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Quelques outils innovants de la coopération franco-allemande

En ce 22 janvier, l'Allemagne et la France célèbrent le 58e anniversaire de la signature du traité de l'Elysée

En ce 22 janvier, l'Allemagne et la France célèbrent le 58e anniversaire de la signature du traité de l'Elysée, © picture alliance | CHROMORANGE / Ralph Peters

22.01.2021 - Article

Le 22 janvier 1963, il y a 58 ans, le général de Gaulle et le chancelier Adenauer signaient le traité de l’Elysée. Depuis, la coopération franco-allemande s’est approfondie. Elle a reçu un nouvel élan avec le traité d’Aix-la-Chapelle (2019). Mais connaissez-vous ses instruments ?

91% des Français ont une bonne ou une très bonne image de l’Allemagne, selon le sondage IFOP que nous publions le 15 janvier. C’est sept points de plus qu’en 2018. L’Allemagne inspire aux Français du « respect », de la « sympathie » et de l’« admiration ». Elle suscite aussi de la curiosité. Beaucoup avouent, en effet, mal la connaître. Nombreux sont aussi ceux qui ignorent comment fonctionne la coopération franco-allemande, au-delà des rencontres de ministres et de chefs-d’Etat. Et vous ? Avez-vous entendu parler du Fonds citoyen ? Du comité pour la coopération transfrontalière ? En cette Journée franco-allemande, anniversaire du traité de l’Elysée, nous vous proposons une petite séance de révision !

De fait, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. C’est le traité de l’Elysée, en 1963, qui a posé les bases de la coopération franco-allemande et créé ses premiers instruments, tels que l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ). Mais l’éventail s’est considérablement étoffé au fil des années. C’est souvent la célébration des anniversaires du traité qui a inspiré la création de nouvelles instances bilatérales. Plus récemment, en janvier 2019, les responsables français et allemands ont signé un nouveau traité « pour la coopération et l’intégration franco-allemandes », le traité d’Aix-la-Chapelle. Il complète et approfondit les ambitions formulées en 1963.

Il serait fastidieux ici de présenter l’ensemble des structures bilatérales existantes. Elles sont nombreuses : le Conseil des ministres franco-allemand, le Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA), le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité, le Haut Conseil culturel franco-allemand (HCCFA), le Conseil franco-allemand de l’environnement, le Secrétariat général pour la coopération franco-allemande, etc. Mais voici quelques-uns des instruments les plus accessibles et les plus récents qui contribuent à approfondir au quotidien notre coopération.

La chaîne ARTE

Née à la fin des années 1980, à l’époque des grands projets européens comme la monnaie unique, elle se présente comme « une télévision franco-allemande à vocation européenne ». ARTE a constituéune première dans le paysage audiovisuel, et elle demeure une chaîne à part. Avec sa programmation orientée vers l’Europe et la culture, elle a pour objectif de mieux faire connaître aux Français et aux Allemands leur culture respective, pour les rapprocher et pour encourager l’intégration européenne. Elle diffuse ses émissions en six langues, dans plusieurs pays. Elle est reçue par la quasi-totalité des foyers en France et en Allemagne. Elle est d’ailleurs, l’une des réalisations franco-allemandes les plus célèbres, selon notre sondage. 86 % des Français la connaissent. 65 % savent précisément de quoi il s’agit. Plus d'informations

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ)

Comprendre le point de vue de l'autre : un atelier de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse
Comprendre le point de vue de l'autre : un atelier de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse© Jennifer Sanchez/ von Zynski.com

Il est connu de 29% des Français selon notre sondage, et c’est, depuis l’origine, l’un des instruments clés de la coopération franco-allemande. C’est aussi l’un des ferments les plus aptes à épanouir des liens d’amitié entre les deux pays. Créé en 1963 par le traité de l’Elysée, l’OFAJ a pour mission d’encourager les relations entre les jeunes des deux pays. Son objectif : renforcer la compréhension réciproque et faire évoluer les représentations du pays voisin. Depuis 1963, il a permis à 9 millions de jeunes de France et d’Allemagne de participer à environ 376 000 programmes d’échanges. Quelque 190.000 jeunes prennent partà environ 8 000 échanges par an.

Le soutien de l’OFAJ aux projets et aux échanges de jeunes prend plusieurs formes : échanges scolaires et universitaires, cours de langue, jumelages de villes et de régions, rencontres sportives et culturelles, stages et échanges professionnels, bourses de voyage, travaux de recherche. Depuis plusieurs années, l’institution élargit, par ailleurs, ses activités aux pays de l’est de l’Europe et du pourtour méditerranéen. Elle s’attache aussi à atteindre les jeunes qui ont le moins d’opportunités. Plus d'informations

Fonds citoyen franco-allemand

Avec son budget de 2,4 millions d’euros, c’est l’un des projets phares du traité d’Aix-la-Chapelle. Mais il est encore relativement mal connu : 66% des Français n’en ont jamais entendu parler, et seuls 6 % en sont réellement familiers.

Sa mission est de financer des projets qui renforcent et approfondissent les échanges entre nos deux sociétés civiles, par-delà les frontières et les générations. Il soutient les associations et les initiatives citoyennes, les associations de jumelages entre villes et régions, les fondations ainsi que les acteurs de l'économie sociale, de l'éducation et des instituts scientifiques œuvrant au service d’une Europe dynamique. Il met en avant certains thèmes : le développement durable, le dialogue intergénérationnel, la santé, la culture, les droits de l’Homme, le sport ou encore la transition numérique. Son ambition est de rendre l’amitié franco-allemande tangible pour la majorité. Plus d'informations

Le comité pour la coopération transfrontalière

Autre innovation phare du traité d’Aix-la-Chapelle, le Comité franco-allemand de coopération transfrontalière (CCT) a pour mission d’apporter des solutions concrètes aux difficultés que rencontrent dans leur vie quotidienne les habitants des régions frontalières. Les différences juridiques sont, en effet, nombreuses entre la France et l’Allemagne, que ce soit en matière de transports, d’emploi, de santé ou de développement économique. Composé de représentants de l’Etat, des collectivités territoriales frontalières et de parlementaires des deux pays, le CCT exprime l’une des grandes ambitions du traité d’Aix-la-Chapelle : renforcer la coopération franco-allemande dans les régions frontalières. Il demeure cependant mal connu, lui aussi. Selon notre sondage, 9 % savent précisément de quoi il s’agit, et 61 % n’en ont pas entendu parler.

Le Forum pour l’avenir franco-allemand

Créé par le traité d’Aix-la-Chapelle et lancé en juillet 2020, le Forum pour l’avenir franco-allemand réunit des acteurs économiques et sociaux des deux pays. Il a pour mission de travailler sur les processus de transformation de nos sociétés. Cette réflexion conjointe doit déboucher sur des propositions innovantes pour la conduite des politiques publiques. La transition écologique et la résilience économique et sociale sont les deux premiers thèmes sur lesquelsil a décidé de travailler.

A.L.

 

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