Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères
Déplacement du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul en Finlande : « sisu » et sécurité dans la région de la mer Baltique
Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul et son homologue finlandaise Elina Valtonen à bord du navire de patrouille frontalière Turva (15 juillet 2026) © Photothek Media Lab
Le ministre des Affaires étrangères Wadephul se rend à Helsinki et à la frontière fino-russe les 15 et 16 juillet. Au programme de cette visite : menaces hybrides posées par la Russie, protection de la mer Baltique et coopération étroite entre l’Allemagne et la Finlande au sein de l’UE et de l’OTAN.
Sécurité à la frontière extérieure de l’UE et sur le flanc est de l’OTAN
La guerre d’agression russe contre l’Ukraine a fondamentalement changé l’ordre de sécurité européen. En tant qu’Européens, nous sommes convenus d’une augmentation nette de notre budget en matière de défense face à cette nouvelle menace. Les répercussions de la guerre vont toutefois bien au‑delà des combats immédiats : la Russie mise de plus en plus sur des moyens hybrides afin de mettre la pression sur les sociétés européennes et d’affaiblir la cohésion de l’Europe.
En tant que voisin immédiat de la Russie ainsi que membre de l’UE et de l’OTAN, la Finlande occupe ici une place centrale. De par sa frontière directe avec la Russie, la Finlande sait mieux que quiconque que pour renforcer la sécurité, il ne suffira pas d’investir dans des équipements militaires.
Avant son départ, le ministre des Affaires étrangères Wadephul a déclaré :
Avec l’adhésion de la Finlande, l’OTAN a changé. La frontière de la Finlande avec la Russie est plus longue que celle de tous les autres partenaires de l’OTAN réunis. Pour l’avoir vécu par le passé, la Finlande sait que la paix et la sécurité n’ont rien d’une évidence. Avec la Finlande, l’OTAN est plus puissante et plus efficace qu’elle ne l’était avant l’attaque de Poutine contre l’Ukraine ; c’est un véritable gain de sécurité pour l’Europe. La résilience et la défense civile de la Finlande nous montrent comment nous pouvons nous aussi nous protéger encore plus efficacement face aux menaces. Car ce n’est pas seulement en cas de crises que ces deux composantes entrent en jeu, mais dès que l’on s’y prépare. Être capable de se défendre n’est pas un concept abstrait, mais une condition concrète de la paix et de la sécurité.
À Helsinki, le chef de la diplomatie allemande Wadephul abordera avec son homologue finlandaise, Mme Elina Valtonen, la situation sécuritaire en Europe, le soutien à l’Ukraine ainsi que la coopération entre l’Allemagne et la Finlande.
L’une des priorités de ce déplacement consistera alors à déterminer comment l’Europe peut accroître sa résilience face aux nouvelles menaces. À cet effet, le ministre se rendra notamment à la frontière fino-russe au niveau du poste-frontière de Vaalimaa, et il s’informera de la situation le long de la frontière, fermée depuis 2023 à la circulation des personnes, ainsi que sur le flanc de l’OTAN.
Lutter contre les menaces hybrides
La Russie a depuis longtemps recours à un large éventail d’instruments hybrides – p. ex. des actes de sabotage, des cyberattaques, des campagnes de désinformation, des perturbations de GPS et des attaques contre les infrastructures critiques – afin d’affaiblir notre cohésion sociale et de créer un sentiment d’insécurité. Les perturbations persistantes de signaux GPS dans la région de la mer Baltique et les incidents le long de la frontière finlandaise sont la preuve que ces menaces ne s’arrêtent pas aux frontières, mais qu’elles ont une influence directe sur le territoire de l’OTAN et de l’UE.
Avant son départ, le ministre Wadephul a déclaré :
Aujourd’hui, la sécurité de l’Europe n’est plus défendue uniquement en Ukraine. Son avenir se décidera à la frontière fino-russe, dans la mer Baltique et lors des élections européennes – c’est‑à‑dire partout où la Russie tente d’exercer une influence préjudiciable et de diviser nos sociétés.
Lors de son déplacement, M. Wadephul se rendra aussi dans un abri de protection civile dans le centre d’Helsinki et s’informera de la manière dont la Finlande se prépare aux crises et dont elle gère la résilience sociétale. Comme de nombreuses villes finlandaises, Helsinki dispose de suffisamment d’abris aériens pour abriter l’ensemble de sa population et bien plus encore. Le ministre allemand visitera également une école d’officiers de réserve finlandaise afin de se faire une idée de l’étendue de la capacité de défense de la Finlande – de la formation des réservistes jusqu’à l’utilisation de nouvelles technologies telles que des drones.
La sécurité dans la mer Baltique fait partie intégrante de la sécurité européenne
La Finlande fait partie des pays dont la sécurité et la prospérité dépendent très fortement de la sécurité dans la région de la mer Baltique. Pour le commerce et l’énergie précisément, la mer Baltique constitue une artère vitale essentielle du pays. L’Allemagne et la Finlande œuvrent conjointement pour mieux protéger la mer Baltique des menaces hybrides et pour renforcer davantage la capacité d’action européenne.
La sécurité de la mer Baltique figure ainsi au centre des priorités du déplacement du ministre allemand. À bord du navire de patrouille frontalière finlandais « Turva », le chef de la diplomatie allemande s’informera de la situation sécuritaire maritime, des missions des gardes-frontières finlandais et de la protection des infrastructures critiques.
En amont de son départ, M. Wadephul a déclaré :
La Finlande est l’un des pays dont la sécurité et la prospérité – tout comme les nôtres – dépendent particulièrement du libre-échange et de la sécurité des voies d’approvisionnement. 95 % de l’approvisionnement de la Finlande en marchandises et en biens dépend d’une mer Baltique sûre. C’est pourquoi nous n’accepterons pas que Moscou prenne pour cible des infrastructures critiques et mette en péril des voies d’approvisionnement, notamment à travers sa flotte fantôme délabrée. C’est la raison pour laquelle nous allons continuer de renforcer, en tant que partenaires de l’OTAN, l’opération « Baltic Sentry ».
L’Allemagne et la Finlande œuvrent ensemble pour une Europe forte
L’Allemagne et la Finlande sont liées par un partenariat étroit au sein de l’Union européenne et de l’OTAN. Outre des questions de politique de sécurité, la viabilité économique de l’Europe est également au cœur de cette coopération. L’Allemagne et la Finlande veulent notamment faire avancer ensemble la mise en place d’une économie de l’hydrogène européenne.
Le ministre Wadephul a déclaré :
L’Allemagne et la Finlande sont également unies par la volonté de renforcer la compétitivité de l’Europe. Pour cela, nous avons besoin d’un budget de l’UE moderne qui fixe les bonnes priorités. Nous sommes d’accord pour dire qu’à Bruxelles, nous devons prendre des décisions de manière plus rapide et plus efficace et réduire les obstacles bureaucratiques. Les prix de l’énergie à l’échelle internationale nous montrent également que nous devons faire avancer résolument, avec les entreprises européennes, le développement rapide de secteurs d’avenir, comme une économie de l’hydrogène européenne performante qui crée une valeur ajoutée sûre et tournée vers l’avenir sur toutes les rives des partenaires de la mer Baltique.