant plusieurs membres de leurs gouvernements. L’Allemagne et l’Ukraine ont posé les jalons d’un partenariat stratégique. Il met l’accent sur la coopération militaire et la reconstruction industrielle de l’Ukraine.
L’Allemagne, principal partenaire bilatéral de l’Ukraine
« Notre coopération est aujourd’hui plus efficace », a souligné le chancelier Friedrich Merz, « notre partenariat, fondé sur la confiance, est plus solide. Notre amitié et les liens entre nos sociétés sont plus profonds que jamais ». En 2026, à la suite du retrait américain, l’Allemagne est devenue le principal partenaire bilatéral de l’Ukraine.
Coopération militaire
Cette proximité se traduit avant toute chose par le soutien militaire massif de Berlin à Kyiv. De nouvelles mesures de soutien ont été décidées cette semaine. Elles concernent la défense aérienne, les armes à longue portée, les drones et les munitions d’artillerie.
L’Allemagne et l’Ukraine ont notamment convenu de la fabrication et de la livraison conjointe de drones de combat de moyenne et de longue portées. Selon le ministère fédéral de la Défense, Berlin va également financer la livraison de missiles Patriot et de lanceurs destinés aux systèmes de défense aérienne IRIS-T.
Il s’agit, bien entendu, de soutenir la défense de l’Ukraine face à la guerre d’agression menée par la Russie. Mais ce n’est pas le seul objectif. Cette coopération militaire accrue « présente également un intérêt particulier pour nous, pour notre sécurité », a mis en avant M. Merz.
« Aucune armée en Europe n'a été autant mise à l'épreuve au combat que l’armée ukrainienne ces dernières décennies », a-t-il expliqué. « Aucune société n'a développé davantage de résilience que la société ukrainienne. Aucune industrie de défense n'est devenue plus innovante que celle de l'Ukraine ». L’objectif est aussi d’apprendre les uns des autres.
Ainsi, selon le chancelier, « grâce à notre soutien, nous renforçons à la fois les capacités de défense allemandes et européennes, ainsi que notre base industrielle. » Parallèlement, l’Allemagne continue d’appuyer la perspective d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
Reconstruction industrielle de l’Ukraine
Le développement du partenariat stratégique germano-ukrainien ne se cantonne d’ailleurs pas au domaine militaire. L’Allemagne peut aussi tirer parti de l’expérience de l’Ukraine en matière de numérisation et de modernisation des services publics, souligne la chancellerie fédérale. De leur côté, les entreprises allemandes peuvent apporter leur expertise en matière de reconstruction en Ukraine. « Bien sûr, nous apportons aussi un soutien intensif à l’Ukraine dans le domaine de la sécurité énergétique », a ajouté Friedrich Merz en prévision de l’hiver prochain.
Culture et jumelages
Au-delà, l’Allemagne et l’Ukraine entendent renforcer leurs échanges culturels et les jumelages de villes. Les deux pays ont pris date pour l’organisation d’une année culturelle germano-ukrainienne en 2027-2028. Ils prévoient aussi dès 2026 une conférence sur les partenariats municipaux, qui sont en pleine expansion.
Enfin, ils souhaitent coopérer davantage pour faciliter le retour en Ukraine des citoyens ukrainiens réfugiés en Allemagne. L’Allemagne soutient les efforts de l’Ukraine visant à réduire les départs vers l’Union européenne d’hommes ukrainiens en âge de combattre.
Friedrich Merz l’a réaffirmé : quatre ans après le début de la guerre d’agression russe, l’objectif est une paix négociée. « L’Ukraine y est prête, mais elle n’acceptera aucune paix dictée », a souligné le chancelier. Et tout accord de paix devra porter « la signature de l’Europe. »
A.L. (avec Bundesregierung.de)