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Examen du projet de loi de finances pour 2027 au Bundestag cette semaine. Photo : le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil. © picture alliance/dpa | Kay Nietfeld
Pour ne rien manquer de l’actualité en ce vendredi 11 septembre 2026.
Le projet de loi de finances pour 2027 examiné au Bundestag
Croissance, défense, infrastructures : le Bundestag a examiné cette semaine le projet de loi de finances pour 2027. Le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil, a défendu un « nouveau socle pour la croissance, l’emploi et la sécurité sociale ». « Nous investissons dans l’avenir, nous investissons dans notre sécurité et nous forgeons notre liberté pour être encore capables d'agir demain », a-t-il affirmé.
Le texte prévoit 118 milliards d’euros d’investissements, notamment dans la défense et les infrastructures. Le recours au crédit passe de 98 à près de 119 milliards d’euros, et les dépenses augmentent de 6 % par rapport à 2026. Un choix justifié par la nécessité de préserver l’État social et d’investir dans la défense, a plaidé M. Klingbeil. Des économies budgétaires sont parallèlement à l’ordre du jour pour « conserver la maîtrise du budget ».
La forte hausse des dépenses consacrée à la défense constitue « une promesse de sécurité », a souligné le ministre fédéral de la Défense, Boris Pistorius. Les attaques hybrides se multiplient en Europe et « nous sommes littéralement pris pour cible par Moscou » qui tente « d’espionner, d’influencer, d’intimider, de déstabiliser et de désorienter notre société ».
Le projet de loi de finances comprend également des investissements dans l’éducation, la construction de logements, ainsi que des allègements fiscaux pour les familles et les bas et moyens revenus. « Ma vision de l’avenir est celle d’une Allemagne souveraine et résiliente, d’un pays fort, capable d’être à la fois innovant et social », a résumé M. Klingbeil. En savoir plus
Budget européen : Friedrich Merz appelle au « réalisme » et aux « réformes »
« L’Europe doit conjuguer réalisme budgétaire et réformes ». C’est le message délivré cette semaine par le chancelier Friedrich Merz au président du Conseil européen, António Costa, de passage à Berlin dans le cadre de son Tour des 27 capitales européennes.
Friedrich Merz rejette la proposition de la Commission européenne d’augmenter le budget européen (Cadre financier pluriannuel) de 60 % pour la période 2028-2034. « Alors que tous les États membres sont contraints à l'austérité, un tel montant est tout simplement inabordable », a-t-il fait valoir. « Au bout du compte, c'est le contribuable européen qui règle la facture ».
L’Allemagne réclame « une réduction de plusieurs centaines de milliards d'euros sur l'ensemble de la période » avec des « coupes dans tous les secteurs. » Elle demande aussi des réformes et la fixation de priorités claires, en particulier la compétitivité et les capacités de défense de l’Union européenne (UE). « Nous ne réglerons pas les problèmes du 21e siècle avec un budget du 20e siècle », argue le chancelier.
Friedrich Merz plaide pour l’adoption du prochain budget européen avant la fin de 2026. Au mois d’août, il avait réuni les dirigeants autrichiens, néerlandais, danois, suédois et finlandais autour de cette question. Tous contributeurs nets au budget européen, l’Allemagne et ces quatre pays financent près de 40 % du budget européen et 70 % de l’aide européenne à l’Ukraine. En savoir plus
L’Allemagne peut espérer un net regain de croissance, selon la banque KfW
L’Allemagne a une « chance raisonnable » de renouer avec des taux de croissance supérieurs à 1 % par an au cours des prochaines années. C’est la conclusion d’une étude de la banque publique KfW qui voit dans les gains de productivité permis par l’intelligence artificielle et le numérique des leviers de croissance.
« Nous n’avons pas besoin de devenir le numéro un mondial du développement de modèles d’IA à court terme », explique Stefan Wintels, directeur de la banque. « Mais nous devons être en pointe pour les applications d’IA dans l’industrie et les PME ». Resserrer les liens entre les PME, les start-up et le capital est également utile.
Selon M. Wintels, le site économique allemand possède beaucoup d’atouts : une base économique robuste, des PME performantes, une main-d’œuvre qualifiée, une recherche puissante et de grandes capacités d’adaptation.
« Notre ambition doit être de refaire de l’Allemagne un site leader à l’échelle mondiale en matière de technologie et d’innovation à l’horizon 2035 », affirme-t-il. Il recommande d’améliorer les conditions d’investissement, de réduire la bureaucratie et de mobiliser davantage de capital-risque pour amplifier la croissance.
La croissance allemande est passée de près de 2 % à un peu plus de 0 % de 2015 à 2025. Les dernières prévisions des instituts pour l’année 2026 se situent légèrement au-dessus de 1 %. En savoir plus
Près de 60 % de l’électricité allemande issue des énergies renouvelables, un record
L’électricité verte a le vent en poupe en Allemagne. Éolien, solaire, biogaz, hydroélectricité ont fourni 59,1 % de l’électricité produite au premier semestre, un nouveau record, selon l’Office fédéral des statistiques (destatis). Le chiffre était de 58 % au premier semestre 2025.
Malgré un début d’année peu venteux, le secteur éolien reste le premier producteur d’Allemagne avec 29,4 % de l’électricité injectée dans le réseau (+ 12,3 % sur un an). Il devance le charbon (24,1 %, en baisse de 0,5 %), le solaire photovoltaïque (17,8 %) et le gaz naturel (16,5 %).
Depuis 2018, la production d’origine renouvelable a augmenté d’un quart. L’électricité issue du charbon et du gaz naturel a été presque divisée par deux sur la même période.
L’Allemagne a, par ailleurs, rééquilibré ses échanges d’électricité avec les pays voisins. En un an, elle réduit son déficit extérieur de 8,3 milliards à 0,6 milliard, notamment grâce à une nette augmentation de ses exportations d’électricité (+ 14,9 %). En savoir plus
Les romans de la rentrée : les finalistes du Prix du livre allemand
Une famille déchirée entre Berlin, Moscou et Kyiv sur fond de guerre en Ukraine, une linguiste et un mathématicien se mettant en quête du langage parfait, une histoire d’amitié entre activisme et radicalisation à l’heure de la crise climatique, un village qui devient le miroir des fractures de l’histoire allemande, l’amour étudiant entre un juif d’origine bourgeoise et une chrétienne d’origine défavorisée après le 7 octobre 2023, la vie en RDA et au lendemain de la Réunification : les six romans finalistes pour décrocher le Prix du livre allemand ont été dévoilés cette semaine.
Leurs auteurs, cinq femmes et un homme, connaîtront le verdict du jury le 5 octobre, en prélude à la Foire du livre de Francfort. Il s’agit de Valeria Gordeev (Die Zikade entschlüpft ihrer goldglänzenden Hülle, éd. S. Fischer), Elias Hirschl (Schleifen, éd. Paul Zsolnay), Franziska Gänsler (Orca, éd. Kein & Aber), Shida Bazyar (Die Lücken, éd. Kiepenheuer & Witsch), Dana Vowinckel (Anton und Alma, éd. Suhrkamp) et Peggy Mädler (Selbstregulierung des Herzens, éd. Galiani Berlin). Le ou la lauréat(e) recevra un prix de 25 000 euros, les cinq autres finalistes de 2 500 euros. En savoir plus
Quand Beethoven rencontre Warhol : prélude à l’Année Beethoven 2027
L’Allemagne prépare le bicentenaire de la mort de Ludwig van Beethoven (1770-1827). La Maison natale du compositeur, à Bonn, programme pour 2027 une symphonie de récitals, concerts, masterclasses et festivals. L’objectif : réveiller l’enthousiasme pour l’œuvre du maestro. En prélude à ce jubilé, elle inaugurait cette semaine une exposition intitulée « Beethoven by Warhol ».
C’est une rencontre originale entre la musique classique et le pop art. Elle retrace la genèse du célèbre portfolio de sérigraphies intitulé « BEETHOVEN », réalisée juste avant la mort soudaine d’Andy Warhol, le 22 février 1987. L’œuvre s’est imposée comme une icône de la réception de Beethoven au 20e siècle.
À travers plus d’une centaine d’objets, le visiteur découvre des œuvres inédites de Warhol sur papier et sur toile, des épreuves de tirage, des pochettes de disques conçues par Warhol, ainsi que des documents sur sa collaboration avec le galeriste de Bonn, Hermann Wünsche dans les années 1970 et 1980. En savoir plus
Exposition : à Düsseldorf, Franz Marc « en quête d’un monde meilleur »
Son nom évoque des chevaux bleus et un festival de couleurs dansant sur la toile. Le peintre expressionniste Franz Marc (1880-1916) se voit consacrer cet automne une riche exposition au musée K20 de Düsseldorf.
Intitulée « Franz Marc, la quête d’un monde meilleur », elle est à visiter du 12 septembre 2026 au 24 janvier 2027. Chevaux, vaches, chats, chiens, nus féminins : elle dévoile 120 tableaux et travaux sur papier provenant de collections allemandes, étrangères et privées. Plusieurs sont des prêts provenant de Madrid, Chicago, Washington, du musée Guggenheim et du MoMa de New York.
Franz Marc, qui trouva la mort à Verdun en 1916 à 36 ans, a dessiné jusque dans la boue des tranchées des équidés, des cerfs et des hirondelles s’ébattant en paix dans la nature. Jamais il n’a peint ni les combats, ni la mort.
Le parcours couvre toutes les périodes de création du cofondateur du Blauer Reiter de 1904 à 1914, des premiers travaux aux œuvres tardives tendant vers l’abstraction. En savoir plus
Rédaction : A.L.