Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Climat : l’Allemagne demeure un partenaire fiable, selon Friedrich Merz

Des représentants d’une trentaine de pays présents à Berlin pour la 17e édition du Dialogue de Petersberg sur le climat.

Des représentants d’une trentaine de pays présents à Berlin pour la 17e édition du Dialogue de Petersberg sur le climat. © picture alliance/dpa | Kay Nietfeld

24.04.2026 - Article

Ambitieuse, multilatérale, économiquement soutenable : telle est la politique climatique qu’a défendue par le chancelier Friedrich Merz cette semaine, lors du 17e Dialogue de Petersberg. L’Allemagne demeure « un partenaire fiable », a-t-il assuré.

Dans son allocution, le Le chancelier Friedrich Merz a plaidé en faveur d'une politique climatique ambitieuse, coordonnée au niveau international et économiquement viable.
Dans son allocution, le Le chancelier Friedrich Merz a plaidé en faveur d'une politique climatique ambitieuse, coordonnée au niveau international et économiquement viable. © picture alliance/dpa | Kay Nietfeld

Prix à la pompe, coût de l’énergie, risque d’inflation : rarement la dépendance de l’économie mondiale aux énergies fossiles aura été aussi tangible. La guerre en Iran et ses conséquences sont le miroir de la difficulté du monde à réussir la transition vers un modèle énergétique durable. En novembre, la communauté internationale tentera à nouveau d’avancer sur ce chemin escarpé lors de la conférence d’Antalya (Turquie) sur le climat (COP31). Berlin accueillait cette semaine un rendez-vous préparatoire, le Dialogue de Petersberg. Friedrich Merz y a défendu une politique multilatérale, ambitieuse et efficace, qui préserve la compétitivité de l’économie.

L’Allemagne engagée pour la protection du climat

En matière de protection du climat, l’Allemagne demeure « un partenaire fiable », a assuré le chancelier devant les représentants de plus d’une trentaine de pays. Berlin soutient l’Accord de Paris sur le climat (2015). C’est un « acquis majeur » pour lutter contre le changement climatique et un fondement important de l’action du gouvernement allemand.

Par ailleurs, l’Allemagne entend rester un bailleur de fonds important de la transition énergétique et de l’adaptation au changement climatique au niveau mondial. Friedrich Merz a réaffirmé son engagement à verser un milliard d’euros au Fonds pour les forêts tropicales éternelles (TFFF) dans les dix ans à venir.

« Nous devons maintenir la compétitivité de nos économies »

Face au réchauffement climatique, le chancelier plaide cependant pour une approche qui concilie ambition et réalité économique. « Nous voulons contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ». Mais « nous devons maintenir la compétitivité de nos économies », a-t-il souligné. Cela inclut « des prix de l’énergie compétitifs ». Il importe également que la politique climatique soit soutenue par l’opinion.

Selon M. Merz, « une politique climatique efficace et tournée vers l'avenir passe par l'intégration des politiques climatiques, économiques, énergétiques et d'innovation. Partout où nous y parvenons, la politique climatique devient, par la même occasion, une politique au service de la sécurité et de la prospérité mondiales. »

Car « nous constatons à quel point la progression du réchauffement climatique exacerbe les conflits existants à travers le monde et menace d'en déclencher de nouveaux », a-t-il poursuivi. « Elle fait grimper les coûts économiques en aval » en raison des phénomènes météorologiques extrêmes et de la destruction de l'environnement. Aujourd’hui, la guerre au Moyen-Orient vient ajouter un facteur d’imprévisibilité.

Berlin mise sur les énergies renouvelables et la tarification du CO2

Pour le chancelier, la politique climatique doit ainsi être portée par des alliances : « avec nos partenaires européens, avec nos partenaires dans le monde entier, avec les entreprises ».

Friedrich Merz a mis en avant le rôle de l’industrie comme moteur d’innovation et le potentiel de croissance offert par les technologies propres. En Allemagne, depuis 2010, ce secteur (éolien, solaire, économie circulaire, hydrogène) a enregistré une croissance plus rapide que le reste de l’économie, a-t-il indiqué. Et selon l'Agence internationale de l’énergie, le marché mondial des technologies propres va presque tripler d'ici 2035.

La tarification du carbone est également à ses yeux une méthode qui a fait ses preuves en Europe. « Il s’agit d’un instrument fondé sur le marché et neutre sur le plan technologique qui permet à l’industrie de passer à la neutralité climatique », a-t-il plaidé. « Il nous permet de mettre en œuvre des mesures en faveur du climat tout en préservant la compétitivité de nos industries. »

A.L.

Lire le discours du chancelier

En savoir plus

Retour en haut de page