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Symbolfoto Hitze,Hitzesommer,Sommerhitze, Thermometer zeigt eine Temperatur in Richtung 40 Grad Celsius an, ? © picture alliance / SVEN SIMON | Frank Hoermann
Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 19 juin 2026.
- En Allemagne aussi, le mercure grimpe
- Iran, Ukraine : Friedrich Merz dresse un bilan positif du sommet du G7 à Évian
- L’Allemagne inaugure un centre de défense contre les menaces hybrides
- Il pourrait manquer 4,3 millions de travailleurs en Allemagne en 2036, selon l’IW
- Les Allemands règlent de moins en moins leurs achats en liquide
- 46 % des Allemands font confiance aux médias traditionnels
En Allemagne aussi, le mercure grimpe
Jusqu’à 38°C prévus aujourd’hui dans l’ouest et le sud-ouest, jusqu’à 40°C attendus lundi : comme la France, l’Allemagne connaît un début d’été caniculaire. La Service météorologique allemand (DWD) a étendu aujourd’hui son alerte à la quasi-totalité du territoire, à l’exception de quelques régions en bordure de la mer Baltique. 30°C à 35°C sont attendus aujourd’hui sur la majeure partie du pays, 24°C à 29°C dans les régions les plus au nord. Des orages parfois violents pourraient éclater localement. Selon les prévisionnistes, la vague de chaleur devrait se poursuivre au moins jusqu’à la deuxième moitié de la semaine prochaine, avec un pic probable lundi 22 juin. Par la suite, le nord devrait connaître des températures très estivales, mais la canicule se concentrerait surtout sur le centre et le sud du pays.
Iran, Ukraine : Friedrich Merz dresse un bilan positif du sommet du G7 à Évian
Ukraine, Iran, inégalités géoéconomiques : le chancelier Friedrich Merz a dressé mercredi un bilan positif du sommet du G7 à Évian-les-Bains. Il s’est félicité que les sept premières économies de la planète aient trouvé un langage commun pour envoyer « un message très clair » de soutien à l’Ukraine, avec une force inédite. La persévérance a été payante, a-t-il estimé. Le chemin vers la paix reste ardu. Mais « nous avons fait un pas en avant. »
Le chancelier a également salué l’accord entre les États-Unis et l’Iran, « un grand succès » qui doit se poursuivre dans la négociation. Friedrich Merz a réitéré l’offre allemande d’apporter une contribution, par exemple à travers un engagement militaire dans le détroit d’Ormuz, avec un mandat approuvé par le Bundestag.
Enfin, le chancelier a loué les progrès réalisés dans la nécessaire discussion sur les déséquilibres géoéconomiques et l’accord sur une coopération plus étroite concernant les matières premières critiques et l’intelligence artificielle (IA). En savoir plus
L’Allemagne inaugure un centre de défense contre les menaces hybrides
Le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a inauguré cette semaine à Berlin un Centre commun de défense contre les « menaces hybrides » (Gemeinsames Zentrum zur Abwehr hybrider Bedrohungen/ GAZ-Hybrid). L’établissement aura pour mission d’identifier et de combattre ces activités qui combinent moyens militaires, économiques, de renseignement et de propagande, de l’espionnage au terrorisme d’État en passant par les cyberattaques, l’influence sur l’opinion publique et les élections, le sabotage et la désinformation.
« Au sein du Centre commun de lutte contre les menaces hybrides, les forces de sécurité fédérales et régionales, la police, les services de protection de la Constitution et la sécurité informatique unissent leurs compétences », a indiqué M. Dobrindt. « Nous protégeons notre pays contre les acteurs hostiles et garantissons la stabilité de nos infrastructures, de notre économie et de notre démocratie. Nous investissons dans la prévention. Grâce à des analyses de situation, à des échanges quotidiens d’informations et à une réaction coordonnée, nous renforçons notre résilience avec ce centre de défense. »
Ce nouveau centre vient renforcer les capacités des centres de défense déjà en place tels que le Centre national de cyberdéfense (Cyber-AZ), le Centre commun de défense contre les drones (GDAZ) et le Centre commun de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme (GETZ). En savoir plus
Il pourrait manquer 4,3 millions de travailleurs en Allemagne en 2036, selon l’IW
Le « papyboom » accélère la pénurie de main-d’œuvre. 4,3 millions de travailleurs pourraient manquer en Allemagne d’ici dix ans, selon l’institut IW. C’est 1,3 million de plus que ce que l’institut prévoyait il y a deux ans.
L’écart s’explique par une baisse plus rapide que prévu de la population allemande. Selon l’Office fédéral des statistiques (destatis), l’Allemagne a perdu 100 000 habitants en 2025. L’IW, qui s’attendait à une croissance démographique culminant à 85 millions de personnes en 2040, a révisé ses prévisions : il anticipe désormais un recul à 82 millions d’habitants. L’immigration ne compense plus l’excédent de décès.
Sur le marché du travail, d’ici à 2036, l’ensemble de la génération du « babyboom » (née entre 1954 et 1969) aura atteint l’âge légal de la retraite (67 ans en Allemagne à partir de 2031). Entre 2026 et 2036, le pays va devoir compenser en moyenne 1,3 million de départs par an. L’entrée de 800 000 jeunes par an sur le marché du travail ne suffira pas. « L’Allemagne ne se dirige pas vers le changement démographique, elle est en plein dedans », résume Holger Schäfer, de l’IW.
La pénurie de main-d’oeuvre reste une réalité en Allemagne. Le ralentissement des embauches lié à l’apathie de la croissance ne fait que la masquer, montre une enquête de la banque publique KfW. Les entreprises, en particulier les PME, continuent de se plaindre de difficultés de recrutement dans des secteurs tels que la construction et les services. La situation reste aussi tendue dans les services juridiques et fiscaux, les transports, la restauration, les cabinets d’architecture et d’ingénierie, l’entretien des bâtiments et des espaces verts. Dans l’industrie, la proportion d’entreprises en difficulté de recrutement a certes beaucoup baissé depuis le pic de l’été 2022 (44,5 %). Mais elle demeure élevée : 14 % des entreprises peinent à recruter.
Les Allemands règlent de moins en moins leurs achats en liquide
Ils sont réputés attachés à l’argent liquide. Mais les Allemands paient de plus en plus souvent leurs achats par carte bancaire ou smartphone. En 2025, pour la première fois, le nombre de règlements électroniques (55 %) a dépassé celui des paiements en billets et pièces de monnaie (45 %), selon une enquête de la Bundesbank, la banque centrale allemande.
« La tendance au paiement électronique se confirme. L’argent liquide n’en reste pas moins le moyen de paiement le plus couramment utilisé », analyse Burkhard Balz, membre du directoire de la Bundesbank. Il a servi à payer 45 % des achats (- 3 points en trois ans) en 2025, contre 26 % pour les cartes de crédit, 10 % pour les terminaux mobiles (tels que le smartphone) (+ 4 points) et 6 % pour Internet (+ 3 points). Classés en fonction du montant dépensé, la carte de crédit (28 %) arrive en tête devant l’argent liquide (23 %) et les virements (23 %).
Selon l’étude, 80 % des personnes sondées jugent important de pouvoir continuer à payer en liquide à tout moment. Selon M. Batz, c’est « pour la Bundesbank une préoccupation majeure de préserver l’argent liquide en tant que moyen de paiement peu onéreux, efficace et inclusif ».
46 % des Allemands font confiance aux médias traditionnels
Comment les Allemands s’informent-ils ? Selon la dernière livraison du Reuters Institute Digital News Report, ils consultent de plus en plus les réseaux sociaux mais ils continuent de faire davantage confiance aux médias traditionnels. 46 % des sondés estiment que l’on peut la plupart du temps leur faire confiance (37 % chez les 18-24 ans). Ils ne sont que 13 % à faire le plus souvent confiance aux réseaux sociaux ou aux agents conversationnels d’intelligence artificielle (IA) comme source d’information. De plus, près d’un sur deux confie ne pas être sûr de pouvoir distinguer les faits des fausses nouvelles, un chiffre bien plus élevé qu’en 2025 et 2024.
Pourtant, les réseaux sociaux occupent une place de plus en plus importante dans les habitudes des Allemands en matière d’information. 36 % des sondés, un record, s’informent aujourd’hui via les plateformes, en particulier WhatsApp, YouTube et Facebook. Le chiffre atteint 60 % chez les 18-24 ans, qui utilisent également Instagram. 18 % des sondés s’informent exclusivement via les réseaux sociaux.
Les plateformes restent toutefois un complément aux médias traditionnels pour la majorité. 59 % des répondants disent regarder régulièrement la télévision, 34 % écouter régulièrement les informations à la radio et 17 % lire régulièrement les journaux. Le déclin de ces médias s’est ralenti ces dernières années.
Quant aux assistants conversationnels basés sur l’IA, ils n’occupent pour l’instant qu’un rôle marginal en matière d’information : 5 % les utilisent pour s’informer, principalement pour poser des questions sur l’actualité (48 %), mieux comprendre un sujet (28 %), consulter une synthèse sur un sujet (27 %) ou trouver une source d’information (25 %). En savoir plus
Rédaction : A.L.