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La chanteuse Nina Hagen, surnommée la « marraine du punk », a fêté cette semaine ses 70 ans., © picture alliance / dpa | Uli Deck
Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 14 mars 2025.
- Nina Hagen, la « marraine du punk » fête ses 70 ans
- Les Allemands considèrent la France comme leur allié le plus sûr, selon un sondage
- À Berlin, les négociations s’ouvrent pour former une Grande coalition
- Défense, infrastructures : des amendements constitutionnels soumis au Bundestag le 18 mars
- Friedrich Merz : la dissuasion nucléaire doit être renforcée
- Le paysagiste français Gilles Clément, lauréat du Grand Prix d’art de Berlin
Nina Hagen, la « marraine du punk » fête ses 70 ans
Phénomène punk et new wave des années 1970 et 1980 en RDA, puis en République fédérale, la chanteuse et actrice allemande Nina Hagen a fêté cette semaine son 70e anniversaire.
Fille de la comédienne Eva-Maria Hagen, née le 11 mars 1955 à Berlin-Est, elle découvre tôt ses performances vocales hors du commun. Elle se forme au Studio für Unterhaltungsmusik (Atelier de musique de divertissement), puis rejoint le groupe Automobil. En 1974, le tube Du hast den Farbfilm vergessen fait d’elle une vedette en RDA. La chanson sera interprétée près de 40 ans plus tard lors de la cérémonie de départ d’Angela Merkel de la chancellerie.
En 1976, Nina Hagen suit son beau-père, le chanteur Wolf Biermann, lorsqu’il émigre à l’Ouest après avoir été déchu de sa citoyenneté est-allemande. Elle débute un carrière à succès en République fédérale, avec des chansons comme Ich glotz‘ TV. Personnage excentrique au look inimitable (rubans colorés dans les cheveux, grands yeux cerclés de maquillage), elle fait sensation sur les plateaux de télévision. Elle devient la « marraine du punk ».
Les Allemands considèrent la France comme leur allié le plus sûr, selon un sondage
Selon une récente étude du think tank international More in Common, la France est l’allié qui inspire le plus confiance aux Allemands. Citée par 74% des répondants, elle devance l’Union Européenne (72%) et le Royaume Uni (62%). Seuls 23% des sondés considèrent les États-Unis comme un allié. Le président français Emmanuel Macron est le dirigeant dont l’attitude vis-à-vis de la guerre en Ukraine recueille le plus d’opinions favorables (51%). L’étude souligne aussi la confiance des Allemands dans la coopération franco-allemande et européenne. Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1 513 personnes âgées de 18 ans et plus du 3 au 5 mars 2025. En savoir plus
À Berlin, les négociations s’ouvrent pour former une Grande coalition
Les Unions chrétiennes (CDU/CSU) et le Parti social-démocrate (SPD) ont débuté jeudi 13 mars des négociations pour former une Grande coalition. 256 négociateurs répartis en 16 groupes de travail thématiques se concertent à huis clos. Leur objectif est d’élaborer un programme de gouvernement commun, le contrat de coalition.
Les négociateurs s’appuient sur le résultat des pourparlers informels. Ce premier tour de table s’est conclu en fin de semaine dernière par l’adoption d’un document de onze pages qui liste les orientations et objectifs fondamentaux retenus par les trois partenaires. Il laisse toutefois de nombreuses questions en suspens. Le rôle des négociateurs consiste à entrer dans les détails et à trouver des compromis sur les points de désaccord.
Des négociations ardues sont attendues sur des thèmes tels que la politique migratoire, le budget, la fiscalité ou la défense. Sur le plan budgétaire, les marges de manœuvre dont disposera la future coalition dépendront en partie d’un vote au Bundestag prévu le 18 mars prochain (voir ci-dessous).
En raison du contexte politique et géopolitique, les négociateurs entendent aller vite. Le temps imparti aux groupes de travail pour présenter leurs résultats et identifier les points de divergence est d’une dizaine de jours. Le président de la CDU, Friedrich Merz, souhaite que le nouveau Bundestag, qui se constituera le 25 mars, élise le chancelier le 23 avril prochain. Une fois le contrat de coalition signé, il devra être approuvé par chacun des trois partenaires. Le SPD entend, pour ce faire consulter ses militants.
Défense, infrastructures : des amendements constitutionnels soumis au Bundestag le 18 mars
Le Bundestag sortant se prononcera mardi 18 mars sur des amendements constitutionnels permettant la mise en œuvre d’un plan financier pour la défense et les infrastructures.
Ce plan a été négocié il y a quelques jours par les Unions chrétiennes (CDU/CSU) et le Parti social-démocrate (SPD). Il vise à desserrer le frein à la dette pour les investissements dans la défense : les dépenses excédant 1 % du produit intérieur brut (PIB) pourront être financées par le recours au crédit. Il prévoit également une augmentation des marges d’endettement pour les länder et un fonds spécial de 500 milliards d’euros pour combler les besoins d’investissement dans les infrastructures.
L’Allemagne a besoin d’un « grand effort national », a plaidé le candidat de la CDU à la chancellerie, Friedrich Merz, jeudi, au Bundestag. Le renforcement des capacités de défense doit être « une priorité absolue ». « Tout report serait irresponsable ». Face aux doutes concernant l’avenir de la relation transatlantique sous la présidence Trump, l’Europe doit prendre son destin en main, a renchéri le président du SPD, Lars Klingbeil.
De l’adoption de ces amendements constitutionnels dépendra en partie la marge de manœuvre financière dont disposera la future coalition à Berlin. Le vote requiert une majorité des deux tiers au Bundestag, puis au Bundesrat. Les Unions chrétiennes et le SPD espèrent la recueillir en gagnant les suffrages des Verts. Après le 25 mars, la composition du Bundestag issu des élections du 23 février ne devrait plus leur permettre d’obtenir une majorité des deux tiers.
Friedrich Merz : la dissuasion nucléaire doit être renforcée
Le président de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), et candidat à la chancellerie fédérale, Friedrich Merz plaide pour un renforcement commun de l’Europe en matière de dissuasion nucléaire. Dans une interview à la radio Deutschlandfunk, il a déclaré qu’il convenait de discuter avec la France et la Grande-Bretagne d’un partage nucléaire.
Le partage nucléaire fait partie du concept de dissuasion au sein de l’OTAN. Les États-Unis permettent à certains partenaires de l’Alliance atlantique – dont l’Allemagne – de bénéficier d’un accès aux bombes atomiques en cas de guerre. La Bundeswehr met à disposition des avions pouvant transporter les bombes atomiques américaines à destination.
Friedrich Merz a évoqué la dissuasion nucléaire avec le président français, Emmanuel Macron. « Nous voulons commencer par comparer nos idées », a-t-il rapporté. « Nous devrions impliquer la Grande-Bretagne. Nous avons encore deux puissances nucléaires en Europe, la France et de la Grande-Bretagne. » Selon M. Merz, les discussions doivent être toujours menées dans la perspective de compléter le parapluie nucléaire américain, « que nous souhaitons bien entendu voir maintenu ».
Selon le candidat à la chancellerie, l’Allemagne « ne pourra et ne devra pas disposer elle-même d’armes atomiques ». Deux traités, au moins, l’interdisent, dont le Traité de Moscou de 1990. « L’Allemagne y a expressément renoncé à posséder elle-même des armes atomiques, et il en restera ainsi. » (Source : deutschland.de, révision : A.L.)
Le paysagiste français Gilles Clément, lauréat du Grand Prix d’art de Berlin
Le paysagiste français Gilles Clément recevra mardi 18 mars le Grand Prix d’Art décerné par l’Académie des Arts de Berlin. Doté de 15 000 euros, il récompense « l'un des penseurs et architectes paysagistes contemporains les plus influents ».
Gilles Clément a très tôt rejeté l'idée d’une domination ou d’un contrôle exercés sur la nature. Sa conception du jardin passe plutôt par la recherche d’un partenariat avec les processus naturels. Il se distingue par son « approche du travail à l'intersection de la philosophie, de l'écologie, de l'art, de l'horticulture et de l'architecture paysagère », loue l’Académie des Arts de Berlin.
Parmi ses réalisations les plus célèbres figurent le parc Henri Matisse de Lille, l'ancienne base sous-marine de Saint-Nazaire, le jardin du musée du quai Branly, à Paris, et le jardin de l’Arche à La Défense.
Le Prix des Arts de Berlin a été créé en 1948 par le Sénat de Berlin en mémoire de la Révolution de 1848. Il est décerné depuis 1971 par l’Académie des Arts pour le compte du land de Berlin.
Rédaction : A.L.