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Il y a 75 ans, les premiers pas de l’intégration européenne. © picture alliance / kb-photodesign/Shotshop | kb-photodesign
Pour ne rien manquer de l’actualité en ce vendredi 17 avril 2026.
- Il y a 75 ans, la CECA posait la première pierre de la construction européenne
- Le chancelier Friedrich Merz félicite Péter Magyar, vainqueur des élections en Hongrie
- La Foire de Hanovre, vitrine des applications liées à l’IA
- Santé : Berlin dévoile ses pistes d’économies
- En Allemagne, un habitant sur cinq est issu de l’immigration
- Exposition : l’appareil photo, instrument d’émancipation des femmes du Bauhaus
Il y a 75 ans, la CECA posait la première pierre de la construction européenne
Sans lui, l’Europe n’aurait pas le visage que nous connaissons : le 18 avril 1951, il y a 75 ans, était signé le traité de Paris instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Il concrétisait l’idée révolutionnaire lancée par Robert Schuman le 9 mai 1950 : placer la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.
Cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le ministre français des Affaires étrangères avait proposé cette innovation en vue d’empêcher la guerre entre l’Allemagne et la France, de préserver la paix en Europe et de poser les bases d’une fédération européenne.
La CECA vit officiellement le jour le 23 juillet 1952. Cinq ans plus tard, ses six membres fondateurs (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie) signaient les traités de Rome, premier acte de la construction de l’Europe communautaire.
Le chancelier Friedrich Merz félicite Péter Magyar, vainqueur des élections en Hongrie
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a félicité en début de semaine le vainqueur des élections hongroises, Péter Magyar. « Je me réjouis de collaborer avec lui pour une Europe forte, sûre et, surtout, unie », a-t-il indiqué.
La Foire de Hanovre, vitrine des applications liées à l’IA
Robots humanoïdes, agents d’IA, automatisation : du 20 au 24 avril, la Foire de Hanovre sera la vitrine de la transformation industrielle. Du grand groupe à la start-up en passant par les PME et les laboratoires de recherche, 3 500 exposants présenteront les produits et les solutions les plus innovants pour une industrie compétitive et durable.
L’IA, clé de la compétitivité, constituera un fil rouge reliant la quasi-totalité des filières, de la construction mécanique à l’électronique en passant par le numérique ou l’énergie. « Les visiteurs découvriront comment l’exploiter efficacement et créer de la valeur ajoutée », promet Jochen Klöckner, président de Deutsche Messe AG. « Elle génère des gains de productivité, permet une utilisation ciblée des ressources et ouvre la voie à de nouveaux modèles d’affaires basés sur les données. »
Un espace de débat (Center Stage) accueillera des débats entre des personnalités du monde de l’économie et de la politique sur les grands enjeux industriels et technologiques du moment.
La Foire de Hanovre sera inaugurée dimanche par le chancelier Friedrich Merz et le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva. Le Brésil est l’hôte de l’édition 2026. En savoir plus
Santé : Berlin dévoile ses pistes d’économies
« Adapter les dépenses aux recettes », « ne rembourser que les prestations ayant un bénéfice médical démontré », mettre tous les acteurs à contribution : telles sont les grandes lignes de la réforme du financement de l’assurance maladie que prépare le gouvernement allemand. Elles ont été présentées cette semaine par la ministre fédérale de la Santé. Nina Warken a repris « aux deux tiers » les recommandations formulées il y a deux semaines par une commission d’experts.
Selon la ministre, les patients subiront la hausse du ticket modérateur sur les médicaments. Son plancher passera de 5 à 7,50 euros, son plafond de 10 à 15 euros. L’homéopathie et le dépistage du cancer de la peau en l’absence de symptômes seront déremboursés. L’assurance gratuite du conjoint ne sera pas supprimée mais modifiée : seuls continueront à en bénéficier en 2028 les enfants, parents d’enfants de moins de sept ans, enfants porteurs d’un handicap, aidants et retraités.
Les cliniques se verront supprimer une clause ouvrant la possibilité de rémunérations accrues. Pour éviter des actes inutiles, un deuxième avis médical pourra être sollicité avant certaines opérations. En ville, les médecins perdront leur supplément de rémunération pour un certain nombre de prestations (consultations sans rendez-vous, création du dossier médical électronique).
L’industrie pharmaceutique devra consentir davantage de contrats de remise avantageux sur les médicaments, et respecter de nouvelles règles d’économies sur la fixation des prix. Les pharmacies bénéficieront de la hausse promise du forfait fixe mais devront accepter une augmentation de leur remise.
Les caisses d’assurance maladie devront limiter leurs dépenses d’administration, diviser par deux leurs budgets publicitaires et limiter les rémunérations de leurs cadres.
La création d’une taxe sur certains produits de consommation (alcool, tabac, sucre), proposée par la commission d’experts, n’est pas tranchée. Mme Warken s’y est dite ouverte.
Ces mesures ont pour objectif de stabiliser le financement de l’assurance maladie et d’éviter une nouvelle hausse des cotisations. La hausse des dépenses de santé menace, en effet, de creuser un « trou » de 15 milliards d’euros dans son budget en 2027 et de 40 milliards à l’horizon 2030.
Mme Warken s’attend à une économie de 20 milliards d’euros dès 2027. Elle prévoit l’adoption du projet de loi en Conseil des ministres le 29 avril et son vote au Parlement d’ici à l’été.
En Allemagne, un habitant sur cinq est issu de l’immigration
En 2025, l’Allemagne comptait près de 21,8 millions de personnes issues de l’immigration. Cela représente 26,3 % de sa population, selon l’Office fédéral des statistiques (destatis).
Selon destatis, 16,4 millions de résidents sont nés à l’étranger. 5,4 millions ont deux parents nés à l’étranger qui sont arrivés en Allemagne après 1950. Ces immigrés ont le plus souvent pour pays d’origine la Pologne (1,5 million de personnes), la Turquie (1,5 million), l’Ukraine (1,3 million), la Russie (1,0 million) et la Syrie (1,0 million).
Au cours des 20 dernières années, le nombre d’habitants issus de l’immigration a augmenté de 67 % en Allemagne. Leur part dans la population allemande s’est accrue de dix points (de 16,0 % à 26,3 %). Avec des différences importantes entre les générations : un tiers des 25-34 ans sont aujourd’hui issus de l’immigration contre 1/7e des plus de 65 ans.
Parmi les jeunes de 25 à 34 ans nés à l’étranger, la proportion de diplômés de l’enseignement supérieur (33 %) est similaire à celle observée dans la population allemande en général. Mais le taux de jeunes sans qualification est deux fois plus élevé. En savoir plus
Exposition : l’appareil photo, instrument d’émancipation des femmes du Bauhaus
Angles inhabituels, perspectives abruptes, gros plans, jeux abstraits de lumière et d’ombre : le musée de la photographie de Berlin rend hommage aux femmes photographes du mouvement du Bauhaus. Du 17 avril au 4 octobre 2026, il présente 300 œuvres signées de 29 pionnières qui ont utilisé l’appareil photo comme un instrument d’émancipation dans les années 1920. On trouve parmi elles Lucia Moholy, Gertrud Arndt, Florence Henri, Irene Hoffmann ou encore Grit Kallin-Fischer. L’exposition s’intitule « Nouvelle femme. Nouveau regard. Les femmes photographes du Bauhaus. » Elle constitue le premier hommage d’envergure rendu à ces artistes. L’éventail des œuvres exposées va du portrait et des photos d’architecture à la photographie expérimentale abstraite. En savoir plus
Rédaction : A.L.