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Champs recouverts de neige, près du Bungsberg (Schleswig-Holstein). Vendredi, la tempête Goretti (Elli) souffle sur le nord de l’Allemagne, accompagnée de chute de neige et de températures glaciales.

Champs recouverts de neige, près du Bungsberg (Schleswig-Holstein). Vendredi, la tempête Goretti (Elli) souffle sur le nord de l’Allemagne, accompagnée de chute de neige et de températures glaciales. © picture alliance/dpa | Frank Molter

09.01.2026 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 9 janvier 2026.

Vents violents, neige et froid : l’Allemagne affronte la tempête Goretti

Neige, bourrasques, verglas et températures glaciales : la tempête Goretti (Elli en allemand) étend son manteau blanc sur l’Allemagne. Jusqu’à 20 cm de neige étaient attendus ce vendredi sur une bande allant de la mer du Nord au sud-est de l'Allemagne, avec des rafales de vent dans le nord du pays. Le Service météorologique allemand (DWD) a émis une alerte météo pour Hambourg, une grande partie du Schleswig-Holstein et le nord de la Basse-Saxe en raison de fortes congères. De nombreux établissements scolaires sont restés fermés et le trafic ferroviaire a été interrompu dans le nord du pays. Le redoux est attendu par le sud-ouest. Les vents parfois violents et les risques de verglas imposent toutefois la vigilance.

Sommet de la Coalition des volontaires à Paris : un pas de plus vers la paix en Ukraine

À l’occasion du sommet de la coalition des volontaires, mardi, à Paris, le chancelier Friedrich Merz s’est félicité qu’une étape importante ait été franchie sur la voie de la résolution du conflit en Ukraine.

La coalition des volontaires, l’Ukraine et les États-Unis ont affirmé dans une déclaration que « la garantie de la souveraineté et de la sécurité durable de l’Ukraine [devait] faire partie intégrante de tout accord de paix ». Ils se sont déclarés « prêts à [s’] engager en faveur d’un système de garanties politiquement et juridiquement contraignantes […] dès l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu ».

« Après quasiment quatre ans de guerre, un premier souffle de paix flotte enfin dans l’air », s’est félicité M. Merz. Le sommet a porté sur la contribution commune de l’Europe et de ses alliés de la coalition des volontaires. Le chancelier a, pour la première fois, évoqué une participation militaire de l’Allemagne, en dehors du territoire du territoire ukrainien. « Le gouvernement fédéral et le Bundestag doivent décider de la nature et de l’étendue de la contribution allemande dès que les conditions auront été précisées », a-t-il ajouté. Lire notre article en français

Mercredi, les garanties de sécurité pour l’Ukraine et l’architecture de sécurité européenne ont aussi été au cœur d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères du Triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne) à Paris. « L’Union européenne soutient l’Ukraine et ne passera pas la Russie gagner une guerre d’usure. L’Ukraine veut la paix par la négociation. Il appartient à la Russie de montrer enfin sa volonté de mettre fin à la guerre », a souligné sur X le ministère allemand des Affaires étrangères. Lire notre article

Friedrich Merz fait de l’économie sa priorité pour 2026

2026 s’annonce comme une année de réformes en Allemagne. Outre la question des retraites, le chancelier Friedrich Merz entend faire de la reprise de l’économie sa priorité. Les mesures prises jusqu’à présent n’ont pas encore suffisamment amélioré la compétitivité du pays, analyse-t-il dans une lettre qu’il a adressée en début d’année aux députés de sa coalition, rapportée par la presse allemande. La situation est « très critique dans certains secteurs ». « Nous allons devoir nous concentrer en 2026 sur la prise des bonnes décisions politiques et législatives afin d’améliorer radicalement les conditions locales », écrit-il.

L’union chrétienne-démocrate (CDU) et son parti frère bavarois l’Union chrétienne-sociale (CSU), qui tenait cette semaine son congrès annuel, voient dans la reprise de l’économie un vecteur central pour provoquer un tournant dans l’opinion publique et réduire l’audience des populistes. Huit élections, dont cinq élections législatives régionales, sont prévues cette année. Le Parti social-démocrate (SPD), également partenaire de la coalition, souligne toutefois la nécessité de ne pas perdre de vue les aspects sociaux.

La commission sur les retraites se met au travail

Comment conserver un système de retraite stable, fiable et juste quand la proportion d’actifs se réduit fortement par rapport au nombre de retraités ? C’est le défi démographique auquel l’État social allemand va devoir faire face dans les années et les décennies à venir. Mercredi, le gouvernement allemand a mis en place une commission sur la prévoyance vieillesse pour élaborer des recommandations. Ses 13 membres, des experts, des députés et des scientifiques, doivent présenter le fruit de leurs travaux à la mi-2026.

Le Parlement a déjà adopté plusieurs mesures sur les retraites fin 2025. Elles stabilisent le niveau de retraite à 48 % jusqu’en 2031, étendent la pension des mères de famille et simplifient la législation pour inciter les séniors à travailler au-delà de l’âge de la retraite (« retraite active »).

Le salaire minimum grimpe à 13,90 euros de l’heure

Bonne nouvelle pour les quelques six millions de salariés allemands rémunérés au SMIC : leur rétribution est passée de 12,82 à 13,90 euros de l’heure au 1er janvier. Elle grimpera encore à 14,90 euros en 2027. Cela représente au total une hausse de près de 14 %. Ce coup de pouce devrait bénéficier aux salariés de la restauration, aux femmes et aux habitants de l’est du pays, davantage représentés parmi les salariés à bas revenus. Onze ans après sa création, le 1er janvier 2015, le SMIC allemand a augmenté de 5,40 euros de l’heure. L’augmentation est de 4,55 euros depuis 2020. En savoir plus

Emploi : vers une année « entre ombre et lumière », selon la BA

Victime de la conjoncture, le marché de l’emploi allemand a terminé l’année 2025 sur un bilan en demi-teinte. Le nombre de demandeurs d’emploi a frôlé la barre des trois millions (2,948 millions) en moyenne annuelle, avec un taux de chômage de 6,3 %. Il est hausse par rapport à 2024 (+ 161 000 demandeurs, + 0,3 point).

Le marché de l’emploi a pris au fil de l’année « une direction défavorable », a commenté Andrea Nahles. La directrice de l’agence fédérale pour l’emploi (BA) veut cependant croire qu’une reprise économique peut inverser la tendance à partir de la mi-2026. « Il y a des signes indiquant que nous avons passé le creux de la vague », a-t-elle déclaré. « Si l’économie redémarre, le marché du travail se rétablira avec un décalage dans le temps. »

En attendant, Mme Nahles souligne l’effet protecteur d’une qualification adéquate. Le ralentissement de la demande de main-d’œuvre en 2025 s’explique par la conjoncture, ainsi que par une inadéquation des profils des demandeurs d’emploi avec les offres disponibles. Jeunes et seniors, profils qualifiés et peu qualifiés peinent tous à trouver un emploi. Mais le taux de chômage des diplômés de l’université s’élève à 3 %, contre 21 % pour les diplômés du secondaire. Quatre offres d’emploi sur cinq concernent des profils qualifiés.

Tous les secteurs d’activité ne sont pas non plus logés à la même enseigne. L’industrie accuse des pertes d’emplois alors que le service public, la santé et le social embauchent, même s’il s’agit principalement de temps partiels. En savoir plus

La hausse des prix a atteint 2,2 % en 2025

L’Allemagne a enregistré un taux d’inflation de 2,2 % en 2025, le même chiffre qu’en 2024, selon l’Office fédéral des statistiques (destatis). De l’alimentation à l’énergie, la hausse des prix s’est nettement atténuée après les pics atteints en 2022 (6,9 %) et 2023 (5,9 %), dans le sillage de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La pression sur le portefeuille des consommateurs s’est encore réduite en fin d’année. 2025 s’est achevée sur un taux d’inflation de 1,8 % au mois de décembre, après les 2,3 % enregistrés en novembre. En savoir plus

Bourse : l’indice DAX franchit le cap des 25 000 points

Le DAX, principal indice à la Bourse de Francfort, a dépassé mercredi la barre des 25 000 points pour la première fois de son histoire. Optimisme de début d’année, intérêt pour le secteur de l’armement au lendemain de l’opération militaire américaine au Venezuela, espoirs d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et d’un reflux des prix du pétrole ont insufflé de l’élan aux marchés.

L’Allemagne engrange une somme record grâce à la vente des quotas d’émission de CO2

21,4 milliards d’euros : c’est ce qu’ont rapporté à l’Allemagne les échanges nationaux et européens de quotas d'émission de dioxyde de carbone (CO2) en 2025, selon l'Agence allemande pour le commerce des droits d'émission (DEHSt) à Berlin. Ces recettes records dépassent de près de trois milliards d’euros celles engrangées en 2024 (18,5 milliards d’euros). La tarification des gaz à effet de serre vise à inciter les entreprises et les consommateurs à réduire leur consommation de combustibles fossiles.

Climat : l’Allemagne atteint ses objectifs, mais la transition ralentit

640 millions de tonnes équivalent CO2 : c’est la quantité de gaz à effet de serre émise par l’Allemagne en 2025, selon le think-tank Agora Energiewende. Elle a baissé de 1,5 % par rapport à 2024 et de 49 % par rapport à 1990.

Comme les années précédentes, ce recul est principalement dû à la stagnation de l’activité économique, notamment à une moindre production des industries à forte consommation d’énergie et aux effets des politiques commerciales américaine et chinoise.

L’Allemagne atteint ses objectifs, mais « la protection du climat ralentit », souligne la directrice d’Agora Energiewende, Julia Bläsius. Berlin doit réduire ses émissions quatre fois plus vite qu’en 2025 pour atteindre son objectif à l’horizon 2030, à savoir une baisse de ses émissions de 65 % par rapport à 1990.

Les transports et les bâtiments restent les « mauvais élèves » de la transition énergétique. À l’inverse, les énergies renouvelables continuent de gagner du terrain (+ 2 % en 2025). Toujours en progression, l’éolien s’est durablement installé comme première source d’électricité d’Allemagne. Le solaire photovoltaïque connaît, quant à lui, une rapide expansion. Il s’est hissé l’an dernier au rang de 2e producteur d’électricité devant le gaz et le charbon.

Exposition : Günter Grass intime à Lübeck, sa patrie d’adoption

Qui était Günter Grass derrière la statue du Prix Nobel de littérature (1999) ? Un homme proche des gens, profondément enraciné dans sa terre d’adoption, répond une exposition présentée à la Maison Günter Grass de Lübeck. Une soixantaine d’aquarelles, d’esquisses et de manuscrits racontent les liens qui unissaient l’écrivain, dessinateur et sculpteur décédé en 2015 à la cité des rives de la Baltique.

« De nos expositions des dernières années, c’est la plus chargée en émotions », relate le directeur du musée, Jörg-Philipp Thomsa. « Elle laisse transparaître les souvenirs que nous avons avec lui. »

Né en 1927 à Danzig (aujourd’hui Gdansk, en Pologne), Günter Grass a vu son enfance s’achever brutalement avec la destruction de la ville durant la Seconde Guerre mondiale. Après des études d’art à Düsseldorf, il accède à la célébrité en 1959 avec son premier roman, Le Tambour.

De 1989 à sa mort, il vit à Behlendorf, près de Lübeck. Proche des gens, il accorde des autographes à des passants, se souvient l’exposition, intitulée « Le Prix Nobel d’à côté ». Il fait des selfies avec des admirateurs. Il s’engage activement dans la vie de la cité. En 1995, il transfère son secrétariat de Berlin à Lübeck, dans ce qui est devenu la Maison Günter Grass. Il y gère ses fondations et reçoit des visiteurs. « Lübeck, avec son architecture gothique, les eaux de la Trave et ses ruelles étroites lui rappelaient sa ville natale de Danzig  », souligne Julia Wittmer, commissaire de l’exposition.

De sa patrie d’origine, située elle aussi au bord de la mer Baltique, il avait conservé l’amour de l’eau. L’exposition illustre cette triple prédilection pour l’eau, les mots et les images à travers une étonnante cascade sur laquelle sont projetés les adjectifs qu’il utilisait pour décrire la mer Baltique. Elle symbolise le flux de la vie qu’il associait aux mouvements de l’eau. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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