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L’illustrateur et auteur de livres pour enfants Janosch est décédé cette semaine à l’âge de 95 ans. Il a émerveillé des générations d’enfants, comme ici avec son dessin « Le tigre au nez vert ».

L’illustrateur et auteur de livres pour enfants Janosch est décédé cette semaine à l’âge de 95 ans. Il a émerveillé des générations d’enfants, comme ici avec son dessin « Le tigre au nez vert ». © picture alliance / dpa | Roland Weihrauch

06.11.2026 - Article

Pour ne rien manquer de l’actualité en Allemagne en ce vendredi 6 novembre 2026.

À l’approche de l’hiver, l’Allemagne réaffirme son engagement aux côtés de l’Ukraine

À quelques jours d’une rencontre trilatérale entre les États-Unis, l'Ukraine et la Russie à Abou Dhabi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a rencontré cette semaine le chancelier allemand à Berlin. Friedrich Merz l’a assuré du soutien allemand à l’aube d’un cinquième hiver de guerre. « Concrètement, nous voulons encore offrir la possibilité d’une aide hivernale supplémentaire et d’un soutien sur le plan énergétique avant la fin de l’année », a-t-il annoncé.

Le soutien à l’Ukraine est dans l’intérêt de l’Allemagne et de l’Europe, a-t-il plaidé. « L’issue de cette guerre marquera la sécurité européenne pour longtemps ».

Premier soutien de l’Ukraine dans la guerre d’agression menée par la Russie, l’Allemagne demande toutefois une répartition équitable de l’aide. « Au sein de l’OTAN, nous nous sommes accordés sur un soutien de 70 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine en 2026. Nous devons veiller à ce que tous nos partenaires remplissent cet engagement », a exposé le chancelier.

Pour la première fois depuis février, les délégations ukrainienne et russe doivent se rencontrer à Abou Dhabi sous médiation américaine les 10 et 11 novembre. À l’ordre du jour figurent la désescalade entre les deux pays et les garanties de sécurité post-guerre.

Au président russe, Vladimir Poutine, Friedrich Merz a adressé un message : « l’heure est venue de mettre fin à cette guerre ».


Le 19 novembre, Berlin accueillera un sommet de la Coalition des Volontaires, qui réunit les soutiens de l’Ukraine face à la Russie. Le chancelier a fixé trois priorités : la coordination des nouvelles aides, les garanties de sécurité qui seront fournies à l’Ukraine après la fin de la guerre et une concertation sur les efforts diplomatiques en vue d’un règlement du conflit. En savoir plus

Sommet numérique à Berlin : l’Allemagne veut devenir une « nation IA »

« Faҫonner une intelligence artificielle (IA) sûre, souveraine et compétitive » : tel était le thème du Sommet numérique qui s’est déroulé à Berlin cette semaine. Un an après le sommet franco-allemand sur la souveraineté numérique européenne, un millier de P.D.G. de grandes entreprises technologiques, d’experts et de représentants politiques se sont penchés pendant deux jours sur l’évolution fulgurante de l’IA et ses répercussions annoncées sur l’ensemble de la société.

Face à cet enjeu, le chancelier Friedrich Merz et le ministre fédéral de la Numérique et de la modernisation de l’État, Carsten Wildberger, ont appelé à mettre les bouchées doubles pour faire de l’Allemagne une « nation IA » à l’horizon 2030. « Nous sommes encore trop lents », a regretté M. Wildberger. L’Allemagne mise tout particulièrement sur les applications de l’IA dans l’industrie, un domaine dans lequel l’expertise allemande est un atout précieux.

Le premier rapport de la taskforce mise en place à Berlin l’été dernier propose 18 mesures pour développer des écosystèmes d’IA performants en Allemagne. Il fixe comme objectifs à l’horizon 2030 que 80 % des grandes entreprises et de 55 % des PME utilisent l’IA en 2030, le triplement du nombre de start-up et une croissance de la part de création de richesses générée par l’IA au-delà des 10 %. Il juge que les 18 mois seront décisifs.

La vision du gouvernement allemand est celle d’une IA au service de l’humain, conforme aux valeurs européennes. Il mise sur la coopération avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, notamment avec l’Europe et le Canada, pour réduire les dépendances technologiques et accroître la souveraineté numérique de l’Allemagne et de l’Europe. « Nous devons avoir la liberté de choisir nous-mêmes notre technologie, la capacité de changer de fournisseur et la possibilité d’examiner les systèmes critiques », a souligné M. Wildberger. En savoir plus

Paris accueille mardi 10 novembre le 2e Sommet social franco-allemand

Le 2e Sommet social franco-allemand réunira mardi 10 novembre à Paris les ministres du Travail et les partenaires sociaux des deux pays sur le thème : « Le travail comme moyen de lutter contre la pauvreté et de promouvoir l’inclusion sociale ».

Il fixera des priorités qui seront au programme du groupe d’experts franco-allemand sur l’avenir du travail en 2026/2027. Ce groupe d’experts se réunit chaque trimestre depuis l’été 2025 pour discuter des enjeux communs sur le marché du travail et en matière de politiques sociales. Il se penche sur des sujets allant de la participation au marché du travail à l’utilisation de l’IA dans le cadre professionnel. La France et l’Allemagne entendent poursuivre ce dialogue, notamment dans le contexte des réformes relatives aux retraites, aux soins de santé et la fiscalité annoncées ces derniers mois en Allemagne.

Ce processus de dialogue avait été lancé lors du premier Sommet social franco-allemand, à Berlin, en juillet 2025. Il avait pour thème « Façonner le monde du travail et les systèmes de protection sociale au regard des défis économiques internationaux ».

Francfort, métropole la plus dynamique d’Allemagne, selon une enquête

Selon une enquête de l’institut IW Consult, Francfort-sur-le-Main est la grande ville allemande (plus de 100 000 habitants) qui a connu l’évolution la plus dynamique sur les cinq dernières années. La cité aux gratte-ciel devance Düsseldorf, Berlin et Munich. Ses atouts : une place financière influente, un marché du travail porteur, un pôle numérique et une industrie chimique robustes, un aéroport de premier plan.

Munich, de son côté, arrive en tête du classement de la puissance économique devant Francfort, Stuttgart et Ingolstadt. Elle se distingue par la vigueur de son marché du travail, par son marché immobilier, par sa qualité de vie et par ses entreprises. Elle est aussi sur la première marche du podium en matière d’intelligence artificielle (IA) avec le meilleur écosystème d’IA, une grande concentration de start-up, de nombreux emplois à pourvoir dans le domaine de l’IA, ainsi qu’un grand nombre de brevets et d’entreprises pionnières dans le secteur du numérique. Revers de la médaille, elle affiche aussi les prix immobiliers les plus élevés d’Allemagne.

En Allemagne aussi, les jeunes se mobilisent dans la rue

Conditions d’études, coût de la vie, réchauffement climatique : en Allemagne aussi, les jeunes sont descendus dans la rue samedi 31 octobre pour manifester leur colère et leurs inquiétudes face à un avenir incertain. Les cortèges ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une trentaine de villes de Berlin à Francfort-sur-le-Main, Hambourg, Cologne, Munich, Mayence, Nuremberg et Dresde. Ils se sont déroulés pour la plupart à l’appel d’un collectif baptisé « Gen-Z regelt » et de manière pacifique, malgré des violences après la manifestation à Francfort ou Cologne.

Le collectif « Gen-Z regelt  » a annoncé la poursuite du mouvement et appelé à manifester dans le calme. Selon son site internet, il revendique notamment « plus d’argent pour les écoles, la prise en charge des addictions et la psychothérapie », « une vie abordable » à l’heure où le coût de l’alimentation et le niveau des loyers sont élevés, « une répartition des charges équitable » ou encore « une protection systématique du climat dès maintenant ».

Pour le chercheur Simon Schnetzer, coauteur d’études sur la jeunesse interrogé dans le quotidien Handelsblatt, le malaise exprimé par la jeunesse dépasse toutefois les revendications matérielles. « Beaucoup de jeunes se sentent ignorés dans les décisions prises par le gouvernement bien qu’elles les concernent au premier chef. Cela engendre un sentiment d’impuissance et de frustration », explique-t-il. Ils se sentent injustement traités et ont l’impression que l’on charge sur leurs épaules les problèmes de notre époque.

À Berlin, des responsables politiques de différentes sensibilités ont exprimé de la compréhension pour les besoins exprimés par les jeunes manifestants, tout en condamnant fermement les casseurs. Il faut prendre au sérieux les inquiétudes concernant l’avenir, a par exemple déclaré le secrétaire parlementaire du groupe social-démocrate au Bundestag, Dirk Wiese. « Sur la question de l’égalité des chances et l’éducation, en particulier, les responsables politiques doivent agir », estime-t-il. La ministre fédérale de l’Éducation, Karin Prien, de son côté, entend « approfondir la discussion » avec ceux qui manifestent pacifiquement et qui doivent être entendus.

Une Académie juive inaugurée à Francfort

C’est le premier établissement d’éducation juif non universitaire à ouvrir ses portes en Allemagne depuis la Shoah. Le Conseil central des juifs d’Allemagne a inauguré cette semaine une Académie juive à Francfort-sur-le-Main, en présence du président fédéral, Frank-Walter Steinmeier.

Ce lieu de transmission, de rencontres et de débats, ouvert aux juifs et aux non juifs, organisera formations, conférences, congrès et séminaires. Il se veut un creuset de la pensée juive, et entend mettre l’accent sur l’échange scientifique, philosophique et culturel.

Y seront abordés des sujets variés allant du vivre-ensemble dans une société moderne et démocratique à des débats sur la religion et la tradition, l’antisémitisme, le débat interreligieux, l’art, l’éthique ou encore l’histoire et la mémoire.

La création de cette Académie constitue une « étape importante », a souligné Josef Schuster, président du Conseil central des juifs d’Allemagne. Elle montre que « la vie juive ne se résume pas à la souffrance des juifs ». Elle symbolise également l’aspiration de la communauté juive, particulièrement vivante et active à Francfort, à se sentir chez elle en Allemagne.

L’ouverture de cette Académie est « un signe de confiance dans l’avenir de la vie juive en Allemagne », a abondé Frank-Walter Steinmeier. Le président fédéral a appelé à ne pas rester silencieux face à la montée de l’antisémitisme.

« L'antisémitisme – peu m'importe qu'il vienne de droite ou de gauche, qu'il soit endémique ou importé – doit être fermement et sans condition rejeté. Il doit être combattu sur le plan politique ». Et d’ajouter : « là où l'on négocie des coalitions et où l'on forme des gouvernements, cela doit être une condition sine qua non. L'antisémitisme ne doit nulle part en Allemagne pouvoir exercer une influence sur l'action gouvernementale. » En savoir plus

Ses livres ont fait rêver des générations d’enfants : mort de l’illustrateur Janosch

Le Petit Ours, le Petit Tigre et le canard tigré sont en deuil. Janosch, l’auteur et illustrateur de livres pour enfants qui leur a donné vie est mort cette semaine à l’âge de 95 ans. Né en Haute-Silésie (dans l’actuelle Pologne) en 1931 sous le nom de Horst Eckert, il a bercé des générations de bambins à partir des années 1970. Ses livres drôles, sensibles, vrais et bienveillants, tels que Tout est si beau à Panama, ont été traduits en une quarantaine de langues. On lui doit aussi Monsieur Wondrak, un personnage philosophe et un peu bougon qui a tenu une rubrique dans le magazine Die Zeit.

Une pluie d’hommages a accompagné l’annonce de sa mort. Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier a salué « un compagnon de vie comme peu d'autres auteurs et illustrateurs l’ont été pour d'innombrables enfants, pour d'innombrables adultes vivant avec des enfants, et pour tous ceux qui n'ont pas perdu la capacité de s'émerveiller ». Ses histoires ont libéré beaucoup de créativité et inspiré des histoires et des personnages dans le monde entier parce qu’il a donné aux enfants « le courage de rêver », a-t-il souligné.

Pour le ministre adjoint délégué à la Culture, Janosch a montré aux enfants et aux adultes « que le véritable bonheur dans la vie réside souvent dans ce qui semble petit mais qui est en réalité très grand : l’amitié et la liberté ». Il nous lègue de « merveilleux livres et une modestie vécue par conviction profonde ».

« Son trait volontairement naïf créait des images d’une grande intensité émotionnelle et sentimentale d’une part, mais pleines d’ironie et de résistance aux institutions et à l’autorité de l’autre », a résumé l’éditeur Beltz, qui a publié nombre de ses succès.

Monet, Morisot, Renoir : les impressionnistes franҫais à l’affiche du musée Barberini

Monet, Cézanne, Matisse, Rodin, Lorrain, Poussin : de Düsseldorf à Munich en passant par Dresde, les artistes franҫais se bousculent cette année dans les expositions d’art allemandes. Ce samedi, c’est au tour du musée Barberini de Potsdam (Brandebourg) d’inaugurer une exposition consacrée aux « impressionnistes. Monet, Morisot, Renoir et leur réseau ». Elle rassemble plus d’une centaine de chefs-d’œuvre jusqu’au 21 février 2027. Elle illustre le mélange d’innovation picturale, d’échanges entre les peintres et de soutien engagé de la part de collectionneurs, de marchands d’art et de critiques qui ont permis à cette avant-garde d’abord rejetée de devenir l’un des piliers de la modernité. Cette exposition marque le début – et principal temps fort - du programme marquant le 10e anniversaire du musée Barberini. En savoir plus

Rédaction : A.L.

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