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L’ambassadeur d’Allemagne en France, Stephan Steinlein, a décerné cette semaine le Prix de l’Amitié Franco-Allemande aux lauréats de l’année 2026. Cette distinction récompense leur engagement quotidien hors norme pour la coopération franco-allemande.

L’ambassadeur d’Allemagne en France, Stephan Steinlein, a décerné cette semaine le Prix de l’Amitié Franco-Allemande aux lauréats de l’année 2026. Cette distinction récompense leur engagement quotidien hors norme pour la coopération franco-allemande. © Ambassade d’Allemagne en France

30.10.2026 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en ce vendredi 30 octobre 2026.

Les lauréats du Prix de l’Amitié franco-allemande 2026 distingués à Paris

Eux aussi font l’histoire ! Mardi 27 octobre, l’ambassadeur d’Allemagne en France, Stephan Steinlein, a décerné le Prix de l’Amitié franco-allemande aux lauréats de l’année 2026 : Xavier Pacreau, directeur de la Licence européenne de droit et du master de droit franco-allemand et européen des affaires à la Faculté Libre de Droit (Université catholique de Lille), Caroline Baas, attachée de coopération pour le français à l’Institut Franҫais de Düsseldorf et ancienne présidente du Réseau Abibac, Manuel Oesterschlink, directeur du bureau d’ArianeGroup à Berlin, et Anne Salles, maître de conférences en études germaniques à Sorbonne Université, responsable de la Licence LEA et coordinatrice des échanges internationaux.

À travers ce prix, l’ambassade d’Allemagne en France récompense leur engagement au quotidien pour une meilleure entente entre Français et Allemands.

Ces femmes et ces hommes nous rappellent, en effet, que la coopération franco-allemande ne se résume pas au « couple » franco-allemand. « Les liens humains tissés jour après jour […] sont aujourd’hui un ciment solide de notre coopération », a rappelé Stephan Steinlein. Ils sont profondément enracinés dans nos territoires, et résistent aux crises et aux alternances.

Ils sont également un facteur de résilience dans un monde pétri d’incertitudes, a-t-il ajouté. « Face aux tempêtes, nos liens nous rendent plus forts ». Et « parce qu’ils nous confrontent à de vrais visages, ils nous donnent le désir de rencontrer l’autre et de l’écouter, plutôt que de le juger, de le rejeter ou de le haïr ». Un message que l’ambassadeur souhaite tout particulièrement faire passer aux jeunes à l’heure où beaucoup doutent de l’avenir.

Nette amélioration du climat des affaires en Allemagne

Malgré les prix élevés de l’énergie, les entrepreneurs allemands ont le moral. L’indice Ifo du climat des affaires, principal baromètre de la conjoncture, a progressé en octobre pour la sixième fois consécutive. Il atteint 90,2 points (+ 0,3 point), un niveau légèrement supérieur à ce que les économistes attendaient. Il est à son plus haut depuis le printemps 2023.

« La reprise conjoncturelle se poursuit », a commenté le président de l’Ifo, Clemens Fuest. Ce sont principalement les anticipations à six mois qui s’améliorent. Dans l’industrie manufacturière, toutefois, les chefs d’entreprises jugent meilleures à la fois leur situation présente et leurs perspectives à six mois. C’est la première fois depuis plus de trois ans que ces deux indices se situent au-dessus de zéro. Les entreprises voient leurs carnets de commandes se remplir. Elles prévoient donc d’augmenter leur production.

Le moral des exportateurs est d’ailleurs aussi au plus haut depuis quatre ans et demi. Le baromètre Ifo des perspectives à l’export a bondi de 9,0 à 12,2 points en octobre. « L’industrie automobile, surtout, a révisé ses anticipations d’exportation à la hausse », analyse Klaus Wohlrabe, directeur des sondages de l’institut Ifo. Mais « les signaux sont aussi orientés à la hausse dans d’autres branches ».

Cette embellie provoque un frémissement sur le marché du travail. Le baromètre Ifo de l’emploi progresse légèrement (+ 0,4 point à 95,5 points) en octobre. « Les entreprises deviennent plus prudentes en matière de suppressions d’emploi. Mais la reprise manque encore de force pour provoquer un essor général de l’emploi », commente M. Wohlrabe.

Les perspectives d’embauches sont actuellement orientées à la hausse chez les fabricants d’équipements informatiques, de produits électroniques et optiques, ainsi que dans les services et l’intérim. Mais elles restent orientées à la baisse dans l’industrie, notamment dans l’automobile.

Les Allemands épargnent (un peu) moins

Champions de l’épargne, les ménages allemands mettent un peu moins d’argent de côté, selon l’Office fédéral des statistiques (destatis). Leur taux d’épargne brut est passé de 19,6 % de leurs revenus disponibles en 2024 à 18,9 % en 2025. Il est inférieur à la moyenne des dix dernières années (19,1 %). Les Allemands n’en restent pas moins les plus prévoyants des Européens devant les Français (17,8 %), les Néerlandais (17,4 %) et les Autrichiens (15,7 %). Seuls les Suisses épargnent davantage (27,4 % de leurs revenus disponibles), mais leur prévoyance vieillesse repose nettement plus sur l’épargne individuelle. Dans l’Union européenne, le taux d’épargne moyen atteint 14,3 % de l’ensemble des revenus disponibles. En savoir plus

Moderne et inclassable : Lovis Corinth à Berlin

Impressionniste ? Expressionniste ? Artiste libre ? Sa peinture défie les étiquettes. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il fut un artiste virtuose - l’un des phares de la scène artistique berlinoise des années 1900-1925. Lovis Corinth (1858-1925) fait actuellement l’objet d’une belle exposition par la Berlinische Galerie, à Berlin. Intitulée « Lovis Corinth. Dann kam Berlin ! », elle présente jusqu’au 25 janvier 2027 80 œuvres de l’artiste et une trentaine de travaux de ses élèves et contemporains, dont Charlotte Berend-Corinth, Minna Beckmann-Tube, August Macke et Max Slevogt.

Né en Prusse orientale, formé à Paris, puis membre de la Sécession munichoise, Lovis Corinth s’installe à Berlin en 1901. Il devient l’un des membres éminents de la Sécession berlinoise aux côtés de Max Liebermann, et voit alors s’ouvrir devant lui une carrière fulgurante. Moderne, inclassable, il exerce rapidement une influence majeure sur la scène artistique de la capitale de l’Empire. Son approche spontanée et expressive marque, entre autres, les « Jeunes Fauves » berlinois.

L’exposition dévoile pour partie des aspects méconnus de son travail. On y découvre la fondation de son école de peinture, où il enseignait principalement aux femmes, et son travail pour le théâtre aux côtés du grand rénovateur de la scène berlinoise Max Reinhardt. En savoir plus

L’Albertinum de Dresde met Rodin et la modernité française à l’honneur

L’âge d’Airain, L’homme au nez cassé : en 1894, le musée de l’Albertinum, à Dresde, est le premier musée allemand à acquérir des œuvres d’un visionnaire de l’art moderne : le sculpteur français Auguste Rodin (1840-1917). Très vite, la collection s’enrichit d’œuvres de sculpteurs français et belges - Constantin Meunier, Charles van der Stappen, Albert Bartholomé, Alexandre Charpentier, Emmanuel Frémiet. Mais cette ouverture internationale ne fait pas l’unanimité. La politique d’acquisition du directeur des collections de sculptures, Georg Treu, provoque une levée de boucliers chez les artistes dresdois. Que d’argent dépensé pour l’art français au détriment des artistes locaux, dénoncent-ils dans une lettre ouverte en 1901.

Aujourd’hui, l’Albertinum revient sur cette controverse. Du 30 octobre 2026 au 22 août 2027, il dévoile au public la richesse de ses collections d’art français dans une exposition intitulée « Le grand drame. Auguste Rodin et la querelle de la modernité ». Près de 70 sculptures, médailles, plaquettes, photos, peintures et lettres y racontent les réseaux transfrontaliers, le courage des artistes, les résistances et les controverses autour de l’art nouveau. Ils retracent également l’ascension de Dresde au rang de haut lieu de la modernité européenne autour de 1900. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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