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Le gouvernement allemand veut attirer les investissements en Allemagne. Il organise les 19 et 20 octobre le premier sommet Invest in Germany.

21.09.2026, Wirtschaft in Frankfurt am Main v.l. Auf diesem Bild ist die Frankfurter Skyline mit der Deutschherrnbrücke und einem Frachtschiff auf dem Main zu sehen. Das Bild kann symbolisch für Frankfurt am Main, Finanzmetropole, Bankenstandort, Wirtschaft, Binnenschifffahrt, Güterverkehr, Logistik, Wassertransport, Mobilität sowie die Verbindung von moderner Großstadt und Schiffsverkehr stehen. © picture alliance / SNS | Ulrich Höfer

16.10.2026 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en ce vendredi 16 octobre 2026.

Choose France… and Invest in Germany ! Berlin aussi veut attirer les investisseurs

L’initiative Choose France du président Emmanuel Macron a fait de l’Hexagone une terre d’élection pour les investissements étrangers en Europe. En pleine préparation de la relance, l’Allemagne veut à son tour séduire les investisseurs. Le gouvernement allemand organise la semaine prochaine (19-20 octobre) son premier sommet « Invest in Germany ». Il y a convié quelque 350 haut-représentants de multinationales, d’investisseurs institutionnels, de fonds de capital-investissement, d’entreprises familiales et de startup allemandes.

Le sommet prévoit deux jours d’échanges directs avec le chancelier Friedrich Merz, la ministre de l’Économie et de l’Énergie, Katherina Reiche, le ministre des Finances, Lars Klingbeil, Martin Blessing, délégué personnel du chancelier aux investissements, entre autres.

Il se veut le coup d’envoi d’un dialogue suivi entre Berlin et les investisseurs en vue de doper la résilience et la compétitivité de l’économie allemande.

Le gouvernement espère notamment attirer les projets dans les domaines les plus innovants et/ ou stratégiques tels que l’énergie, le numérique, l’électronique, l’automatisation, la santé, la mobilité ou encore la logistique.

Il prépare depuis des mois les conditions qui doivent faciliter les investissements et faire éclore la croissance de demain : investissements dans les infrastructures, réduction de la bureaucratie, fiscalité, numérisation, disponibilité de la main-d’œuvre.

Ces réformes sont autant d’arguments qui s’ajouteront aux atouts traditionnels du site économique allemand. L’Allemagne est un vaste marché situé en plein cœur de l’Europe. Elle est dotée d’infrastructures modernes, d’une puissance d’innovation dopée par des centres de recherche de pointe et d’une main-d’œuvre qualifiée. Enfin, elle jouit d’une grande stabilité politique et juridique, ainsi que d’une qualité de vie élevée.

L’Allemagne et la France s’accordent sur l’avenir de l’industrie automobile européenne

Un bon signal pour l’investissement, pour l’emploi et pour les automobilistes : la France et l’Allemagne sont parvenues en cette fin de semaine à un accord sur une approche commune pour assurer l’avenir de l’industrie automobile européenne.

Le président Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz entendent proposer à leurs partenaires européens de différer l’interdiction des moteurs thermiques pour les voitures neuves en fixant pour 2035 un nouvel objectif de réduction des émissions de CO2 de 90 %, sans obligation pour les constructeurs de compenser les 10 % restants. Ils prévoient également de renforcer les critères permettant de bénéficier du label « Made in Europe ».

« Notre objectif est clair : une industrie automobile européenne compétitive, innovante et décarbonée, qui produit en Europe et crée les emplois de demain », affirment Paris et Berlin dans un communiqué.

« Nous avons une responsabilité envers nos travailleurs, nos industries et nos citoyens : faire en sorte que l’Europe demeure un acteur de premier plan de la transformation mondiale de l’industrie automobile ».

Concrètement, les deux capitales proposent un ensemble de mesures associant l’ambition de décarboner l’automobile à la flexibilité réglementaire. Elles proposent des incitations à l’investissement, à la recherche et au développement, à la production en Europe et à la résilience des chaînes d’approvisionnement.

« Notre cap reste inchangé », affirme le communiqué commun : « réduire significativement les émissions de CO₂ tout en renforçant la capacité de l’Europe à développer et à produire la prochaine génération de véhicules électriques. C’est cela, la préférence européenne dans la pratique : veiller à ce que la transition vers une mobilité propre aille de pair avec l’investissement, l’innovation et la production en France, en Allemagne et dans toute l’Europe. »

Selon Paris et Berlin, « cette approche équilibrée permettra à l’Union européenne de poursuivre ses objectifs climatiques tout en renforçant la souveraineté technologique, la base industrielle et la compétitivité internationale de son industrie automobile ».

Le FMI aussi révise sa prévision de croissance à la hausse

Le rebond se confirme pour l’économie allemande. Après le gouvernement fédéral, c’est au tour du Fonds monétaire international (FMI) de corriger nettement à la hausse (+ 0,6 %) ses prévisions de croissance. Dans son dernier rapport annuel « World Economic Outlook », l’institution monétaire table - comme Berlin - sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) allemand de 1,3 % cette année, et de 1,1 % en 2027. L’Allemagne est le pays du G7 pour lequel la correction à la hausse est la plus élevée. Le FMI s’inquiète, en revanche, de voir la croissance mondiale se concentrer sur un nombre de plus en plus restreint de pays sous l’effet de l’expansion de l’intelligence artificielle (IA) et de la crise énergétique due à la guerre en Iran.

Le gouvernement allemand veut taxer les boissons sucrées

Halte au sucre ! Le gouvernement allemand a adopté cette semaine en conseil des ministres une proposition de réglementation pour taxer les boissons sucrées. Elle doit s’appliquer au 1er juillet 2027 aux boissons contenant plus de cinq grammes de sucre pour 100 millilitres : limonades, thés glacés, boissons énergétiques ou encore boissons aux fruits contenant du sucre ajouté. Les alcools, (déjà taxés), les bières sans alcool, les jus de fruits sans sucre ajouté et les boissons contenant des édulcorants ne sont pas concernés. Des exceptions existent aussi pour les produits de petits fabricants indépendants. Deux niveaux de taxation (26 centimes/ litre et 32 centimes/litre) sont prévus en fonction du contenu en sucre. Les recettes doivent contribuer à stabiliser le financement du système de santé.

De son côté, le Bundestag a adopté cette semaine une forte hausse du prix du tabac. Le prix d’un paquet moyen de 20 cigarettes devrait augmenter progressivement d’environ quatre euros pour atteindre une douzaine d’euros à l’horizon 2030. 19 % des personnes de 15 ans et plus fument en Allemagne, selon l’Office fédéral des statistiques.

L’alcool banni des gares allemandes

Moins de tensions et une atmosphère plus sereine : c’est ce qu’espère la Deutsche Bahn. Depuis le 15 octobre, la compagnie de chemins de fer interdit la consommation d’alcool dans l’ensemble des 5 700 gares allemandes. La mesure, testée dans une quarantaine de gares dont celles de Hambourg, Munich et Cologne depuis le printemps, montre des effets positifs tels qu’une réduction des conflits, une moindre quantité de déchets et une atmosphère plus agréable. Elle est approuvée par 80 % des voyageurs, selon la Deutsche Bahn. Les contrevenants recevront l’ordre de quitter les lieux, et une interdiction d’entrée dans la gare en cas de récidive. L’interdiction ne s’applique pas dans les lieux de restauration, ni dans les trains, où s’appliquent des règles spécifiques. En savoir plus

Exposition, pavillon : Anselm Kiefer à l’honneur dans le Bade-Wurtemberg

Artiste majeur et monumental de l’après-guerre, Anselm Kiefer est mis à l’honneur par la Fondation Würth dans le Bade-Wurtemberg. Une exposition de 90 de ses œuvres a été inaugurée cette semaine par le président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, à la Würth Kunsthalle, qui rouvrait ses portes à cette occasion à Schwäbisch Hall. Intitulée « Anselm Kiefer – Alles, was der Fall ist  », elle est présentée jusqu’au 3 octobre 2027. Elle déploie un éventail de toiles, sculptures et installations comprenant des travaux des années 1960 et 1970, des esquisses philosophiques sur le microcosme et le macrocosme et des univers picturaux inspirés par la kabbale, le romantisme, la littérature et la critique de l’idéologie politique.


Simultanément, un pavillon dessiné par l’architecte David Chipperfield a été inauguré à Künzelsau, à quelques kilomètres de là. Ce bâtiment de sept mètres sur onze a été spécialement conҫu pour héberger le tableau monumental « Schwarze Flocken » (« Flocons noirs »), l’une des œuvres majeures d’Anselm Kiefer possédées par la Fondation Würth. Le peintre originaire de Donaueschingen, qui vit depuis longtemps en France, y représente une plaine enneigée striée de sillons noirs qui fuient vers l’horizon. Il a inscrit sur la toile les vers du poème « Schwarze Flocken », écrit en 1943 par Paul Celan après la mort de ses parents dans un camp. Le ministre fédéral adjoint à la Culture, Wolfram Weimer, a salué un « art monumental [qui] nous montre à quel point l’histoire agit sur notre présent. Il nous empêche d’oublier et nous invite à regarder attentivement. »

Rédaction : A.L.

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