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Selon deux sondages récents, la France est le partenaire qui inspire le plus confiance aux Allemands dans un monde en perte de repères.

Selon deux sondages récents, la France est le partenaire qui inspire le plus confiance aux Allemands dans un monde en perte de repères. © Ambassade d'Allemagne

06.03.2026 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 6 mars 2026.

La France est le partenaire qui inspire le plus confiance aux Allemands

La France est le partenaire qui inspire le plus confiance aux Allemands, tous partis confondus. C’est ce que révèle le sondage Deutschland-Trend réalisé du 2 au 4 mars par infrastest dimap pour la chaîne ARD. 82 % des personnes interrogées font confiance à la France, un chiffre en hausse de quatre points par rapport au mois de janvier. Le niveau de confiance atteint des sommets chez les militants des Verts (96 %), des Unions chrétiennes (93 %), de Die Linke (90 %) et du Parti social-démocrate (SPD) (89 %).

L’enquête montre que la France jouit d’un niveau de confiance très élevé (80 % ou plus) et stable sur la longue durée (20 ans). Les variations sont plus marquées pour les autres partenaires tels que le Royaume-Uni (75 % de confiance en mars 2026) ou les États-Unis (15 %).

Ces résultats corroborent ceux d’une autre enquête, réalisée par l’institut Allensbach pour la démoscopie du 6 au 19 février et publié par le Frankfurter Allgemeine Zeitung en début de semaine. Dans un monde en perte de repères ressenti par les Allemands comme inquiétant, la France apparaît aux Allemands comme le premier partenaire avec lequel « coopérer le plus étroitement possible ». L’Hexagone est cité par les trois quarts (75 %) des personnes interrogées, loin devant le Royaume-Uni (57 %), la Pologne (51 %) et les États-Unis (34 %).

Cette enquête révèle une inflexion dans la perception de la population allemande. La confiance envers le grand allié américain, dominante jusqu’au début des années 2000, puis égratignée par la guerre en Irak, est passée de 62 % en 2020 à 34 % en 2026. Les deux tiers (64 %) des sondés se disent désarçonnés par la politique du président américain Donald Trump et n’en retirent « rien de positif ». La majorité (55 %) estime toutefois que l’Allemagne et l’Europe ne peuvent pas se défendre sans les capacités militaires des États-Unis.

« La population [allemande] a de plus en plus l’impression que l’Europe ne peut compter que sur elle-même », relatent les auteurs de l’enquête. Outre la France et le Royaume-Uni, la Pologne lui apparaît ainsi de plus en plus comme un partenaire qui compte. Les sondés sont aujourd’hui deux fois plus nombreux qu’en l’an 2000 (51 % contre 24 %) à affirmer que Berlin doit « coopérer le plus étroitement possible avec Varsovie ».

Le soutien à la constitution d’une armée européenne est également en forte hausse. En 2017, ses partisans (34 %) et adversaires (35 %) faisaient jeu égal. En 2026, les partisans (49 %) d’une armée européenne sont deux fois et demi plus nombreux que les adversaires (21 %).

Selon le sondage, 54 % des Allemands s’accordent aujourd’hui à dire que « l’Europe est notre avenir ». Le chiffre est stable sur la durée. Il oscille autour des 50 % depuis 30 ans. Mais l’enquête révèle que les jeunes générations sont les plus européennes : 65 % des moins de 30 ans affirment que « l’Europe est notre avenir ». « Dans un monde où les repères semblent avoir disparu, ce sont particulièrement les jeunes qui cherchent un ancrage en Europe », soulignent les auteurs de l’étude.

La France et l’Allemagne ouvrent leur coopération à la dissuasion

À nouveaux défis, réponses nouvelles : face à l’évolution des menaces, la coopération franco-allemande s’ouvre à la coordination en matière de dissuasion nucléaire. Le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier Friedrich Merz, l’ont annoncé cette semaine dans une déclaration conjointe.

Paris et Berlin ont mis en place un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau, indiquent les deux dirigeants. Il servira de cadre pour le dialogue doctrinal et la coordination de la coopération stratégique.

Des mesures concrètes seront prises dès cette année, telles que la participation de l’Allemagne aux exercices nucléaires français, des visites conjointes sur des sites stratégiques et le développement de capacités conventionnelles avec d’autres partenaires européens. La France et l’Allemagne renforceront également leur capacité, en tant qu’Européens, à gérer l’escalade sous le seuil nucléaire.

« Cette coopération franco-allemande repose sur la conviction partagée que la dimension nucléaire de la dissuasion demeure un pilier de la sécurité européenne, laquelle s'appuie sur la dissuasion élargie des États-Unis, notamment les armes nucléaires américaines prépositionnées en Europe, et sur les forces nucléaires stratégiques indépendantes de la France et du Royaume-Uni […] », affirme la déclaration.

Cette nouvelle coopération entre la France et l’Allemagne « viendra compléter, et non remplacer, la dissuasion nucléaire de l'OTAN ». Elle vise à « renforcer la sécurité de l’Europe dans son ensemble ». En savoir plus

L’Allemagne accentue la pression sur les chômeurs pour le retour à l’emploi

Priorité au retour à l’emploi, lutte contre les abus : le Bundestag a approuvé cette semaine la transformation du revenu citoyen (Bürgergeld) en revenu minimum garanti (Grundsicherung). La réforme remet en application le principe « encourager et exiger » et veille à « favoriser le retour à l’emploi plutôt que la gestion du chômage », a résumé le secrétaire général de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Carsten Linnemann. Elle devrait concerner quelque 5,5 millions de personnes à partir du 1er juillet 2026.

Cette réforme met fin au revenu citoyen (Bürgergeld) créé en 2023 pour remplacer le minimum social Hartz IV. Elle entend stimuler les efforts de réinsertion des demandeurs d’emploi en capacité de travailler et sanctionner plus sévèrement les manquements, par exemple l’absence à plusieurs rendez-vous à l’agence pour l’emploi. Les personnes en réelle difficulté pourront continuer à compter sur le soutien des pouvoirs publics.

En pratique, le retour immédiat à l’emploi quand il est possible passera avant les mesures de formation, notamment pour les moins de 30 ans. Les personnes en capacité de travailler seront encouragées à employer toute leur force de travail, par exemple, pour une personne seule, à travailler à temps plein si l’emploi est acceptable. Pour les personnes avec des enfants à charge, l’offre de réinsertion sera avancée des trois ans aux 15 mois de l’enfant.

Le système des sanctions sera progressif, allant d’une réduction temporaire de l’allocation à sa suppression totale.

En parallèle, les personnes ayant des problèmes de santé recevront un soutien plus ciblé, les jeunes en difficulté un accompagnement plus complet et les personnes en recherche d’emploi une offre individualisée de conseil, de soutien et de placement. En savoir plus

L’économiste Gabriel Felbermayr s’apprête à rejoindre le Conseil des Cinq Sages

L’économiste autrichien Gabriel Felbermayr va rejoindre le Conseil des experts pour l’analyse de l’évolution économique (« Cinq Sages »). Sa nomination va être proposée au président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, a décidé cette semaine le conseil des ministres à Berlin. L’économiste libéral de 49 ans, spécialiste du commerce international, prendra la succession d’Ulrike Malmendier.

Formé à Linz et à Florence, Gabriel Felbermayr a une longue expérience académique et de conseil en politiques publiques. Expert du commerce international, de la mondialisation et de l’intégration économique européenne, il a enseigné à l’Université de Tübingen, à l’Université Hohenheim de Stuttgart. Il a également travaillé à l’Université de Munich et à l’institut Ifo, et présidé l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale (IfW). Il dirige actuellement l’Institut autrichien de de recherche économique (WIFO). Il est également professeur à l’Université des sciences économiques de Vienne (Autriche).

Le festival Lit-Cologne inaugure le printemps des livres

Du 7 au 22 mars, le festival Lit.Cologne transforme la cité des bords du Rhin en capitale européenne de la littérature. 196 événements sont à l’affiche, dont un tête-à-tête inattendu entre le romancier britannique Julian Barnes et l’ancien ministre fédéral de l’Économie et auteur Robert Habeck. Le festival propose au public des rencontres avec des plumes et des penseurs allemands et européens majeurs tels que Bernhard Schlink, Navid Kermani, Judith Hermann, Christopher Clark, Doris Dörrie, Marc Elsberg, Eva Mattes et Salman Rushdie. En savoir plus

À Berlin, la réouverture de la crypte des Hohenzollern attire le public

On a fait la queue le week-end dernier pour visiter la crypte des Hohenzollern dans la cathédrale de Berlin. Le monument, l’un des plus grands caveaux dynastiques d’Europe avec l’Escurial, à Madrid (Espagne), et la Crypte des Capucins, à Vienne (Autriche), a attiré plus de 12 000 curieux. Ils ont profité d’une entrée gratuite pour admirer les tombeaux de 91 membres de la dynastie brandebourgeoise et prussienne morts entre la fin du 16e siècle et le début du 20e siècle, parmi lesquels le roi de Prusse Frédéric Ier et son épouse Sophie Charlotte.

Le billet était offert à l’occasion de la réouverture du monument après six années de travaux. Le chantier a permis d’adapter la crypte à l’affluence des visiteurs (750 000 en 2019). L’aération et la climatisation ont été modernisées. Un ascenseur a été construit pour rendre les lieux accessibles aux personnes à mobilité. Le système de sécurité a été renforcé pour permettre au public d’observer les sarcophages de près. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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