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Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul se rend au Monténégro, en Italie, au Vatican et en Slovénie pour promouvoir la force et la capacité d’action de l’UE

Le ministre des Affaires étrangères Wadephul et son homologue italien Antonio Tajani.

Le ministre des Affaires étrangères Wadephul et son homologue italien Antonio Tajani. © Photothek Media Lab

30.09.2026 - Article

L’élargissement de l’UE aux pays des Balkans occidentaux sera au cœur du déplacement du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul. Il est dans notre intérêt que les liens qui unissent ces pays à l’UE soient resserrés, notamment dans un contexte où la Russie accroît son influence.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Johann Wadephul entame aujourd’hui son déplacement de deux jours au Monténégro, en Italie, au Vatican et en Slovénie. L’élargissement de l’UE aux pays des Balkans occidentaux ainsi que la question de savoir comment nous pouvons aider l’UE à mieux affronter l’avenir et à devenir plus compétitive seront au cœur de ce voyage.

Lors de la première halte au Monténégro, le chef de la diplomatie allemande prendra part à la réunion des ministres des Affaires étrangères dans le cadre du processus de Berlin, lancé par l’Allemagne en 2014 afin de resserrer les liens entre l’UE et les six États des Balkans occidentaux : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie. L’Allemagne continue de parrainer le processus de Berlin dont les rencontres sont organisées cette année par le Monténégro.

Avant son départ, M. Wadephul a déclaré :

L’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux est un test décisif pour l’Europe et déterminera directement l’influence que l’UE aura au cours des décennies à venir. Ce n’est qu’en offrant une perspective crédible d’adhésion à l’UE aux pays des Balkans occidentaux et en resserrant les liens qui nous unissent que nous nous assurerons une marge de manœuvre géopolitique durable.

Avant de rejoindre l’UE, les pays des Balkans occidentaux doivent remplir de nombreux critères d’adhésion. Il n’est donc pas possible de se passer de réformes, notamment en ce qui concerne l’état de droit, la lutte contre la corruption et la criminalité organisée ou encore le travail de mémoire. L’Allemagne s’engage pour que le processus d’adhésion tienne également compte des progrès réalisés dans le cadre du processus de réforme, car nous avons aussi un intérêt en matière de politique de sécurité à ce que les liens avec les pays des Balkans occidentaux soient resserrés.

Escale en Italie, un proche partenaire en ce qui concerne l’élargissement de l’UE

L’Allemagne et l’Italie sont liées par une étroite relation bilatérale qui repose par ailleurs depuis les traités de Rome adoptés il y a près de 70 ans sur une vision commune pour l’Europe. Nos pays sont tous deux des membres fondateurs de l’UE et œuvrent aujourd’hui ensemble pour préparer l’UE à affronter l’avenir. En tant que principales nations industrialisées d’Europe, l’Italie et l’Allemagne ont de nombreux intérêts communs, notamment en ce qui concerne le renforcement de la compétitivité de l’Europe.

Cette année, les deux pays célèbrent 75 ans de relations diplomatiques. À cette occasion, M. Wadephul et son homologue italien Antonio Tajani planteront le premier arbre – sur un total de 75 – dans le jardin de la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne à Rome.

L’Allemagne et l’Italie partagent par ailleurs la volonté commune de faire avancer l’élargissement de l’UE dans la région des Balkans occidentaux qui avoisinent directement l’Italie.

Le ministre Johann Wadephul a déclaré à ce sujet :

Nous savons qu’avec l’Italie, nous disposons d’un partenaire important à nos côtés au sein de l’UE quand il est question d’ancrer fermement les Balkans occidentaux dans l’UE. Lors de ma visite à Rome demain, j’échangerai avec mon homologue Antonio Tajani de ce que nous pouvons faire pour rapprocher encore plus rapidement les États des Balkans occidentaux de l’UE ainsi que de la manière dont nous devons agir au sein de l’UE à Bruxelles afin de venir à bout de cette tâche au niveau institutionnel.

Escale au Vatican pour échanger avec le Saint-Siège

Les échanges avec le Saint-Siège constituent un autre point de programme essentiel à Rome – cela fait partie intégrante de la politique étrangère allemande et en est une composante importante. L’Allemagne et le Saint-Siège s’engagent conjointement en faveur de la paix et des droits humains, y compris de la liberté de religion.

Le chef de la diplomatie allemande rencontrera au Vatican le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin ainsi que l’archevêque Paul Richard Gallagher, soit le « chef d’État » et le « ministre des Affaires étrangères » du Saint-Siège. Les échanges porteront principalement sur les crises et défis internationaux, en particulier sur les conséquences humanitaires de la guerre en Ukraine.

Escale en Slovénie et première visite officielle à Ljubljana

La dernière étape du déplacement du ministre des Affaires étrangères le mènera en Slovénie, ce pays niché entre les Alpes et l’Adriatique qui forme un pont entre l’Europe centrale et les Balkans occidentaux. Ce fut par ailleurs le premier État issu de l’ex-Yougoslavie à adhérer à l’UE en 2004. Le chef de la diplomatie allemande échangera aussi à l’occasion de sa première visite officielle à Ljubljana avec son homologue slovène Tone Kajzer ainsi qu’avec le premier ministre Janez Janša au sujet de l’élargissement de l’UE.

M. Wadephul a déclaré à ce sujet :

La Slovénie est un modèle pour les pays candidats à l’adhésion, elle qui se souvient encore par expérience du processus d’adhésion souvent pénible et qui est dans le même temps devenue un moteur pour notre cohésion européenne au cours des plus de 20 années passées dans l’UE.

Lors des entretiens, il sera par ailleurs question de la compétitivité de l’Europe ainsi que des réformes de l’UE qui sont nécessaires pour renforcer l’action extérieure.

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